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la baule + 12 // Août 2021 C ’est l’exposition de l’été à La Baule : l’artiste digitale Stéphanie Ra- phaël présente à la Chapelle Sainte-Anne une sélection de ses œuvres sur le thème « Liberté Égalité Sororité ». Qu’est-ce qu’une artiste di- gitale ? Stéphanie travaille essentiellement à partir de la simple application Notes de l’iPhone pour créer des portraits en couleur : « L’ap- plication Notes propose une palette extrêmement réduite et les portraits sont réali- sés uniquement à partir de l’iPhone. Donc, toutes les œuvres viennent de l’uni- vers digital et elles sont ensuite agrandies en Subli- graphie, une technologie de reproduction d’images de très haute qualité. » Des e-portraits de femmes multiethniques Stéphanie est une artiste en- gagée. Elle réalise des e-por- traits de femmes multieth- niques, qui sont présentés dans des collections en Eu- rope, auMoyen-Orient et aux États-Unis. Un coup de cœur de Delphine Filloux, adjointe à la culture à la mairie de La Baule : « Cet été, après plu- sieurs mois difficiles, entre confinements, couvre-feu, absence de contacts sociaux, j’ai voulu placer cette saison sous le signe de l’épanouisse- ment. L’épanouissement des couleurs, l’épanouissement dans la modernité et la tech- nologie, et l’épanouissement dans le monde de demain et les femmes. À travers le choix de Stéphanie, nous ne sommes pas dans une expo- sition monocolore et mono- culture, mais nous sommes dans un univers où chaque membre de la famille va décrypter des choses diffé- rentes, ce qui entraînera des conversations à la sortie de L’artiste digitale Stéphanie Raphaël expose à La Baule jusqu’au 29 août vise à rendre hommage aux femmes du passé et du pré- sent : « Ce sont des femmes qui ont traversé certaines épreuves et qui ont chan- gé l’histoire. Je réalise ces gravures avec des pastels ou du fusain et je digita- lise ensuite les portraits sur mon iPhone. Par exemple, je raconte l’histoire de la pre- mière femme noire à avoir gagné un procès contre un homme blanc aux États- Unis. Donc, c’est une figure emblématique. C’était une fille d’esclaves. » Enfin, il y a les Missstreet : « C’est un hommage à la femme qui avance et je propose même de créer un portrait avec l’objet fétiche de la personne. Ces femmes portent toutes des messages d’affirmation et de liberté au monde. » Une exposition engagée Stéphanie Raphaël nous fait découvrir ses œuvres digi- tales à travers une exposition engagée où l’on retrouve ces slogans qui font l’actualité : « La tête haute», « Le temps l’exposition. » Des femmes inspirantes qui se posent en modèles La première collection pré- sentée s’intitule Missnotes: «Ce sont des ambassadrices, des femmes inspirantes qui se posent en modèles, des femmes modèles qui nous encouragent… ». Par exemple, parmi ses portraits, les visiteurs découvriront Hanae Bezad, fondatrice de Douar Tech, une start-up qui promeut l’indépendance économique des jeunes dans les douars, en particulier des femmes issues de milieux précaires dans les zones ru- rales du Maroc, en les for- mant à l’entrepreneuriat et aux technologies. Autre hommage à Lucky Chhetri, créatrice de Empowering Women of Nepal, pour aider à la professionnalisation des femmes guides au Népal, en leur offrant ainsi des oppor- tunités dans le secteur du tourisme. Une seconde col- lection, baptisée Missstory, est venu » ou « Libre de mes choix ». L’artiste résume sa vocation : « J’adore révéler. Je travaille comme coach. Ce que je perçois à l’intérieur, j’ai envie de le montrer à l’extérieur. J’aime la trans- formation.» Notons que Stéphanie Raphaël sera pré- sente tous les soirs à 18h30 pour rencontrer son public à la Chapelle Sainte-Anne. Exposition Stépha- nie Raphaël, jusqu’au 29 août à la Chapelle Sainte-Anne, Place du Maréchal Leclerc à La Baule. Du mardi au di- manche de 14h à 19h. Jauge limitée à 49 per- sonnes. Entrée non sou- mise au Pass sanitaire. Stéphanie Raphaël et Delphine Filloux

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