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la baule + 38 // Août 2021 Au sujet des éoliennes qui clignoteront au large de la baie fin 2022. Merci pour vosarticles«éclai- rants ». En attendant de voir clignoter la nuit, au large de La Baule (maintiendra-t-elle alors son rang mondial ?) les feux des 80 éoliennes, voici quelques informations pour éclairer Sylvie (courrier des lecteurs de juillet) et confir- mer le déclin du pays (article de juin). Une recherche « éo- liennes Saint Nazaire » sur le web permet de facilement trouver le site d’informations dédié au parc. On y trouve, entre autres, une simulation de la vue du parc depuis la côte (oui les éoliennes seront bien visibles), des photos du chantier en cours en mer, et des promesses d’emploi pour le site de maintenance de La Turballe. La loi française a mis en place tout ce qu’il faut pour la concertation et l’informa- tion. Reste à ce que, en pra- tique, cela arrive à l’oreille du citoyen. Concernant ce parc, Sylvie aurait pu s’aper- cevoir du lancement d’un débat public en 2013, de l’ouverture d’une exposition permanente concernant le parc à Saint Nazaire (base sous-marine), de la pose du câble électrique (RTE) qui a éventré la plage de la Cou- rance, ou encore des travaux de Prinquiau en bord de la 4 voies pour le poste électrique d’accès au réseau des élec- trons du parc. Sans parler des articles dans la presse évoquant les péripéties ci- toyennes généralement as- sociées, en France, à ce type de chantier. Entre ces recours et les délais de l’administration ou de l’ar- mée de l’air (les éoliennes gê- nent les radars) les chantiers nécessitent jusqu’à 15 ans de persévérance. Parfois les projets sont abandonnés. Du coup la France est encore loin de ses objectifs de production d’électricité renouvelable. Comme l’Assemblée vient de voter favorablement à une demande de l’armée (tou- jours les radars) qui limite da- vantage les surfaces éligibles pour les parcs… le nucléaire (14 nouvelles unités) devrait refaire surface après les élec- tions. Surtout s’il faut pro- duire de l’hydrogène. Ce point illustre une fois de plus le déclin du pays. A part l’Italie (qui vient de commander des éoliennes chinoises), concernant les éoliennes en mer, tous les pays industrialisés avec fa- çade maritime sont large- ment en avance sur la France. En Europe concernant la te- nue des objectifs d’énergies renouvelables, la France est autour du 17e rang. Le pre- mier « européen» pour les éoliennes offshore étant… le voisin anglais ! Peut-être, comme pour le vaccin, dé- marrons-nous lentement pour faire plus fort ensuite ? Néanmoins nous devons constater un point commun avec le vaccin : les matériels sont de moins en moins fran- çais. Autre point commun, il n’y a pas de responsable à cette situation. Ni un poli- tique, ni la haute adminis- tration, ni les entreprises. Et pourtant les chiffres sont là. Et les faits sont nombreux et hors du champ de ce cour- rier. Il sera très intéressant de suivre la réussite ou l’échec de la France dans le nouveau marché de l’hydrogène. Le top départ a été donné. La course est mondiale. Tous les pays disposent à peu près des mêmes informations et peuvent avoir accès aux capi- taux. L’Europe a rédigé son plan de bataille (en milliards d’euros). Chaque pays en a aussi publié un. En France chaque région l’a décliné. Celui des Pays de la Loire est déjà en retard puisque l’élec- tricité de ses parcs offshore n’est pas affectée à la pro- duction d’hydrogène et qu’il n’évoque pas les installations pétrolières de Donges. Ceci, contrairement à d’autres pays ou d’autres régions. Quant à la France, sa straté- gie est clairement à l’opposé de celle de l’Allemagne. Pour simplifier, le premier devrait construire de nouvelles cen- trales nucléaires et le second a déjà noué des accords avec des pays disposant d’électri- cité renouvelable à bas coût, pour y produire de l’hydro- gène, en le transportant en partie par pipeline à travers la France ! Et pour terminer, quelques chiffres : 80 éoliennes et une plateforme d’équipements électriques seront implan- tées. En simplifiant : la puis- sance installée est environ la moitié de celle d’une tranche de centrale nucléaire. Comme la production se fait au gré de la présence de vent, c’est comme si cela fonction- nait en continu, mais avec environ 40 éoliennes. Pour fournir 100 % de l’électrici- té de la Loire-Atlantique il faudrait 5 parcs comme ce- lui-ci (sans compter une pro- duction éventuelle massive d’hydrogène). Un détail… il faudrait consommer cette électricité seulement au mo- ment de sa production… ou en payant un surcoût de prix de stockage. A propos de prix. L’appel d’offre concernant le parc a eu lieu en 2012. Le prix de rachat de l’électricité « négo- cié » par l’État était de 200€/ MWh (si le parc produisait au maximum cela représen- terait 80 x 6 (MW) x 200 = 96 000 euros par heure). Sur le marché européen, le prix l’électricité est actuellement (il fluctue) autour de 70€ HT par MWh. Il est annoncé autour de 100€ pour 2022… A comparer aux 42€ payés par les nouveaux vendeurs d’électricité quand ils s’ap- provisionnent auprès d’EDF (mécanisme « ARENH »). Ces 200€ sont en fait fi- nancés par les taxes sur les énergies. Et l’argent part à l’étranger puisqu’il n’y a plus de fabricant français de ce type d’éoliennes (la dernière cession d’entreprise a eu lieu avec un ministre de l’Écono- mie aujourd’hui président). Côté contribution à la réin- dustrialisation du pays, il doit rester la fabrication des pales, des mâts et des câbles, et encore, puisque les maté- riaux sont importés, et peut- être les équipements des postes électriques. Les ba- teaux actuellement à l’œuvre au large de la Baie ne sont pas français non plus. Le feuilleton Covid a levé une partie du voile sur le fonctionnement de la san- té en France. Le secteur de l’énergie est « géré » exacte- ment de la même manière. On y croise les mêmes profils d’acteurs et les mêmes inte- ractions. Le résultat est donc le même. Les conséquences sont similaires. Actuelle- ment ces acteurs s’occupent d’élaborer un plan «Hercule » pour restructurer EDF, de rédiger des « PPE » pour le gouvernement (voir sur le web) et des cadres de RTE font des scénarios de pro- duc t i on/consomma t i on électrique pour notre futur. Avec les élections de 2022, réorganisation, centrales nu- cléaires et augmentation des tarifs de l’électricité ne sont probablement pas des mots à prononcer. Alors, pendant que ces acteurs s’activent, les autres pays avancent. Bonnes vacances à tous ! Pascal Magne (Pornichet) Sûr et magnifique ce vaccin ! Pas vraiment… « Quand on a fait un mau- vais choix, écrivait le cardi- nal de Retz, on est toujours tenté de s’en tirer par un choix pire encore ». Voilà un gouvernement français qui s’évertue, depuis des mois et des mois, à nier l’existence de traitements contre la Co- vid-19, après avoir écarté les médecins de la gestion de la pandémie à ses débuts, après leur avoir imposé ensuite une interdiction de prescrip- tion sans aucun précédent. Et tout cela pour faire le lit d’une vaccination de masse sur la base d’un produit en phase expérimentale, et maintenant d’une obligation vaccinale pour les soignants. Pour couronner le tout, le pouvoir entend mettre en place un Pass sanitaire pour accéder à certains lieux, au mépris de la parole donnée au peuple français à tous les niveaux du pouvoir, et en méconnaissance totale des principes républicains de li- berté, d’égalité et de fraterni- té. Le « choix pire encore », dont parlait le Cardinal… Parce que « nous sommes en guerre » (c’est ce qu’avait dit le président Macron en an- nonçant le premier enferme- ment des Français), le conseil des ministres était donc réuni lundi 19 juillet au soir - dans l’urgence absolue! - quelques heures après le feu vert donné par le Conseil d’État au plan gouvernemental, à l’excep- tion du refus du Pass sanitaire pour les centres commerciaux de moins de 20 000 mètres carrés. La réunion du gou- vernement ne pouvait décidé- ment pas attendre mercredi matin… Dans les heures qui ont sui- vi, le chœur des brosses à reluire du pouvoir donnait de la voix. Ainsi, un chroni- queur patenté des plateaux de télévision ou des radios - médecin de son état, et lié par de solides liens d’inté- rêt avec l’industrie pharma- ceutique- s’époumonait sur la radio d’informations en continu du service public : « Il est sûr et magnifique ce vaccin ! » Ah ! pour être sûr, il est sûr ce vaccin ! Aux États-Unis d’Amérique, 12 000 décès liés au vaccin. En Europe, plus de 13 000 décès. En France, 820 décès au 3 juin (source : Agence nationale de sécurité du médicament). En France toujours, 694 AVC graves, 379 pronostics vitaux engagés, 209 paralysies de Bell graves, 46 syndromes de Guillain Barré. Dans la chape de plomb qui règne sur notre pays, il n’est évidemment pas question d’en parler dans les grands médias. C’est cela un vaccin sûr ? Mais de qui se moque-t-on ? Ah ! pour être magnifique, il est magnifique ce vaccin ! Puisque « nous sommes en guerre » et que, de toute évi- dence, cette guerre est une guerre mondiale, est-ce trop demander aux serviteurs zé- lés du pouvoir que de regar- der au-delà de nos frontières, là où la vaccination de masse a pris un temps d’avance ? En Israël, pays d’élection du Pfizer, le constat est très clair : 60 % des patients aujourd’hui contaminés, et gravement atteints, ont été doublement vaccinés. Ce qui fait dire, en toute logique, au Premier mi- nistre de l’État hébreu : « Les vaccins à eux seuls ne régle- ront pas le problème ». Et ce qui fait écrire au journal The Jérusalem Post : « Suite aux analyses de l’Hebrew Univer- sity et au constat du Premier ministre que le vaccin est moins efficace qu’attendu, Israël a décidé de laisser ses frontières fermées aux tou- ristes vaccinés ». Au Royaume-Uni, terre de l’Astra Zeneca, 40 % des patients hospitalisés pour Covid sont également des patients complètement vac- cinés. En Islande, dont la popula- tion était totalement vacci- née à 74 % au 14 juillet, on dénombrait huit jours plus tard 213 contaminations, se répartissant en 148 per- sonnes doublement vacci- nées (près de 70 %) et 65 non vaccinées (source : Le Point). Commentaire du respon- sable de la santé en Islande, M. Guonason : « Les vaccins ne sont pas aussi efficaces contre le variant delta que ce que les experts avaient an- noncé. La majorité des per- sonnes infectées en Islande est vaccinée ». Aux Pays-Bas, alors que 85% des employés d’un centre médical confirmés positifs ont été entièrement vaccinés, le virologue Matthijs Welk- ers déclare : « L’idée qu’on avait au départ, qu’on ne transmet plus le virus après la vaccination, ne semble pas vraie pour le variant delta. Nous voyons même des per- sonnes qui ont déjà eu une infection, ont été vaccinées deux fois et sont à nouveau positives ». A Gibraltar (35 000 habi- tants), où l’ensemble de la population avait reçu les deux doses de vaccin début juin, 23 cas de variant delta étaient observés le 22 juillet (correspondant à 45 000 cas par jour en France). Alors que 10 décès pour Covid étaient intervenus pour l’en- semble de l’année 2020, le gouvernement a reconnu 70 décès après trois semaines de vaccination en janvier 2021. Ah bon ! Le vaccin tue plus que le virus ? C’est cela un vaccin « magnifique » ? Encore une fois, de qui se Courrier des lecteurs
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