La Baule+

la baule + 4 // Août 2021 F ranck Louvrier, maire de La Baule et pré- sident de la SPL Bre- tagne Plein-Sud, a fait appel à une professionnelle du marketing touristique pour diriger les offices de tourisme de la presqu’île. La SPL Bre- tagne Plein-Sud regroupe les onze offices de tourisme de la presqu’île (La Baule, Gué- rande, La Turballe, Le Pou- liguen, Mesquer-Quimiac, Pénestin, Piriac, Kerhinet, Saint-Lyphard, Assérac et Saint-Molf) et le pôle tou- risme de Cap Atlantique. Delphine Derouet, qui est d’origine finistérienne, est ti- tulaire d’un diplôme d’école de commerce (INSEEC Bor- deaux) et d’un DESS en mar- keting (Institut de gestion de Rennes). Dans son parcours professionnel, elle a travaillé au sein du groupe Yves Ro- cher, qui est « une école em- blématique dans le domaine du marketing » , ainsi que dans l’agroalimentaire pour le groupe Sodebo. Son exper- tise lui a permis d’être choi- sie par les groupes viticoles français pour accompagner leur stratégie de marque, leur offre de services touris- Delphine Derouet : une experte du marketing touristique à la tête des offices de tourisme de la presqu’île L es nocturnes du mar- ché de La Baule sont une réussite. Le pu- blic a largement répondu présent et c’est dans une ambiance très festive que tout le monde se retrouve jusqu’à 23 heures tous les vendredis soir dans le quar- tier du marché. Laurence Briand, maire adjointe à la mairie de La Baule, notam- ment en charge du com- merce et du développement économique, indique que la mise en place du Pass sanitaire s’appliquera aux nocturnes du marché de La Baule chaque vendredi soir: « Nous mettons en place un dispositif, à partir du 13 août et il y aura 3 points d’entrée, pour appliquer les règles du Pass sanitaire. Le quartier du marché sera complètement délimité et à chaque entrée il y aura 7 personnes pour vérifier les Pass. Nous avons mis des moyens importants pour qu’il y ait une certaine flui- dité au niveau des entrées et il y aura 2 sorties qui seront différentes des en- trées. » Bien entendu, les riverains qui habitent dans la zone délimitée par les nocturnes, et qui n’auraient pas de Pass sanitaire, peuvent sortir de la zone concernée et y en- trer, sur présentation d’un justificatif de domicile. Lau- rence Briand souligne que « l’espace du marché sera donc totalement sécurisé sur le plan sanitaire ». Autre sujet : la piétonni- sation de certaines rues. La mise en œuvre de cette mesure « permet d’avoir une atmosphère de village, comme Allée des Camélias. Les professionnels ont pu installer des tables à l’ex- térieur. Cela confère une ambiance qui plaît à tout le monde et cela a donné un ballon d’oxygène aux professionnels. Nous avons également la place Leclerc qui est piétonnisée, avec des animations musicales le mardi, le jeudi et le di- manche de 20 heures à 22 heures. Bien entendu, le Pass sanitaire s’appliquera pour la restauration. » Par ailleurs, pour permettre aux personnes non-vacci- nées d’obtenir le Pass sani- taire, de nombreux centres de tests ont été mis en place à La Baule, notamment de- vant la gare, sur le parking des Escholiers, dans la ga- lerie du Passage du Royal, mais aussi sur le parking du Guézy (entre 9h et 13h). Laurence Briand indique que « ce sont des leviers pour continuer de soute- nir nos restaurateurs et les différents acteurs écono- miques de la station. » Les nocturnes du marché de La Baule continuent, mais avec le Pass sanitaire Laurence Briand, maire adjointe à la mairie de La Baule A u fil des ans, le site de l’ancienne école Gambetta, qui a ac- cueilli, le premier Hôtel de Ville de Pornichet, ainsi que les Postes et télégraphes, s’est affirmé comme une place forte de la vie cultu- relle et associative de la commune. Après la Mé- diathèque et la Maison des associations, la Ludothèque et la Salle d’exposition y ont pris leur quartier aux côtés d’autres services : sports, activités socioculturelles, événementiel. Demain, ce sera au tour du cinéma de les rejoindre. « Nous avons donc souhaité lancer un ap- pel aux Pornichétins, afin de trouver un nom général à cet ensemble de structures pour donner toute sa légi- timité à ce pôle associatif et culturel, et permettre une cohérence dans l’offre proposée », expliquent My- lène Le Pape, adjointe à la culture, et Anthony Gugliel- mi, adjoint à la vie associa- tive et aux animations. Ainsi, « nous invitons cha- cun à transmettre ses pro- positions depuis le site Internet de la Ville, l’appli Pornichet ou encore aux ac- cueils de La Médiathèque, de la Ludothèque et de L’Espace Camille Flamma- rion, jusqu’au 22 août ». Un jury d’élus et d’utilisateurs des équipements retiendra les noms qui lui semblent les plus pertinents, avant le choix définitif. Pornichet lance une concertation pour trouver un nom au Pôle culturel ex-Gambetta tiques et de programmation culturelle : « J’ai accompa- gné un groupement d’intérêt économique qui regroupait des propriétaires pour les rassembler autour d’une po- litique commune de promo- tion de notoriété et d’image. Ensuite, j’ai décidé de faire un tour du monde des vignes et des vins, pendant un an, sur quatre continents. J’ai pu rencontrer 200 diri- geants de domaines viticoles pour étudier leur stratégie de développement oenotou- ristique, afin d’étudier les facteurs de succès du tou- risme viticole. En Califor- nie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, en Austra- lie, notamment, j’ai pu ob- server les leviers business et les facteurs clés de succès. » Le succès n’est que collectif Cette expérience lui permet de tirer plusieurs ensei- gnements pour dynamiser l’attractivité touristique de la presqu’île : « Le succès n’est que collectif et, si l’on veut émerger, il faut être uni. Les pays du Nouveau Monde ont compris que le succès était collectif. Nous avons encore des progrès à faire en termes de dé- marches collectives. En- suite, ce qui est important, c’est l’innovation. Dans le secteur du tourisme, il y a de très beaux défis à relever en termes d’innovation. La numérisation doit être ac- compagnée, la coordination est essentielle, parce qu’il y a plein d’initiatives, et il faut communiquer ensuite. Ces enseignements pourraient nous servir ici. » Delphine Derouet se dit très fière de travailler pour notre terri- toire et elle souligne que La Baule est une marque forte : « Il y a un attachement très fort en termes d’émotion. Il y a aussi une transmission de génération en génération et l’on observe, dans les études de notoriété spontanée, que La Baule est la deuxième destination touristique française, derrière Biar- ritz. La notoriété spontanée, c’est lorsque l’on demande aux gens de citer spontané- ment une station balnéaire française : La Baule est à 15,7 %, c’est énorme. C’est un socle important. Gagner des points supplémentaires, cela coûterait extrêmement cher mais, pour la stratégie d’image, il y a du travail à faire. La Baule et Guérande sont des locomotives pour insuffler une dynamique qui va profiter à l’ensemble des communes. » Delphine De- rouet va également travail- ler sur le développement du tourisme des quatre saisons et, évidemment, sur le tou- risme d’affaires.

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