La Baule+

22 // Avril 2021 Un diplôme de Sciences Po n’a plus aucune valeur et il n’est plus re- connu dans le vrai monde du tra- vail, sauf dans la fonction publique, après tout ce qui s’est passé dans les écoles de Sciences Po. Ensuite, on se rend compte que l’université ne sert plus à rien et nous allons nous retrouver dans une situation, comme aux États-Unis, avec des universités qui ne servent à rien, dans lesquelles des dizaines de mil- liers d’étudiants reçoivent des peaux de lapin qui ne servent à rien et, pendant ce temps, se dévelop- pent à côté des institutions avec sé- lection qui vont donner des di- plômes qui seront recherchés sur le marché du travail. Nous en arri- vons au terme du processus égali- taire : trop d’égalité a tué l’égalité. Nous sommes dans la phase inter- médiaire, qui est un peu difficile, mais de ce chaos vont sortir un cer- tain nombre d’éléments de réfé- rence. Je vois se créer un peu partout des écoles privées et l'on assiste à la fin du monopole de l’Éducation nationale. Il y a vingt ans, on nous a attaqués à Lyon 3, parce que nous avions vingt ans d’avance et nous voulions faire des universités véritablement auto- nomes. On nous a cassés au nom de ce jacobinisme français. La na- ture ayant horreur du vide, l’Édu- cation nationale n’existe plus, les universités sont mortes et l'on voit se développer petit à petit des ins- titutions privées ou étatiques dans lesquelles les règles de fonctionne- ment ne sont pas celles de la mas- sification. Par exemple, les facultés de droit ne sont pas touchées, parce qu’il y a quand même une sé- lection qui ne dit pas son nom, alors qu’en lettres il n’y a pas de sélection. Nous allons revenir à la situation d’avant 1914, quand il y avait 100 000 personnes de très haut niveau culturel en France Ce que vous dites, c’est ce que m’a déclaré en privé le PDG d’une grande banque natio- nale : « Les diplômes ne va- lent plus rien et l'on va reve- nir dans des circuits paral- lèles avec, malheureusement, le retour de la cooptation, du piston et des grandes fa- milles… » Nous allons revenir à la situation d’avant 1914, quand il y avait 100 000 personnes de très haut niveau culturel en France. Il y a une cou- pure complète à cause de la massi- fication et de l’universalisme. Dans ces circuits parallèles, il va y avoir une véritable endogamie. Les der- niers groupes cultivés vont se re- trouver dans la situation des brah- manes en Inde : c’est-à-dire un petit groupe de gens qui vont conti- nuer de travailler à l’ancienne, en donnant à leurs enfants une ouver- ture culturelle et des racines. En- suite, vous aurez la masse… Les dé- coloniaux et les islamo-gauchistes se développent sur ce terreau de l’incompétence et de la nullité. Il n’est même plus minuit moins cinq, on est passé de l’autre côté du cadran ! Cette exagération ne va-t-elle pas se retourner contre eux ? C’est un peu le supplice de la gre- nouille : quand elle se rend compte que l’eau est trop chaude, elle est morte. Les éléments de survie et de résistance vont se retrouver dans des noyaux culturels relative- ment réduits. Quand on pense que la responsable de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France), Madame Hafsa Askar, a déclaré le jour de l’incendie de Notre-Dame: « Je m’en fiche de Notre-Dame de Paris car je m’en fiche de l’histoire de France, Wallah, on s’en balek, objectivement c’est votre délire de petits blancs ! » C’est le principal syndicat étudiant et, quand vous voyez cela, il n’est même plus mi- nuit moins cinq, on est passé de l’autre côté du cadran! La commission de la Défense annonce mon audition et le groupe de la France Insoumise proteste Vous avez été récemment au cœur d’une polémique à l’As- semblée nationale. Que s’est- il passé ? La commission parlementaire de la Défense nationale m’a audi- tionné à propos de l’opération Bar- khane car les parlementaires vou- laient avoir une vision historique. Les députés voulaient savoir comment les conflits actuels s’ins- crivaient peut-être dans un conti- nuum, parce que certains avaient lu mes livres. La commission de la Défense annonce mon audition et le groupe de la France Insoumise proteste, en demandant que je ne sois pas auditionné! C’est extraor- dinaire. J’ai quand même été au- ditionné. Cela montre bien à quel niveau se situe cette dictature en France et cette absence de liberté de penser. Les députés du groupe de la France Insoumise ont fait une lettre à la présidente de la commis- sion de la Défense, Madame Fran- çoise Dumas, députée de La Répu- blique en Marche du Gard, pour dire qu’il était inadmissible que l’on auditionne quelqu’un qui a des idées qui sont les miennes. Certes, mais ils n’ont pas été suivis… Oui, parce que la députée Fran- çoise Dumas a été ferme, droite dans ses bottes. Et mon audition s’est très bien passée. Propos recueillis par Yannick Urrien. Entretien exclusif avec l’historien Bernard Lugan : « Les derniers groupes cultivés vont se retrouver dans la situation des brahmanes en Inde. Ensuite, vous aurez la masse… » Billet de Dominique Labarrière de mars. Bravo pour votre « billet » Perse- verance (sans accents aigus) dia- bolicum mais errare humanum est. Il y a 70 ans, Enrico Fermi avait émis l’hypothèse baptisée «paradoxe de Fermi » et calculé qu’une civilisation qui aurait tenté, ou qui tenterait de conqué- rir les planètes de la Voie Lactée, s’est ou serait condamnée à dis- paraître, épuisant très rapide- ment, pour cette aventure, la to- talité des énergies disponibles de son système stellaire. Nous y sommes ! Objectif Mars, le petit fils d’Elon n’ira jamais, pure bra- vade, pure errance sans but rai- sonnable. Quel est le coût des quelques grammes de poussière martienne que Perseverance va collecter et stocker en attendant le prochain voyage ? Alors que nous en recevons des tonnes chaque jour sur la Terre… Mais il faut être optimiste, même si quelques illuminés s’aventurent à engrillager notre planète avec de milliers de microsatellites, notre brave Soleil, après une décennie de repos, se réveille et enverra ses rayons cosmiques cramer tous ces objets qui nous espionnent. Il faut persévérer, mais raison garder. Jacques Delaunay (courriel) Travaux dans l’ancien bâtiment de l’Éducation nationale. Je m’étonne, comme de nom- breux autres Baulois sans doute, de l’état d’arrêt du chantier de dé- molition de l’ancien bâtiment des pensions de l’Éducation natio- nale, avenue Georges Clémen- ceau. Depuis au moins trois mois, rien n’a bougé, et, bien visible, le bâtiment offre un aspect dévasté avec ses fenêtres brisées. La cour est jonchée de détritus. Cap At- lantique que nous avons contacté, ne nous apporté aucune réponse. Arlette et Pierre Paini (La Baule) Merci pour votre message. Nous nous sommes renseignés auprès de lamairie de La Baule et de Cap Atlantique. Ce site appartient à Cap Atlantique. Des travaux de désamiantage sont en cours et sont obligatoires avant une dé- molition. Cependant, le retard est dû à la découverte d’amiante sup- plémentaire (notamment dans les joints et la colle de carrelage). La démolition du bâtiment de- vrait démarrer fin mai, sous ré- serve d’aléas, mais le chantier est clôturé et sécurisé. Bacs jaunes de Cap Atlantique. Cap Atlantique a fait un grand pas en avant avec les bacs jaunes. Cela permet d’éviter les sacs plastiques jaunes. La fréquence de ramas- sage, tous les 15 jours, est en re- vanche à revoir : pour une famille de 3 personnes, le bac est large- ment plein après 1 semaine. Il fau- drait revoir la fréquence pour ne pas que des déchets recyclables fi- nissent dans le bac vert faute de place ! Thibault (courriel) Écriture inclusive. Je voulais vous suggérer d’évo- quer le problème de l’écriture in- clusive dans les informations pra- tiques de certains sites communaux. Mon papa perd pro- gressivement la vue et il n’arrive plus à lire sur ordinateur, il est aidé par un logiciel de lecture au- tomatique, mais le système ne re- connaît absolument pas l’écriture inclusive et les informations sont incompréhensibles. Cette nou- velle forme d’écriture s’avère être discriminatoire pour les per- sonnes handicapées et les élus de- vraient penser aussi à eux, qui sont des électeurs, avant de de- mander à leurs services de rédiger des articles de cette manière. Courriel. Merci pour votre message. Vous ne précisez pas où réside votre père. Nous sommes allés vérifier sur la plupart des sites des communes de la presqu’île et nous n’en avons pas identifié qui utiliserait l’écriture inclusive. En tout état de cause, vous avez rai- son et de nombreuses études in- diquent que l’écriture inclusive constitue un obstacle pour les handicapés, mais aussi pour les personnes dyslexiques, ainsi que pour les étrangers qui maîtrisent mal notre langue. Courrier des lecteurs U ne délégation de la Ville de Pornichet s’est dé- placée à Bouvron pour rencontrer les responsables de la restauration scolaire de la commune, qui fait figure d’exemple dans le département en matière d’alimentation bio et locale. Laëtitia Guinche, conseil- lère déléguée en charge du dos- sier, explique cette démarche : « Dans le cadre de notre enga- gement en faveur d’une alimen- tation durable au sein de nos restaurants scolaires, il nous semblait important de recueillir leur témoignage. Le passage à une alimentation 100 % bio ou locale est un vrai challenge. On sait la difficulté de certaines fi- lières à fournir de façon régu- lière les quantités suffisantes, surtout pour nos 600 repas quotidiens. C’est pourquoi nous avons engagé une étude sur nos besoins, les filières en mesure d’y répondre et le coût que cela représenterait pour la collecti- vité. Les conclusions seront connues avant l’été ». Le service Environnement est également mobilisé dans ce projet. Ainsi, les jardiniers municipaux vont planter des courges qui seront servies en soupe l’automne pro- chain. Quant au compostage, il sera mis en place dans chaque école au cours des prochains mois. Aujourd’hui, 40 % des produits cuisinés et servis sont bio ou issus de l’agriculture lo- cale. Pornichet s’engage en faveur d’une alimentation durable

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