La Baule+
Donc, si l’on écoute des choses harmonieuses plusieurs heures par jour, cela peut avoir un impact positif sur notre santé… Exactement, c’est un bon résumé. Je travaille dans un centre médical. La médecine a compris qu’il était bon de conjuguer la médecine académique et rationnelle avec des médecines alter- natives et ancestrales et, si elles existent toujours, c’est qu’elles marchent. Il faut ar- river à conjuguer le cerveau droit et le cerveau gauche. Évidemment que la mu- sique va avoir un effet sur vos cellules. Sur la chimie du bien-être, je recommande particulièrement de chanter ce que vous entendez, parce que vous faites vibrer l’inté- rieur, on est en résonance. Il faut aussi travailler sur la respiration. En faisant tout cela, déjà vous calmez le système nerveux, donc vous vous détendez et vous sécré- tez une chimie positive. Même si l’on a du mal à trouver des réponses, cette tranquillité nous confère un apaisement qui nous rappelle certainement le point originel et la source Votre étude vous amène à évoquer la question de l’espace-temps puisque les vibrations ignorent le passé, le présent et le futur, et l’on aborde donc un sujet que l’on ne maîtrise plus… Si vous jetez un caillou dans l’eau, vous voyez des ondes, c’est cela l’espace-temps. C’est le big-bang. Il y a une énergie qui jaillit, on peut avoir une compréhension de l’espace-temps par la géo- métrie d’une onde sonore ou visuelle. On entre ensuite dans la cosmologie. C’est pour cette raison que le son est essentiel dans beaucoup de religions. Au commence- ment était le Verbe, c’est la parole de Dieu, c’est la pa- role du point central, c’est l’expression de l’unité qui se divise et qui se multiplie… Plus loin, on dit que la lu- mière fut, mais le son arrive avant la lumière. Peu im- porte, le point commun reste la vibration, donc le rythme, c’est-à-dire le rapport entre le haut et le bas avec au milieu le point d’horizon, l’équilibre et la connexion au cœur. Cela nous ramène à un sujet très spirituel et, même si l’on a du mal à trouver des réponses, cette tranquillité nous confère un apaisement qui nous rap- pelle certainement le point originel et la source. Vous citez plusieurs études, dont celle du cancérologue Henri Joyeux, qui évoque l’ef- fet Mozart et vous écri- vez que cettemusique est celle de notre cœur. Visi- blement, dans le monde entier, tous les scienti- fiques évoquent cet effet. Y a-t-il des œuvres plus contemporaines qui nous ramèneraient à cet effet Mozart ? L’effet Mozart, c’était d’abord une technique pour aider à lutter contre l’au- tisme ou le bégaiement et, surtout, aider chaque in- dividu à s’harmoniser. Il y a effectivement quelque chose dans la musique de Mozart qui est reconnu dans le monde entier et les méde- cins analysent cela avec des I.R.M. ou des instruments de mesure cardiaque. C’est scientifique et c’est vraiment surprenant. Maintenant, les trois quarts des grands com- positeurs classiques ont cet effet, mais je peux dire que John Lennon et Paul Mc- Cartney peuvent aussi avoir cet effet. Je peux aussi avoir cela avec Véronique Sanson ou Michel Berger car, quand je les écoute, je rentre vrai- ment en résonance. L’être humain me demande la playlist gagnante mais, ce qu’il faut comprendre, c’est l’importance de la réso- nance. Il faut un échange d’informations. Cela peut être la voix de quelqu’un, son énergie. Ce qui compte, c’est l’échange d’informa- tions. Si quelqu’un aime un morceau de rap et si cela lui fait du bien, c’est qu’il a une affinité, donc il est sur la même longueur d’onde que l’artiste. Cela dépend aussi de son état d’esprit. Si vous êtes dans un moment triste, vous aurez envie d’écouter une chanson triste, parce que vous êtes dans cette vibration et le compositeur devait être sûrement dans le même état que vous au moment où il a écrit cette chanson. Ce pouvoir du son n’est-il pas annihi- lé avec les MP3 et le streaming, puisque ce sont des techno- logies qui détruisent la courbe sonore, contrairement aux disques vinyles ? Oui et non. C’est vrai, quand on compresse le son, cela enlève beaucoup les harmoniques et le pou- voir énergétique du son est dans les harmoniques. Le meilleur, c’est d’écouter de la musique acoustique en étant présent. Le vinyle n’est pas compressé, donc il y a les harmoniques. Mais si vous écoutez une très belle chanson, même si le son est compressé, cela vous rappellera des souvenirs, une époque, et cela vous fera quand même un effet parce qu’il y a l’onde du souvenir qui sera connectée à cela. Main- tenant, pour la pureté du son, c’est mieux si celui-ci n’est pas compressé, car les harmoniques sont la ra- cine éternelle de la nature et elles permettent de faire ressortir la magie du son. Propos recueillis par Yannick Urrien. la baule + 20 // Juin 2021 Suite de l’entretien avec François-Marie Dru : « Il y a effectivement quelque chose dans la musique de Mozart qui est reconnu dans le monde entier et les médecins analysent cela avec des I.R.M. » I sabelle et Stéphane Gires, qui auront soixante ans l’année prochaine, ont décidé de rouler 3600 kilomètres en vélo pour effectuer un par- cours qui va de Wimereux à la Pointe de Giens, au profit de l’association Fafadané Solidarité Internationale. Cette structure a pour but de lutter contre la pauvreté et la précarité, donner un plus grand accès à l’éduca- tion, à la santé, au logement et aux besoins vitaux des familles pour préserver la dignité humaine. L’association est particu- lièrement active au Sénégal et au Vietnam. Au Sénégal, elle a financé un projet au poste de santé de Kabrousse : installation d’un puits avec une pompe solaire, une pas- serelle pour l’accès au poste de santé et la mise en place de panneaux solaires pour l’éclairage de l’ensemble du poste. Fafadané a réha- bilité deux classes au lycée de Kabrousse, installé un puits avec une pompe so- laire, un réservoir de 3000 litres et toute la partie as- sainissement. En 2020, à la demande de Sœur Chantal et du Comité des orphelins et handicapés de Hué au Vietnam, les volontaires de Fafadané ont accepté le projet de la construction de 3 maisons, d’un jardin biologique au quartier de Kim Long (quartier le plus pauvre de Hué), d’une aide alimentaire pour l’ethnie Van Kieu, ainsi qu’une aide à l’éducation. À l’occasion du passage d’Isabelle et Stéphane à La Baule, la Bauloise Sylvie Valladeau, réflexologue, a décidé de les soutenir en organisant deux journées de réflexologie au profit de cette association. Ainsi, la recette des consultations des 16 et 19 juin sera inté- gralement reversée à Fafa- dané. Renseignements et ins- criptions auprès de Syl- vie Valladeau : 06 03 43 14 74 ou https://s-valla- deau-reflexologie.fr . Deux journées de réflexologie au profit de l’association Fafadané L’ancien premier ministre Édouard Philippe en séance de dédicace à l’invitation de la Librairie Lajarrige La librairie Lajarrige vient de présenter son programme d’animation pour le mois de juin et Catherine Gaultier annonce un événement : la venue d’Édouard Philippe qui dédicacera son dernier livre. La séance aura lieu samedi 12 juin, entre 15h30 et 17h30, à l’Hôtel Saint-Christophe, 1, avenue des Alcyons à La Baule. Édouard Philippe et Gilles Boyer dédicaceront leur dernier ouvrage : « Impressions et lignes claires ». Les autres rendez-vous : Samedi 19 juin : Dédicace de « Sur l’autre rive » d’Emma- nuel Grand à la Librairie du Pouliguen de 16h à 18h, sui- vie d’une rencontre avec l’auteur à la Librairie Lajarrige à 19h15. Réservation obligatoire pour la rencontre au 02 40 24 66 91 ou librairielajarrige@orange.fr Mercredi 23 juin : Présentation en avant-première de la 25e édition du festival Écrivains en Bord de Mer par Bernard Martin à 18h30 à la Librairie Lajarrige - Réservation obli- gatoire au 02 40 24 66 91 ou librairielajarrige@orange.fr . Isabelle Gires, Sylvie Valladeau et Stéphane Gires
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