L’association Guérande Environnement vient d’alerter les pouvoirs publics sur deux sujets sensibles : la pollution de la plage de Belmont, à Piriacsur-Mer, et la multiplication des déchets sauvages à Guérande. Tout d’abord, pour la plage de Belmont, Guérande Environnement souligne que « depuis de nombreuses années, le trop plein des eaux de l’étang rétro-littoral de Brandu est déversé directement par un collecteur et un exutoire bien visible sur la plage de Belmont. Par le passé, une rigole d’évacuation a été creusée le long de la falaise pour diriger ces eaux douces vers les rochers et la mer. Le sable servait de remblaiement et le jeu des marées nivelait ensuite naturellement la plage. Or, cet hiver, la rigole n’a pas été réalisée comme par le passé le long de la falaise, mais au pied de la dune de Belmont. Le sable a été emporté par les flots et les grands méandres de cette rigole continuent de s’élargir en provoquant une érosion menaçant la base de la dune. » Plus grave, Rémy Gautron, président de l’association, estime qu’il est nécessaire de « se soucier sans tarder de la qualité de ces eaux noires provenant de l’étang, alimenté par plusieurs ruisseaux et qui devrait faire l’objet d’un entretien régulier ». Les membres de Guérande Environnement sont revenus à plusieurs reprises sur le site pour observer l’évolution de l’écoulement des eaux de l’étang de Brandu. Le 15 avril dernier, ils ont pu constater que des enfants jouaient dans les eaux douteuses s’écoulant de l’étang en faisant des barrages obstruant la rigole, « sous les yeux inconscients de leurs parents » déplore Rémy Gautron. L’association dénonce également des dépôts de déchets inertes et des décharges sauvages sur des chemins communaux à Guérande. Par exemple, à proximité du chemin d’accès à la ferme-manoir de Kersalio, Rémy Gautron a découvert un amas de gros poissons, ressemblant à des merlus de grande taille, dans un état avancé de décomposition et dispersés par la faune sauvage : « Ce dépôt clandestin semble correspondre aux contenus de plusieurs caisses à poissons déversées à cet endroit indélicatement par un professionnel habitué visiblement du site, car ce n’est pas la première fois que ce type de dépôt clandestin est signalé. » Enfin, s’agissant des portes de La Baule, Rémy Gautron déclare : « Nous restons également très vigilants pour la décharge des Floralies que nous dénonçons régulièrement depuis plus de 32 ans, notamment pour la présence à ciel ouvert, entre autres, de déchets hospitaliers au cœur des marais salants. » la baule+ Mai 2022 // 39 Plage de Belmont, déchets sauvages à Guérande : l’alerte de Guérande Environnement Derrière la boulangerie de la gare, au Clos Cario, 40 chênes verts et 4 cupressus ont dernièrement été plantés par le Lions Club de la Côte d’amour dans le cadre de la remise en état du site par la Ville, en lien avec le Département. Le Maire, Norbert Samama, souligne: « La revalorisation des espaces et la protection des écosystèmes est le devoir de chacun. Avec cette plantation, c’est une étape supplémentaire qui a été franchie. Je remercie les membres du Lions Club pour leur engagement à nos côtés dans ce long processus de renaturation ». « Planter des arbres dans une zone protégée fait partie des objectifs de développement durable fixés par l’ONU dans son Agenda 2030 », confirment les membres du Lions Club, qui précisent : « Parmi les 17 buts à atteindre, le quinzième consiste à préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité ». Au Clos Cario, la végétalisation des lieux a débuté par le décapage du sol qui a consisté à retirer les matériaux imperméables. Les essences plantées ont été choisies suivant les recommandations de Natura 2000. Comme le souligne Fabienne Le Héno, première adjointe en charge du Cadre de vie, de l’Environnement et de la Citoyenneté : « C’est un lieu naturel à préserver et à protéger. Des actions de sauvegarde et de remise en l’état sont à l’œuvre depuis plusieurs années ». Si la parcelle est entrée en septembre 2021 dans le dispositif « renaturer » du Conseil départemental de Loire-Atlantique, elle est effectivement « sanctuarisée » au sein de la Zone de Protection Spéciale des Marais salants depuis 2004 (site Natura 2000). La municipalité avait par ailleurs engagé une action de remise en état de la saline et de favorisation des avocettes. Ce projet avait également été porté en collaboration avec Cap Atlantique et le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire. 44 nouveaux arbres plantés au Pouliguen
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