la baule+ 2 // Octobre 2023 L’explosion de la taxe foncière dans de nombreuses villes suscite de vifs débats, notamment sur l’avenir de la propriété privée, tout comme la multiplication des taxes sur les résidences secondaires, visant à dissuader les Français d’investir dans ce modèle immobilier. Franck Louvrier, maire de La Baule, se démarque en refusant toute hausse des impôts locaux, y compris pour les résidents secondaires. Il rappelle : « La base de la taxe foncière 2023 a considérablement augmenté pour la totalité des contribuables : + 7,1 %, alors que depuis huit ans elle ne montait en moyenne que de 1,31 % par année. Pour certains, l’addition s’avère même encore plus salée, avec une hausse du taux de leur commune parfois dans des proportions démentielles comme à Paris qui l’a majoré de 51 % ! La Baule fait partie des 85% de communes qui n’augmentent pas son taux. Grâce à cette stabilité, le montant du prélèvement dans notre commune du fait de l’État se limite à 2,45 % sur la taxe foncière. » Nous sommes en train de payer le fameux « quoi qu’il en coûte » Lors de la séance du conseil municipal du 29 septembre dernier, Franck Louvrier a rappelé que les taxes foncières correspondent « à un loyer théorique que le Franck Louvrier s’engage à ne pas augmenter les impôts locaux et à ne pas taxer les résidents secondaires propriétaire pourrait tirer du bien s’il était loué. Elles sont revalorisées automatiquement chaque année, selon l’inflation. Pourtant, il faut savoir que le gouvernement aurait pu y déroger, mais qu’il n’a pas voulu le faire… Car l’État a besoin d’argent alors que les dépenses publiques ont flambé avec la crise sanitaire, le retour de l’inflation, la guerre en Ukraine et la remontée des taux d’intérêt qui pèse sur le solde des finances publiques. C’était prévisible, mais nous sommes en train de payer le fameux « quoi qu’il en coûte », onéreux pour les contribuables, les ménages et les entreprises. C’est malheureusement de l’ordre du rituel : pays le plus dépensier d’Europe, la France est aussi l’un de ceux qui taxent le plus ses contribuables. A la différence près que les collectivités locales, contrairement à l’État, ne peuvent voter un budget en déficit. » Nous refusons que les propriétaires soient la variable d’ajustement Le gouvernement préconise à présent la surtaxe sur les résidences secondaires. Le maire de La Baule est catégorique : «Je ne veux pas entrer dans cette logique d’escalade fiscale. Ainsi, avec mon équipe municipale, nous refusons que les propriétaires soient la variable d’ajustement de notre budget. C’est un engagement de campagne très fort et nous nous y tenons: il n’y aura pas, à La Baule-Escoublac, de hausse des impôts locaux du fait de la municipalité durant cette mandature » et «notre ligne de conduite de stabilité fiscale s’applique à tous les résidents baulois, principaux comme secondaires. » Les résidents secondaires font tourner l’économie locale Ainsi, a poursuivi Franck Louvrier : « Malgré son éligibilité, la municipalité bauloise n’entend pas appliquer cette surimposition et elle reste fidèle à sa ligne de conduite. Je l’ai déjà dit, redit et répété, et je le répète encore : il est hors de question d’imposer davantage les résidents secondaires, sur-
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