La Baule+

la baule+ 30 // Septembre 2023 La plage, un espace vraiment partagé ? Je fréquente la Baule depuis plus de 25 ans et j’apprécie depuis toujours ce site à l’atmosphère si particulière. Ce qui fait le charme de la Baule, c’est en premier lieu sa plage, cet espace sauvage et de liberté ouvert à toutes et tous. À mon grand regret, je constate des évolutions qui à mon sens sont regrettables et que je voulais porter à votre attention. Tout d’abord, un postulat : une règle n’est utile que si elle est comprise, acceptée dans l’intérêt de tous et appliquée. Une réglementation mise en place n’est cependant pas incompatible avec l’application de comportements de bon sens. Vous trouverez ci-après quelques observations mettant en parallèle la « réglementation de la plage » et les comportements constatés. 1) les chiens sont interdits du 15 juin au 15 septembre. Or, la présence des chiens est constatée à n’importe quelle heure et concomitamment à la présence de baigneurs et de jeunes enfants. Il n’y a pas en apparence de réelle volonté municipale ou de la Saur de faire appliquer cette règle. Cela devrait pourtant de la part des propriétaires de chiens, par simple bon sens, permettre de comprendre que, pour des raisons d’hygiène, la place des chiens n’est pas sur la plage en période estivale 2) Les postes de radio, hautparleurs et instruments de musique sont interdits. Je constate que de nombreux établissements de plage diffusent à longueur de journée de la musique de faible qualité (simple bande son le plus souvent) et à haut volume sonore sans se préoccuper de la gêne occasionnée. Est-ce normal ? 3) La fréquentation des chevaux sur la plage fait partie des atouts charme de la station et j’apprécie de les voir se promener le matin. En théorie, ils ne sont autorisés que du lever du soleil à 9h du 1er juin au 30 septembre. Or, les chevaux sont présents le matin et surtout le soir, parfois dès 20h30, une heure à laquelle de nombreux usagers de la plage sont encore présents. Ceci ne poserait pas de problème si le comportement des cavaliers n’avait changé. Par le passé, il s’agissait simplement de promenades tranquilles le long de la mer et de permettre aux chevaux de se rafraîchir en marchant au pas dans l’eau. Ceci n’est plus du tout le cas. Le nombre de chevaux est en très forte augmentation et cela s’accompagne d’exercices (passage au galop, manège…) sans se préoccuper de la présence de promeneurs ou de personnes rentrant de la plage. Faisant une observation à une cavalière qui avait des difficultés à maîtriser son cheval et qui s’approchait dangereusement de moi, elle m’a répondu qu’elle faisait en sorte que son cheval n’aille pas vers les gens. Il ne lui était pas venu à l’esprit que l’espace disponible sur la plage n’était pas compatible avec un exercice de manège soumettant à contrainte les équidés. Les chevaux, animaux peureux, ne sont par définition pas à l’aise sur la plage en raison d’un environnement qui leur est étranger et des éléments sonores qui peuvent les effrayer (bruit des vagues, bruit des établissements de plage, bruits du remblai et de la route…). Par ailleurs, les déjections des chevaux le soir ne sont que très peu ramassées et sont recouvertes le plus souvent par la marée. Face à ces constats, faut-il l’application de nouvelles règles ? A mon sens non, et vous n’êtes pas les derniers dans votre revue à regretter la mise en place de nouvelles règles toujours plus contraignantes pour les libertés individuelles. La solution, mais n’est-elle pas un peu utopique, serait de faire appel au bon sens des usagers de la plage afin que cette notion d’espace partagé comportant la volonté de ne pas nuire à autrui reprenne véritablement toute sa signification. Je passe un salut amical à toute la rédaction de La Baule+ et aux lecteurs Courrier des lecteurs de cette sympathique revue dont j’apprécie la lecture. Christophe Segret. Il est autorisé d’interdire. Dans votre numéro de Juillet, il y a un encart intitulé: « Précisions de la ville de Pornichet sur le stationnement et la circulation sur le boulevard des Océanides» émanant de la mairie de Pornichet selon toute vraisemblance. Deux réflexions à ce sujet. Tout d’abord, l’article aurait été plus court et plus simple si, au lieu d’énumérer toutes les interdictions relatives au dit stationnement, il avait été mentionné les autorisations. Voilà où conduit l’aveuglement idéologique et la haine viscérale des voitures. Il est vrai que sans ce moyen de transport à disposition, le commun des mortels est plus aisément manipulable à prendre des décisions irréfléchies qui conduisent à une situation très dangereuse que l’on s’efforce de corriger. Il faut laisser un maximum de place aux vélos fraîchement débarqués de l’arrière de gros 4X4 rutilants. Accessoirement, le stationnement handicapé n’est pas une préoccupation majeure, une dizaine de places sur ledit boulevard, pas toujours faciles d’accès. Il est vrai qu’il ne s’agit pas d’un nombre d’électeurs important que les PMR. Et, au vu du même article, pourquoi n’explique-t-on pas quelles sont les interdictions pour les PMR qui vont bien avoir du mal à s’extirper de leur véhicule pour se mettre dans un fauteuil roulant par exemple ? Stop au haro sur les voitures. P.F. (courriel) Soutien à l’Ukraine. Je félicite les mairies de La Baule et de Pornichet d’avoir déployé le drapeau Ukrainien en signe de soutien, comme le fait la France qui aide les Ukrainiens à défendre leur pays contre l’invasion Russe. Je réponds à un courrier de mars où un lecteur agresse l’OTAN et les États-Unis et écrit « il aurait été logique de réunir un forum européen en évitant les États-Unis et l’OTAN qui n’ont rien à faire chez nous… » Je tiens à vous rappeler qu’en 1938 l’Europe s’est réunie pour signer (sans les Américains) les accords de Munich où Hitler avait affirmé qu’il n’avait plus d’ambitions d’expansion et pourtant 15 à 20 millions d’Européens sont morts durant la Seconde Guerre mondiale, y compris 416 000 soldats américains, dont 29 000 en Normandie pendant le Débarquement de juin 1944 pour libérer la France. Une même stratégie d’apaisement comme les accords de Munich de 1938 n’apaisera jamais la Russie en 2023. La liberté en France et en Europe (dont nous avons tous profité) depuis 1945 jusqu’à présent a été largement financée et garantie par l’OTAN et les États-Unis. Aujourd’hui, l’Ukraine est une nation juridiquement indépendante (y compris la Crimée) reconnue par plus de 118 pays. La France et la Russie étaient deux des premiers pays à reconnaître l’indépendance de l’Ukraine en décembre 1991. La liste des crimes de guerre des Russes est longue et tragique. La boucherie des Russes à Boutcha en 2022 rappelle la tragédie en France d’Oradour-sur-Glane en 1944. La famine (Holodomor) que l’URSS a infligée envers les Ukrainiens en 1932-1933 a provoqué entre 3 et 7 millions de morts, la majorité étant Ukrainiens. Aujourd’hui les bombardements Russes sur les résidences civiles, les églises, et les écoles n’ont jamais

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