La Baule+

la baule+ Décembre 2024 | 37 Éclairage public. Sortir dîner chez des amis à Guérande peut vite tourner à la course contre la montre. Pourquoi ? Parce qu’après 23 heures, l’éclairage public s’éteint complètement. Si je comprends bien l’idée de réduire les dépenses énergétiques, ne pourrait-on pas envisager une solution intermédiaire, comme éteindre un lampadaire sur deux ? L’autre soir, en quittant une amie à Saillé, j’ai constaté une scène étonnante : chacun, lampe de poche à la main, tâtonnait dans l’obscurité pour retrouver sa voiture. Ce n’est ni pratique, ni rassurant, surtout pour des personnes âgées ou isolées. Guérande et la presqu’île revendiquent une image dynamique et moderne. Mais face à cette mesure, un équilibre entre économies et sécurité serait bienvenu. Hélène (Courriel) Toujours les mêmes critiques… En triant des affaires chez mon père, je suis tombé sur d’anciens numéros de La Baule+. Par curiosité, j’ai feuilleté les pages et lu les courriers des lecteurs. Une chose m’a frappé : rien n’a vraiment changé. Déjà, il y a 15 ans, certains se plaignaient du manque de dynamisme de la station, évoquant un novembre 2008 ou 2009 trop calme à leur goût. Mais soyons réalistes : La Baule est une station balnéaire. Par définition, elle vit au rythme des saisons, avec des périodes creuses inévitables. Pourtant, dès que l’effervescence retombe, c’est toujours la même rengaine : la faute à la mairie ! Peut-être faudrait-il accepter qu’un peu de calme fait aussi partie de l’ADN de notre belle station. J.-F. B. (La Baule) Merci pour votre message, c’est un fait, les gens se manifestent toujours pour se plaindre, très rarement pour exprimer leur satisfaction. C’est le propre d’une page de libre expression qui, rappelons-le, n’est pas représentative de l’opinion générale des habitants d’une commune. Travaux sur le boulevard de mer. J’ai participé aux réunions de concertation pour le projet de promenade de mer (d’ailleurs trop nombreuses et inefficaces) mais jamais je n’aurais imaginé une telle lenteur dans l’exécution d’un projet que j’ai toujours soutenu. Bien sûr il y a eu des surprises et déconvenues qui sont devenues des excuses faciles pour expliquer cette situation, mais il est difficile d’accepter que ce projet prenne encore plus de dix ans avant d’aboutir. La communication du maire est pathétique de mauvaise foi dans ses réponses aux critiques de plus en plus nombreuses. Au-delà de l’avenue de Gaulle, jusqu’au Casino, les trottoirs, l’éclairage sale et aléatoire sont dans un état lamentable et il est inimaginable d’attendre encore plus de dix ans avant de bénéficier d’une réalisation complète à la hauteur des ambitions d’une ville balnéaire de premier plan. Franck Louvrier, lors d’une récente communication sur Facebook, a annoncé qu’il prendrait tout son temps. En effet, on le constate de manière caricaturale en face des immeubles en vagues où le peu de personnes qui travaillent sur le chantier prennent tout leur temps autour d’une brouette, une truelle ou au téléphone. La comparaison avec Pornichet est accablante car cette ville voisine démontre qu’on peut faire beaucoup plus en moins de temps. Sur les différents chantiers, une forte activité règne avec du personnel et des engins de chantier en grand nombre. Il y a cinquante ans, avec des moyens techniques moins modernes, des budgets plus faibles, le remblai s’est transformé en un temps record. Comment faisait-t-on ? Un manque de volonté politique et de fortes insuffisances/ compétences chroniques aux services techniques semblent bien être la cause de ce désastre. Dans quinze ans à la fin du chantier, Franck Louvrier sera probablement bien loin, son nom restera attaché à cet écueil d’une promenade de mer qui aura perturbé pendant longtemps les habitants dont de nombreux seront d’ailleurs décédés sans avoir bénéficié du plaisir de connaitre ce qu’ils ont financé par leurs impôts. Elie Devay (courriel) Merci Monsieur pour votre message. Nous avons interrogé la direction de la communication de la Ville de La Baule en lui transmettant vos critiques et nous publions ci-dessous son droit de réponse : « La Ville l’a déjà dit, il est normal qu’un projet aussi immense que la réhabilitation de nos presque 6 km de promenade de mer suscite commentaires et critiques. Encore faut-il qu’elles soient étayées. Ainsi, les critiques pourraient s’entendre si ce n’est qu’elles ne reposent que sur des impressions et non sur des faits concrets. Pour commencer, un tel projet qui va définir la configuration de notre ville pour les décennies à venir ne pouvait être envisagé sans la participation des Baulois. La longue concertation qui a été faite en plusieurs étapes avec l’ensemble du public, résidents, visiteurs et professionnels, a justement permis d’éviter certaines erreurs commises ailleurs (double stationnement, voie cyclable linéaire, absence d’ilots de fraicheur…) et de prendre en considération des besoins localisés ou génériques (accès pompiers, accès pour les livraisons des établissements de plage, mais aussi des commerces face à la mer…). Ensuite, l’état lamentable du Courrier des lecteurs Pour nous écrire : redaction@labauleplus.com perré (mur de soutènement) menaçant de s’effondrer sur toute la longueur de l’encorbellement, soit environ 2,5 km, a été une mauvaise découverte qu’il était impossible d’appréhender du fait de l’absence d’études sérieuses lors de la mandature précédente. Cet état de délabrement dû aux outrages du temps est d’ailleurs le résultat d’un remblai construit à la hâte il n’y a pas 50 ans, mais 90 ans. Il est donc désormais acquis par tous, l’État au premier chef, qu’il faut impérativement renforcer ce perré avant d’aménager l’espace supérieur, la promenade. Comme il s’agit de se prémunir sur le long terme d’une potentielle montée des eaux, la solution la plus rationnelle est de « l’épaissir » d’environ 1,5 m côté plage et de le renforcer par des piquets en béton et des pieux métalliques côté immeubles. Il s’agit d’un travail de longue haleine, qui se fait mètre par mètre sur une longueur d’1,2 km pour la première tranche, avec du matériel particulier et des ouvriers spécialisés. Les techniciens y travaillent réellement et sérieusement. Ce sont aujourd’hui plus d’une dizaine d’entreprises qui sont engagées sur ce chantier. Par ailleurs, la comparaison avec les travaux à Pornichet est inappropriée. Déjà, notre voisine a eu l’opportunité de commencer la réhabilitation de sa façade maritime il y a près de six ans, lors de la mandature précédente et son chantier n’est pas totalement achevé. D’autre part, elle n’a pas été confrontée aux mêmes difficultés : linéaire correspondant à moins d’un tiers du nôtre, perré moins haut et conçu d’une toute autre façon, en assemblage de béton et de pierre, sans nécessité de réfection. Avec la stabilité fiscale, la sécurité et les mobilités, la réhabilitation de la promenade de mer de La Baule-Escoublac faisait partie des engagements de l’actuelle équipe municipale. Avant même de découvrir les mauvaises surprises que l’on connait désormais sur ce projet, il a toujours été précisé que ce serait long et particulièrement technique. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles il n’a pas été travaillé lors des 25 ans des quatre mandats des équipes précédentes. Notre objectif premier est de contribuer au développement harmonieux de La Baule-Escoublac tout en préservant sa qualité de vie, en faire une véritable ville balnéaire avec de l’activité à l’année, sécurisée et attractive. Au-delà de la future promenade de mer, les évolutions que connait notre ville depuis quatre ans en sont la démonstration. » Fabienne: 06 08 80 39 55 ou fabienne@labauleplus.com Contactez-nous pour votre publicité :

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