la baule+ 6 | Décembre 2024 Radio ► Il a fait les grandes heures de Fun Radio… Max : « La radio est un média plus spontané et plus direct. » L’animateur Max a présenté la libre antenne de Fun Radio pendant près de vingt ans. Il a commencé en 1988 avec son émission, qui permettait aux jeunes de s’exprimer, et il a battu des records d’audience au point que les quadras et les quinquas se souviennent encore des grandes heures de Fun Radio. Max habite aujourd’hui à Guérande et il est venu visiter les studios de Kernews. La Baule+ : Le concept des auditeurs ont la parole est un classique en radio. Or, vous êtes allé beaucoup plus loin à travers votre libre antenne… Max : La libre antenne existe depuis longtemps en radio, mais c’était quand même une première car je commençais vers 22 heures et je pouvais terminer à 2 ou 3 heures du matin. Nous étions totalement libres, sur le concept comme sur la musique. Il m’est arrivé de faire des monologues pendant deux ou trois heures. On me laissait faire ce que je voulais. En dehors de tous les canulars que l’on pouvait faire, je me retrouvais avec des auditeurs qui me parlaient de leurs enfants, alors que j’avais seulement 27 ans à l’époque... Ce concept fonctionnerait-il aujourd’hui ? Je pense que l’on ne peut plus faire ce que l’on faisait avant. Ce que nous faisions à notre époque - je pense à Super Nana, Maurice ou Difool - on ne pourrait plus le faire aujourd’hui car, au bout de 30 secondes, on aurait une multitude d’associations qui nous tomberaient dessus ! Mais on pourrait peut-être encore faire des choses rigolotes. D’ailleurs, sur les radios adultes, cela fonctionne encore. Aujourd’hui, j’ai des enfants, ce ne serait plus le même concept évidemment. Aujourd’hui, vous êtes le speaker officiel de l’équipe de France de football… J’ai toujours été un passionné de football. Un jour, on m’a dit que la Fédération française de football cherchait un speaker. J’ai posé ma candidature, j’ai été retenu et je fais cela depuis 2010. Quand l’équipe de France se déplace, j’anime les stades. J’ai fait des coupes du monde et je fais la même chose pour la section féminine du PSG et pour le PSG handball. Ce n’est pas du tout le même métier que la radio, car lorsque l’on est en studio, on est seul, sans avoir en face la réaction des auditeurs… Effectivement, quand on fait une erreur, la sanction est immédiate, on est face à 80 000 personnes, alors qu’à la radio, on est seul. Le corps de métier reste le même finalement. Pourquoi vous êtesvous installé à Guérande ? J’ai connu La Baule il y a une vingtaine d’années et j’ai eu un vrai coup de cœur pour cette région. J’ai rencontré celle qui allait devenir ma femme. Elle travaille ici. L’année dernière, nous nous sommes installés à Guérande. Vous avez fait un peu de télévision, mais quand on a fait de la radio, on a toujours le virus… C’est vrai, j’ai fait un peu de télévision, mais je préférerais refaire de la radio. La télévision demande énormément d’investissement et de préparation, alors que la radio est un média plus spontané et plus direct. La télévision apporte un complément artistique, celui de l’image, cependant je préfère la radio. Propos recueillis par Yannick Urrien. Les travaux de rénovation de la façade du bureau de Poste de Pornichet ont pour objectif de restituer tout l’éclat de ce bâtiment emblématique. Au programme : ravalement des murs, restauration des ferronneries, reprise des maçonneries et remplacement des menuiseries. Ce chantier ambitieux, qui devrait s’achever au premier trimestre 2025, offre l’occasion de se replonger dans l’histoire riche et singulière de ce lieu. En 1870, alors que les premières cartes postales faisaient leur apparition en France, les vacances en bord de mer allaient populariser ce nouveau moyen de comRénovation du bureau de Poste de Pornichet : un vent de renouveau pour un bâtiment chargé d’histoire munication. Ces cartes, permettant d’envoyer des nouvelles de manière concise, séduisirent rapidement les visiteurs de Pornichet, une station balnéaire en pleine expansion. Cependant, à cette époque, envoyer ou recevoir un courrier impliquait un détour fastidieux jusqu’à Saint-Nazaire, les moyens de transport étant encore limités. En 1886, un premier bureau de Poste ouvrit enfin à Pornichet, dans la villa Colombine, voisine de l’Hôtel des Étrangers (aujourd’hui Hôtel Sud Bretagne). Pendant la saison estivale, sept employés y travaillaient : trois guichetiers, trois facteurs et un porteur de dépêches qui reliait Chemoulin, où se trouvait alors le télégraphe. Mais, rapidement, cet espace s’avéra trop exigu, et les files d’attente débordaient souvent sur la rue. Face à l’affluence croissante, le Conseil municipal décida en 1911 de construire un nouveau bâtiment, attenant à l’école située place du Marché. Malheureusement, ce bureau se révéla lui aussi rapidement insuffisant, notamment dans les années 1920, lorsque la population estivale atteignait près de 20 000 habitants. La municipalité opta alors pour l’aménagement d’un nouveau bureau sur un terrain en bord de mer, autrefois utilisé comme parc à goémon. Ce bâtiment, inauguré en 1929, fut conçu par l’architecte local Émile Erbeau, connu pour son bureau situé dans la villa Le Clos des Buissons, avenue de Mazy. Émile Erbeau donna au bureau de Poste un style résolument balnéaire, agrémenté des armoiries de la ville et d’une statue d’océanide, une nymphe marine se mirant dans l’eau. Cette statue ne manqua pas de faire parler d’elle. Dans la revue La Mouette, un Pornichétin de Saint-Sébastien ironisait: « Non qu’elle soit indécente ou choquante : elle est tout à fait décente pour son époque ! Mais un maillot de bain réglementaire ne lui ferait pas de mal. La vraie question est: que fait-elle là ? Quelle est sa signification ? ».
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