la baule+ 20 | Mars 2024 Vive la jurisprudence Manouchian Humeur ► Le billet de Dominique Labarrière Missak et Mélinée Manouchian ont fait leur entrée solennelle au Panthéon en ce crépuscule de février pluvieux et battu de vent. Ceux de ma génération qui se trouvaient devant leur écran de télévision n’ont pu être que frappés par la similitude d’ambiance et d’image avec un certain 19 décembre 1964. Même lieu, place du Panthéon à Paris. Même motif, la panthéonisation d’une gloire de la Nation et de la Résistance aux nazis. En l’occurrence, Jean Moulin. Alors, l’autre soir nous revenait inévitablement en mémoire la célébration de l’époque. La première de cette nature à laquelle nous pouvions assister. La télévision était encore dans ses jeunes années, les images plutôt rares, et donc d’autant plus fortes et plus impressionnantes. À l’unisson de l’ambiance sépulcrale de cet autre crépuscule, le timbre, la voix, le phrasé tellement singuliers du ministre de la Culture de l’époque, André Malraux, accueillaient donc les cendres de Jean Moulin. Discours magistral dont les échos nous sont subitement revenus à l’oreille, à l’esprit, au cœur. « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé… » On en frissonne encore. On me pardonnera ce patriotisme de midinette, mais oui, je frissonne lors de ces célébrations nationales, si bien réglées, à la fois si fortes et si sobres. La Marseillaise chantée par le choeur de la Garde Républicaine. Là où je suis, où que je me trouve, je me lève. C’est comme ça. Et je me dis, je me répète tout le bonheur que j’ai d’être Français. Mais aussi tout le bonheur qu’il y a à compter des Manouchian parmi les siens. Alors, chaque chapelle a cherché à tirer à soi la couverture. Le parti communiste s’est haussé du col, laissant entendre qu’avec le héros c’était aussi lui, en tant que tel, qui se trouvait ainsi honoré. On chercha également à voir un signe de reconnaissance à l’adresse de l’immigré, une sorte de bénédiction laïque et quelque chose comme une manifestation de bienvenue. Pour ma part, je pense que ce couple, les Manouchian, de par son parcours même, devrait faire jurisprudence. Les autorités d’aujourd’hui seraient bien inspirées de l’ériger en référence absolue, en modèle incontournable, opposable désormais à quiconque souhaite immigrer chez nous. Bien évidemment, il n’est pas question d’attendre du pauvre gars sauvé des eaux qu’il donne sa vie pour notre drapeau. Il est juste question de lui rappeler que ce que les Manouchian attendaient de la France en la choisissant pour refuge tient en un mot. Rien. Oui, rien. Ni allocations machin truc chouette, ni médecine gratuite, ni transports ni toit à l’oeil, ni passe-droit de quelque sorte. Rien… Enfin, rien d’autre que la liberté. Mais une liberté exigeante et digne. La liberté de fréquenter les poètes, de cultiver les arcanes, les beautés de notre langue, de notre littérature. La liberté, une fois acquises ces richesses culturelles, historiques, sociales, ces outils d’adhésion à notre mode de vie, une fois livrées ces remarquables preuves d’assimilation à notre civilisation, la liberté, oui, la liberté de s’engager en politique là où il leur semblait utile de devoir le faire. Ils n’attendaient rien d’autre, rien de plus que ce qu’ils étaient tout naturellement en droit d’obtenir en se donnant le mal de se faire aussi Français que vous et moi. Cela devrait être non seulement la règle, mais revenir en boucle dans le discours des autorités. Vous voulez venir nous rejoindre. Soit. Sachez d’emblée que vous n’avez rien à attendre de plus de nous et du Pays que ce qu’en attendaient Missak et Mélinée Manouchian quand ils ont fait le choix de s’embarquer au Liban pour nos rivages. La France peut éventuellement vous faire un avenir, une destinée, mais elle ne vous fera aucune promesse. Sachez-le bien. En revanche, si vous manifestez et déployez autant d’amour de notre Pays que ces deux-là, tous les espoirs vous sont permis. Vous avez votre place ici, parmi nous, à nos côtés. Peut-être même au Panthéon, allez savoir ! Lancement de la démarche Triple E sur Cap Atlantique La Baule – Guérande Agglo Nicolas Criaud, président de Cap Atlantique La Baule – Guérande Agglo et maire de Guérande, et Emmanuelle Dacheux, maire de Piriac-sur-Mer, annoncent le lancement de la démarche Triple E pour le territoire. Triple E, comme Entreprise engagée pour l’emploi. Nicolas Criaud souligne « beaucoup d’entreprises font face à des difficultés de recrutement, nous sommes dans un bassin qui a 6% de taux de chômage, c’est moins que la moyenne nationale. Nous souhaitons les accompagner en mettant en place des actions ciblées sur l’emploi, la formation et l’apprentissage. Cette démarche Triple E vise à encourager et valoriser les entreprises locales vertueuses en matière d’emploi. » Le Triple E est un label « pour mieux accueillir les salariés et les stagiaires » que les entreprises pourront afficher. Fabienne: 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com Rozenn: 06 13 55 11 55 rozenn@labauleplus.com Contactez-nous pour votre publicité : Les entreprises qui communiquent traversent plus facilement les crises que celles qui ne communiquent pas LA PRESSE ET LA RADIO RESTENT DES MÉDIAS ESSENTIELS ET PERFORMANTS. Sur les 10 plus gros annonceurs français : 5 revoient à la baisse leurs investissements dans le digital (5 à la hausse), 6 revoient à la hausse leurs investissements en presse écrite (4 à la baisse) et 8 revoient à la hausse leurs investissements en radio (1 neutre et à la baisse). (Source : Kantar media 2023) Kernews et La Baule+ sont les deux seuls médias gratuits de contenu à valeur ajoutée éditoriale sur la presqu’île pour toucher une clientèle active et exigeante. la baule+
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