la baule+ 6 | Mars 2024 La Baule+ : Votre livre est numéro un des ventes : c’est déjà une information en soi, puisque cela prouve qu’il y a eu une émotion forte suite aux attentats du 7 octobre… Gilles-William Goldnadel : De vous à moi, et sans barguigner, c’est la preuve indubitable et inespérée de ce que j’avance dans mon livre. Je ne me sens pas seul, en qualité de juif, à la suite du grand pogrom du 7 octobre, et je sentais que l’ensemble des Français était derrière moi. Le fait que l’achat de ce livre aille bien au-delà du premier cercle communautaire est la preuve que ce que j’avançais était vrai. Cette réaction ne m’étonne pas. D’abord, parce que, par un esprit d’humanité tout à fait légitime, l’ensemble des Français a compati à l’horrible souffrance de ce qui est un pogrom à l’échelle massive, notamment quand on décapite des bébés, quand on met un bébé dans un four, quand on viole des femmes, ou quand on va éventrer des femmes pour aller chercher des fœtus… À ce degré d’inhumanité, l’humanité doit évidemment compatir. Ensuite, de manière plus ou moins confusément, les Français, dans leur ensemble, ont compris qu’ils étaient les prochains sur la liste. La cruauté de cet islamisme ne ferait pas de tri entre les juifs et les chrétiens. Même au-delà, dans le cadre de cet islamo-gauchisme, derrière le juif, c’est en réalité le blanc détestable que l’on assassine. Votre livre s’intitule «Journal de guerre », évidemment, on est en guerre contre l’ignominie. Mais ce mot recoupe beaucoup de choses, car il y a des conflits qui respectent les règles de la guerre: par exemple, des soldats identifiés par un uniforme, le traitement équitable des prisonniers, ou le fait d’éviGilles-William Goldnadel : « C’est l’un de mes combats phares, la lutte contre l’emprise gauchisante sur le service public audiovisuel. » Gilles-William Goldnadel est sans doute l’avocat et essayiste le plus médiatisé en France. Il est connu pour son franc-parler et son dernier ouvrage figure en tête des ventes de livres toutes catégories confondues. Il explique sa guerre contre une extrême gauche « ayant sombré dans l’antisémitisme après son alliance avec l’islamisme. » Mais aussi sa guerre « contre la folie qui s’est emparée de l’Occident en perdition à cause de la disgrâce d’un wokisme détestant les Français, en tant que Blancs. » « Journal de guerre : c’est l’Occident qu’on assassine » de Gilles-William Goldnadel est publié chez Fayard. Opinion ► Le journal de guerre de l’avocat et essayiste est en tête des ventes de livres en France ter les civils. Or, c’est le même terme que vous employez pour définir cette bataille contre la barbarie qui consiste à massacrer des enfants et des femmes… Vous avez raison. C’est une guerre contre la haine, contre le sadisme, contre le retour de cet antisémitisme post shoatique qui rappelle, à celui qui n’a jamais été un juif de la Shoah, ce qu’était la Shoah malgré lui. J’aurais un problème de vocabulaire si je ne parlais pas de l’islamonazisme. Moi qui étais si économe de ces comparaisons, j’ai toujours fait la guerre à l’antinazisme devenu fou, dont se sont emparés les gauchistes à partir du « CRS SS » de 1968. Ensuite, tout le monde est devenu nazi… J’ai été même très réticent avec ma propre famille et je n’aimais pas beaucoup le pathos de ma pauvre mère quand elle me parlait des camps. J’étais pour un deuil discret. Malgré moi, compte tenu de l’horreur du massacre, non pas des Israéliens, mais des juifs, puisque le Hamas ne connaît que les juifs, j’ai été dans la triste obligation d’écrire ce que je déteste écrire et dire. Au-delà, je mène une guerre culturelle contre la haine de l’Occident, contre la haine des juifs et des Français, contre l’extrême gauche et l’islamisme, contre l’idéologie médiatique et le gauchisme idéologique… Surtout, je mène une guerre culturelle contre cette folie wokiste qui nous pourrit cette vie que je défends. On est dans un aveuglement moral qui participe de ce wokisme Ce qui est paradoxal, c’est que ces wokistes qui exaltent les islamistes ne se rendent pas compte qu’ils seront ensuite les premiers ciblés par ceux qu’ils soutiennent… Non seulement ce seront les premiers visés, mais aussi les premières victimes. Regardez la manière dont les gauchos féministes en France organisent une manifestation, un dimanche après-midi, contre les féminicides et les violences contre les femmes et, en même temps, refusent obstinément de protester contre le viol des femmes dans les kibboutz, même contre l’éventration de ces femmes ! Elles le font moins parce qu’elles étaient juives, que parce qu’elles étaient blanches et, surtout, leurs violeurs n’étaient pas blancs. Donc, comme ce ne sont pas des mâles blancs, ils ne sont pas détestables. Elles sont dans cette folie raciste. En même temps, ce sont ces femmes blanches françaises qui se font violer dans les banlieues, mais elles ne parlent pas de cela. On a fait un reportage sur l’histoire de Judith Godrèche il y a 40 ans, contre Jacques Doillon. Il y a beaucoup de spéculations intellectuelles, mais il n’y a pas eu un mot sur cette malheureuse femme de 91 ans violée par un OQTF ! On est dans un aveuglement moral qui participe de ce wokisme que je combats et qui est de l’ordre psychiatrique à ce stade. Effectivement, dans cette alliance islamo-wokiste et islamo-gauchiste, croyez-moi, ce ne sont pas les islamos les victimes. Évoquons maintenant ce que vous appelez « l’odieux visuel de sévice public ». Comment expliquez-vous cette déviance ? Je suis intarissable sur ce sujet. C’est l’un de mes combats phares, la lutte contre l’emprise gauchisante sur le service public audiovisuel. Je fais cela pour des raisons de principe évidentes. Cela ne me dérange pas que L’Humanité soit communiste ou que la presse privée prenne le parti qu’elle veut prendre, cela ne me dérange pas. Au contraire, je suis pour le pluralisme total de la presse, de l’extrême gauche à l’extrême droite. Ce qui me met totalement hors de moi - c’est pourquoi je suis pour la privatisation de l’audiovisuel public - c’est que nous payons, vous et moi, cet audiovisuel public, qui est complètement confisqué par une caste gauchiste qui est d’autant plus méchante qu’elle se raréfie. C’est sans partage. Le patron de la matinale de France Inter est l’ancien patron de Libération. Tous les éditorialistes sont, sans exception, gauchisants. Tous les soi-disant humoristes ricanent tous la bouche en coin à gauche. Cela a quelque chose d’effrayant. Si vous écoutez «La Terre au carré », c’est une tribune des écologistes gauchistes. Si vous écoutez «Jusqu’ici tout va bien », vous entendrez des femmes qui participent de la non pensée wokiste. C’est quelque chose, très sincèrement, de moins en moins grave, puisque ces gens savent perdu le combat des idées, mais ils font quand même du mal sur le terrain. Dans mon livre, je me penche sur cette question et je montre à quel point chaque jour que Dieu, ou le diable, fait, cela commence par un bilan victimaire de cette organisation terroriste qu’est le Hamas. Ensuite, on a des commentaires de Médecins sans frontières ou de l’UN-
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