la baule+ 18 | Octobre 2024 Il est naturel que les travaux de réhabilitation de la promenade de mer, projet de grande envergure, suscitent des commentaires. Si dans l’ensemble ils sont plutôt constructifs, certains peuvent cependant être critiques par principe, voire déroutants tant ils sont infondés. Ainsi, dans la rubrique « Courrier des lecteurs » du N° 243 de La Baule + (septembre 2024 - page 29), M. François Pauc nous propose un « billet d’humeur » (sic) dans lequel il multiplie erreurs et imprécisions en s’indignant de la durée de ces travaux, doutant de leurs résultats, fustigeant la présence des éoliennes au large et faisant part de sa nostalgie d’un front de mer baulois de carte postale en noir et blanc qui daterait des années 60-70. Première erreur dès l’entrée en matière, cela ne fait pas « 30 ans que ce projet fait l’objet de déclarations et plans divers sans cesse reportés », loin s’en faut. Pour preuve, le premier édile précédent, en place depuis 1995, avait fait belle publicité du fait qu’il laisserait ce dossier à son successeur. Cette absence d’études est d’ailleurs, faut-il encore le rappeler, à l’origine du retard au démarrage pris sur le projet que la municipalité actuelle a initié à l’automne 2020, puisque c’est seulement à ce moment que la présence d’amiante et, surtout, l’état catastrophique du perré ont été découverts. Le problème du temps des travaux est bien là : l’État a reconnu le mur du remblai comme une digue de protection, et son renforcement est indispensable. C’est cette nécessité impérieuse de renforcer ce mur de soutènement qui ralentit les travaux. Cette couverture noire que M. Pauc prend pour un revêtement n’est en fait qu’une sous-couche. À terme, trottoirs et chaussées seront recouverts d’un enrobé clair composé de matériaux nobles et écologiques, qui absorberont la chaleur. Et qu’il soit rassuré, alors qu’il s’inquiète du risque de montée des eaux et demande paradoxalement de profiter des travaux pour procéder à la surélévation du remblai. Celui-ci répond parfaitement aux normes « Xynthia + 1 m », visant à protéger les habitations en cas de fortes tempêtes pouvant entrainer d’éventuelles inondations. Ce « billet d’humeur » dresse alors un tableau apocalyptique de notre promenade de mer, qu’il compare avec ceux de Saint-Nazaire et de… Pornichet. Déjà, c’est bien la preuve qu’il fallait le refaire ! Pour l’esthétisme, la sécurité et l’usage. Ensuite, il faut savoir rester objectif : la réhabilitation de l’esplanade maritime de notre voisine nazairienne, effectivement très réussie, ne s’est pas faite en un claquement de doigts et avait également suscité à l’époque moultes critiques, comme à chaque fois que des travaux structurants occasionnent des gênes aux usagers. S’agissant de la comparaison avec Pornichet, elle n’a pas de sens. Les travaux n’y sont pas encore terminés, et notre proche voisine n’est pas soumise aux mêmes contraintes que nous : un linéaire quatre fois plus court et un perré structuré totalement autrement. Par ailleurs, si comme M. Pauc nous pouvons regretter la bétonisation de notre façade maritime, celle-ci a débuté dans les années 60 pour s’intensifier dans les années 70, période qu’il semble pourtant regretter. En tout état de cause, il semble déraisonnable d’espérer détruire ces immeubles maintenant pour reconstruire les villas d’antan… Quant au sujet des éoliennes, nous invitons l’auteur du billet à se tourner vers l’État qui lui apportera toutes les explications nécessaires. L’ire du rédacteur s’en prend également aux établissements de plages : « des hottes de restaurants de plages parfaitement hideuses qui soufflent leurs relents de friture sur les promeneurs (…), horribles cabanons qui envahissent la plage et dégradent la vue sans apporter la moindre activité au niveau du remblai. » Plusieurs faits ont manifestement échappé à M. Pauc. D’abord, parmi les établissements de plage baulois, il y a des restaurants, mais aussi de nombreux clubs de voile, activité bien locale s’il en est. Bien au contraire, tout cela amène de l’activité sur notre façade maritime et participe à l’attractivité de notre ville balnéaire : notre économie liée au tourisme ne saurait faire sans. Enfin, depuis 2019, tous ces établissements de plage, restaurants et clubs nautiques, ont été normés dans leur construction, pour à la fois éradiquer l’aspect « cabanon » d’avant et réduire l’effet visuel pour mieux voir plage et océan. En outre, ils sont justement soumis à des contraintes de sécurité et d’hygiène, afin d’éviter notamment les nuisances olfactives. En conclusion, il est logique que les usagers soient étonnés par les temps des travaux de réhabilitation de notre promenade de mer : si nous le pouvions, nous ferions plus vite. Mais au risque de se répéter, au-delà du confort d’usage, il y a aussi la nécessité de se protéger durablement contre la montée des eaux. Et cela passe par la réalisation d’un chantier long et complexe. Service Communication Ville de La Baule-Escoublac. Courrier des lecteurs Travaux sur le remblai : réponse du service communication de la Ville de La Baule Une guerre spirituelle. Votre journal permet à tous de s’exprimer ce qui est très rare aujourd’hui, dans un monde où la pensée unique est revendiquée par ceux qui croient détenir la vérité, alors que comme disait Montaigne : vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ! Après l’ère de l’homo économicus qui avait permis une croissance de pouvoir d’achat quasiment identique à tous les étages de la société, on arrive à l’ère de l’homo numericus qui apparaît plutôt comme une technologie appauvrissante avec explosion des rémunérations des plus riches. Cette technologie pose aussi, avec l’intelligence artificielle, des problèmes de conscience : quand un gamin se suicide car il est fâché avec une intelligence artificielle dont il était tombé amoureux, on peut vraiment s’inquiéter de la confusion de l’esprit réel / virtuel. Il existe une perte d’humanité avec tous ces gens accros à leurs smartphones et aussi de culture générale. L’intelligence artificielle est loin d’avoir compris la complexité de fonctionnement du cerveau humain (cerveau reptilien, cerveau limbique et cortex correspondant aux instincts émotions pensées) et peu de gens aspirent à vivre dépendants de puces implantées. Quant à croire qu’il y a des dieux et des humains inutiles, il faut peut-être réfléchir avant de jouer aux apprentis sorciers : la crise Covid a mis en lumière des scientistes communicants alors que de vrais scientifiques (biologistes, médecins) travaillant sur la génétique ont été interdits de plateaux télé. Une infime partie du génome est connue actuellement, certains parlaient d’ADN poubelle pour le reste (la nature ne crée pas de l’inutile) et certains disaient que la communication ne se faisait que de l’ADN vers l’ARN (encore une erreur : toute communication se fait dans les deux sens, une action entraîne une réaction), tout ceci amène à des conséquences gravissimes pour l’humanité.... Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ! On arrive maintenant à un homo chaoticus. Espérons que l’humanité évolue vers une solidarité plus grande et que chacun mette sa créativité au service du vivant et développe sa liberté intérieure et que nous n’allions pas dans cet univers orwellien liberticide sorti de cerveaux malades du nouvel ordre mondial prônant la confusion des genres, alors que la biologie montre la différence entre les femmes xx et les hommes xy ainsi que leur complémentarité. Nous vivons un grand changement, une apocalypse avec une évolution de plan de conscience, c’est une guerre spirituelle qu’André Malraux avait pressentie en disant le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas. Marie Glémin (Batzsur-Mer) Claude Lelouch. Un immense merci pour cette bien belle interview de Claude Lelouch dont l’observation de ce monde m’a toujours ravi. Morceaux choisis qui m’ont vraiment touché : « L’espoir, c’est un acompte sur le bonheur », « J’ai appris plus de choses dans les cours de récréation que dans les salles de classe », « Chaque seconde qui n’est pas consacrée à l’amour est une seconde de perdue », « La personne qui m’a donné les meilleurs conseils dans la vie, c’est le hasard. Il m’a toujours emmené là où mon intelligence m’interdisait d’aller » et enfin, « je n’ai jamais eu deux journées identiques, même à mon âge, et c’est ce qui fait le secret de ma vie ». Révérence et gratitude, merci, Monsieur Lelouch. François Thibault (courriel) La Baule+ continue de voyager à travers le monde et Jean-François Moalic nous adresse ce cliché pris à Gibraltar: « C’est toujours avec plaisir que nous lisons chaque mois La Baule+. Nous l’avons même mis dans nos bagages au mois de septembre. » La Baule+ à Gibraltar
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