La Baule+

la baule+ Octobre 2024 | 23 Au début de ma carrière, le fonds de mon public, c’étaient d’abord les piedsnoirs, les harkis et les juifs. Après, je suis devenu un chanteur populaire en France et j’ai ensuite tourné dans le monde entier. Maintenant, je vais au bout du monde. Je vais au Canada, aux États-Unis, un peu partout dans le monde. Vous savez, la musique est un langage universel et l’on arrive à partager ce langage dans des contrées lointaines. Cette musique est enfouie dans l’être humain et la culture se développe un peu partout. Quand on chante cela, les gens se remémorent ce qu’ils ont dans leur subconscient. Les nouvelles générations veulent comprendre pourquoi leurs parents ont aimé telle ou telle chanson Que va-t-il rester de la culture pied-noir ? Heureusement que nous avons enregistré des disques et qu’il y a eu des écrivains qui ont laissé une certaine littérature qui rappelle notre identité et notre histoire ! Notre histoire s’est déplacée, mais elle existe. Dans mon public, j’ai énormément de jeunes. Les nouvelles générations veulent comprendre pourquoi leurs parents ont aimé telle ou telle chanson et ils sont curieux de savoir qui je suis. Il y a des chansons comme « Les gens du Nord » qui traversent les décennies... Vous voyez que dans mon répertoire il y a aussi des chansons purement françaises... Dans certaines villes, il y a eu des pétitions contre votre venue, à la suite de vos prises de position sur le conflit entre Israël et la Palestine. Comment jugez-vous cela ? Je ne voudrais pas trop m’étendre sur ce sujet. Je voudrais simplement vous dire que j’ai été boycotté, mais j’ai bien traversé cette épreuve. Je ne cautionne pas ce type de boycott, dans la mesure où je n’ai jamais abandonné le public et la scène. Même si l’on a essayé de m’empêcher de chanter, j’ai toujours voulu chanter. On vous présente souvent comme un musicien et un chanteur. Vous êtes aussi comédien et l’on regrette de ne pas vous avoir beaucoup vu au cinéma… Je m’y suis pris un peu tard. Je n’ai jamais rien demandé à personne, c’est le cinéma qui est venu à moi. J’adore, c’est une récréation, je m’amuse... Enfin, connaissez-vous La Baule ? Je suis déjà venu à La Baule, c’est une région formidable, c’est très beau. Franchement, je ne dis pas cela pour vous faire plaisir, c’est la vérité ! Propos recueillis par Yannick Urrien. Kernews, votre radio 100% locale

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