la baule+ 8 | Octobre 2024 Humeur ► Le billet de Dominique Labarrière Enfin une guerre rigolote Quand on se lasse de regarder ce qui se passe dans notre beau pays de France, lassitude que tout un chacun est à même de comprendre, on est tenté de porter le regard ailleurs. Cela rassérène un brin. Tout d’abord parce qu’on réalise vite que cet ailleurs ne se porte pas forcément mieux et que l’herbe n’y est pas plus verte qu’ici. Il se trouve que c’est loin de chez nous, en Asie, que mon attention a été attirée. Voilà quelques semaines, un communiqué de l’état-major interarmées sud-coréen informait les populations que des ballons expédiés de la Corée du Nord venaient d’atteindre le complexe présidentiel, à Séoul. Que transportaient ces ballons ennemis ? Rien d’autre que des déchets, des ordures. Des mégots, du papier hygiénique (le communiqué ne précise pas si celui-ci était envoyé avant ou après usage. Secret défense sans doute), des excréments d’animaux divers et variés, etc. On sait que dans le domaine des ordures aussi l’imagination humaine est sans limite. En fait, ce n’était pas la première fois que de semblables cadeaux tombaient du ciel, mais jamais encore la présidence n’avait été menacée d’aussi près. L’affaire devenait donc des plus sérieuses. Que les gens ordinaires subissent des bombardements de fiente, passe encore, mais ceux d’en haut, ceux du sommet, pensez ! Inacceptable ! Quand on est au pouvoir, des saloperies, on veut bien en commettre, et on ne s’en prive guère, mais en recevoir, jamais ! Très vite, des équipes spécialisées dans la détection et le traitement de substances chimiques potentiellement dangereuses ont été dépêchées et des messages ont été diffusés en boucle dissuadant les habitants d’entrer en contact avec ces cochonneries. Une question vient immédiatement à l’esprit. Pourquoi l’envoi d’ordures et pas d’autre chose ? Dans la logique de Pyongyang, il s’agirait d’une espèce de réponse du berger à la bergère, des militants sud-coréens n’ayant de cesse de faire passer au Nord, par haut-parleurs, par lâchers de tracts et de clefs USB, des éléments de propagande, notamment des enregistrements de ces musiques et chorégraphies K-pop qui font fureur, paraît-il, dans le monde entier et qui, pour la dictature communiste pure et dure du jovial Kim Jongun et de son affriolante sœur ne sont évidemment que le pire des ordures produites par le monde capitaliste décadent et en état de pourrissement avancé. Ordures contre ordures, en quelque sorte. Une once d’humour dans les relations désastreuses entre les deux parties du pays, serait-on tenté de croire. Jusqu’alors, on ignorait que le susnommé autocrate fût taquin. On découvre. Vue d’ici, en effet, hors de portée olfactive, cette forme de guéguerre pourrait être rigolote. Alors on se prend à rêver qu’elle puisse faire école. En Ukraine, au Proche-Orient, par exemple. Finie la tactique du missile, du drone, du bombardement à tout va et vive la stratégie du caca. Certes ça pue, mais ça tue moins. Et ça coûte beaucoup moins cher. Oui, on en rêve. Nous autres, au lieu de vendre des avions de combat qui coûtent un pognon de dingue, des canons César, ce genre de trucs et de machins, on exporterait le contenu de nos poubelles. Avec dispense de tri sélectif à la base, qui plus est. Le recyclage lucratif conjugué à un bienfait pour l’humanité, l’invention après laquelle l’homo bellicus court depuis des millénaires, la guerre sans hécatombes. J’allais dire la guerre propre. L’adjectif n’est pas le bon, bien entendu. Hélas, tout cela n’est qu’un rêve, une utopie de passage. Car, en réalité, là-bas, en Corée, cette manière nouvelle de procéder au traitement des déchets n’a fait qu’envenimer davantage une situation qui n’en avait nul besoin. En réponse aux saletés parachutées, le Sud a non seulement intensifié la diffusion de sa propagande au Nord, mais, plus encore, suspendu l’accord militaire de décrispation qui, vaille que vaille, avait fini par s’imposer. Et, pour faire bonne mesure, il a repris les exercices à balles réelles organisés en limite de la zone démilitarisée séparant les deux pays. Quant au Nord, il s’est empressé, lui, de pointer sur l’ennemi deux cent cinquante nouveaux missiles balistiques. Ces ordures high tech des temps modernes tant prisées des bellicistes compulsifs. Dommage, un débouché à l’international de nos détritus aurait fort arrangé notre balance commerciale, nos finances publiques. Elles en ont bien besoin, nul ne l’ignore. Retombons donc sur terre : ce que Bercy doit renoncer à trouver dans nos poubelles, il le cherchera tôt ou tard dans nos poches. Classique. Cela me rappelle cette bonne vieille plaisanterie, pas si dénuée de sens qu’il y paraîtrait au premier abord : « Qui paie ses impôts vole sa famille ». Contact Fabienne Brasseur : 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com Rejoignez-nous ! la baule+ Poste Nous recherchons un Commercial (H/F) dynamique pour rejoindre notre équipe. Le candidat idéal aura de solides compétences en service client avec uniquement des professionnels, en vente, et une aptitude à travailler sur le terrain en toute indépendance. Responsabilités - Prospecter de nouveaux clients - Assurer un suivi administratif des ventes (devis et paiements des factures) - Participer à des actions de marketing et de vente - Utiliser des outils bureautiques tels que Word, Excel pour le suivi des activités commerciales. Compétences - Maîtrise de la bureautique - Capacité administrative solide - Aptitude à travailler sur le terrain et avec différents types de clients. Une école portera le nom de Dany Lamy. Une belle manière de rendre hommage à cette femme qui a dédié sa vie à sa passion de l’enseignement et de la transmission. Dany Lamy, décédée en juillet 2023, a notamment été la principale adjointe de la cité scolaire Grand-Air et conseillère municipale déléguée en charge de l’éducation. La municipalité rappelle que son investissement « a permis la mise en place de multiples projets qui ont fait évoluer la politique éducative communale, dont notamment le regroupement des écoles maternelle et primaire du quartier du Guézy devenu le Groupe scolaire Les Pléiades, dont elle fut à l’initiative. » C’est tout naturellement que Franck Louvrier et les élus de La Baule ont porté leur choix sur cette école des Pléiades pour lui donner le nom de Dany Lamy. Une école Dany Lamy à La Baule
RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2