La Baule+

la baule+ Septembre 2024 | 19 d’homme, ou l’inverse ? C’est cela. En ce qui concerne l’homosexualité, il est nécessaire d’être délicat, c’est le vécu de nombreuses personnes. Selon la biologie, il ne faut pas dire qu’une personne est homosexuelle car ce n’est pas le verbe être, comme s’il y avait une identité, et il faudrait plutôt parler d’orientation. Chacun de nous est plus ou moins orienté par un désir plus ou moins fort, de la même manière que l’on est plus ou moins musicien ou attiré par le football, et petit à petit notre biologie nous donne plus ou moins d’attrait pour les personnes de sexe opposé. Il n’y a pas de gène de l’homosexualité. Chez l’homme, c’est très clair, il y a le développement de deux petits noyaux du cerveau, à la base du crâne, qui nous donnent le goût de la présence féminine. Ces noyaux sont petits chez la femme et plus gros chez l’homme. Ils se développent de manière à nous rendre désirables de la compagnie des femmes. Cela existe aussi chez l’animal. Ce n’est pas une question de sexe, c’est simplement une question de goût. Donc, chacun de nous est plus ou moins sensible à l’attrait du sexe opposé. Mais la sexualité trouve initialement son sens dans la transmission de la vie, donc en pratique il était nécessaire d’être attiré par le sexe de l’autre, or c’est plus ou moins fort, comme on peut être plus ou moins musicien. Donc, une personne qui est relativement peu attirée par les personnes de l’autre sexe n’est pas forcément homosexuelle. Ensuite, elle va vivre sa vie sexuelle. Il ne faut pas confondre non plus l’amitié profonde avec une personne du même sexe, y compris une grande tendresse, avec cette question. Donc, il n’y a pas de gène de l’homosexualité : c’est simplement une question de tempérament. Il y a des personnes qui ne sont pas bien dans leur masculinité, ou dans leur féminité L’autre partie de ma question, qui est différente, porte sur les gens qui se sentent réellement mal à l’aise dans leur corps… Cela a toujours existé, mais de manière plus exceptionnelle. Il y a des personnes qui ne sont pas bien dans leur masculinité, ou dans leur féminité, et c’est souvent associé à d’autres traits de tempérament. Les études montrent qu’il n’y a pas de choses réellement biologiques, mais c’est souvent associé à d’autres traits de tempérament, comme la prise de risque. (Suite page 20)

RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2