la baule+ Avril 2025 | 27 d’extrême gauche pouvaient parader dans les dîners en ville en faisant les beaux, ils étaient les chantres de la liberté sans entrave. Je pense notamment à l’éloge de la pédophilie dans le journal Libération. Depuis que ces gens ont compris et qu’ils doutent largement de leur intelligence, ils brillent nettement moins dans les dîners en ville auprès des filles, à ce moment-là, leur seule solution est de tenter de muscler leurs adversaires, puisqu’ils maîtrisent assez bien les moyens d’expression dans Libération, Le Monde et l’audiovisuel de «sévice public » que nous payons. Vous dites souvent qu’ils ne sont plus crédibles auprès du grand public sur le plan intellectuel. Mais ne sont-ils pas en train de rentrer par une autre porte, que l’on ne soupçonne pas, à travers toutes ces directives européennes comme la CSRD, une sorte de RSE très avancée qui multiplie les engagements wokistes dans les entreprises ? Vous n’avez pas tort. Je maîtrise davantage tout ce qui se passe autour de l’audiovisuel et de la presse, mais il ne m’avait pas échappé que, au sein de la Commission européenne, on fait l’éloge du port du voile et l’on décide largement des questions d’immigration. Dans le cas de la fonction publique, et dans l’enseignement public, comme à travers des directives assez sournoises, c’est effectivement un moyen de pouvoir nous assujettir. J’attire votre attention sur ce qui est en train de se profiler. C’est gros comme une maison, cette question de l’anti-trumpisme. C’est la nouvelle porte de secours de l’extrême gauche. Je vous avoue pour ma part que je me suis réjoui de la défaite du wokisme. Les excès de langage desservent Donald Trump. La séance publique de la Maison-Blanche, peu importe le regard de chacun sur le conflit ukrainien, n’a rien ajouté à la gloire de Monsieur Trump. Je considère que la raison n’est plus de ce monde et, que ce soit à la Maison-Blanche ou à l’Élysée, une lecture psychologique s’impose d’urgence. À supposer que je sois sévère à l’égard de Monsieur Trump, ce n’est pas mon sujet et je dis simplement que, à la faveur de ces critiques, on en vient maintenant à expliquer que le trumpisme est un fascisme. Vous allez voir que ce sera une occasion extraordinaire pour l’extrême gauche de reprendre un peu du poil de la bête inhumaine en matière de tentative de censurer les gens. Je dois reconnaître que je ne considère pas que Monsieur Trump soit un modèle de distinction... Il y a une impunité totale de l’extrême gauche dans le cas de l’audiovisuel, comme au Monde et à Libération Vous imaginez des tribunaux islamiques dans les banlieues françaises. Ce qui s’est passé en Grande-Bretagne ces derniers mois, avec la reconnaissance des tribunaux islamiques, vous a-t-il inspiré ? Franchement, je ne maîtrise pas mon inconscient. Mais, consciemment, je n’ai été inspiré par rien, sinon la prévention contre l’extrême gauche et le wokisme. La plupart des journalistes qui m’ont interrogé m’ont dit que c’est « Soumission » en plus drôle. Or, je n’ai pas du tout pensé à Michel Houellebecq. D’autres ont fait une référence à «1984 ». Mais non, je n’ai pas écrit « 1984» en 2025 ! Que pensez-vous de la polémique autour de l’affiche de la France Insoumise avec la photo très déformée de Cyril Hanouna ? Elle rappelle une caricature d’extrême droite de Laurent Fabius parue il y a quelques décennies, au moment de l’affaire du sang contaminé, qui reprenait les affiches antisémites des années 40… Merci infiniment pour cette question, parce que vous mettez réellement le doigt là où cela me fait le plus mal. Ce que vous venez d’expliquer peut se résumer en deux mots : privilège rouge. Votre exemple est très bien trouvé. L’affiche de Cyril Hanouna, c’est vraiment la reprise du Juif Süss. C’est le même graphisme. Votre exemple avec la couverture de Minute sur Laurent Fabius est très bien trouvé. Je le reprendrai, parce que c’est vraiment la même thématique. J’ai écouté France Inter et cette radio antiraciste continue de protéger le parti antisémite. Il n’y a aucun doute là-dessus. Un matin, il y a eu un reportage sur les Algériens de France et sur la querelle entre la France et l’Algérie. Ils ont fait allusion à une députée écologiste d’origine algérienne qui se plaignait d’être maltraitée. Ils ont interrogé des gens qui se plaignaient, mais personne n’a critiqué la dictature algérienne, personne n’a eu un mot pour Boualem Sansal, personne n’a parlé du drame kabyle… Il y a effectivement une impunité totale de l’extrême gauche dans le cas de l’audiovisuel, comme au Monde et à Libération. La question des massacres des chrétiens et des alaouites en Syrie actuellement est sous-traitée. Voilà sous quel empire médiatique nous vivons encore ! Propos recueillis par Yannick Urrien.
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