La Baule+

la baule+ Avril 2025 | 33 Mots fléchés Les conférences du Cercle 7 attirent toujours plus de public à La Baule. Le prochain invité sera Nikola Mirkovic, qui animera une conférence-débat intitulée: « Qu’est-ce que Donald Trump va changer pour la France, l’Europe et le monde ? » Selon Nikola Mirkovic, « le nouveau président américain bouleverse tous les codes établis dans le monde occidental : wokisme, mondialisme, interventionnisme… Il remet tout à plat, quitte à se faire de nombreux ennemis, surtout en Europe. » Né en 1971 d’une mère française et d’un père yougoslave, Nikola Mirkovic est diplômé de la European Business School. Il intervient régulièrement dans différents médias français et étrangers pour commenter l’actualité politique. Auteur de plusieurs ouvrages, dont « Le chaos ukrainien», il propose une vision alternative des événements récents en soulignant notamment le rôle des États-Unis (avant le retour de Donald Trump) et de l’OTAN dans la montée des tensions internationales. Nikola Mirkovic milite également pour un rapprochement entre la France et les pays d’Europe de l’Est. Pratique : La conférence aura lieu à l’hôtel Golden Tulip de La Baule, le samedi 5 avril à 17h. L’entrée est fixée à 7 euros pour couvrir les frais de location de la salle et les intervenants. Le collectif Défense de la Mer (DLM) exprime de vives réserves concernant les chiffres annoncés par EDF Renouvelables pour le parc éolien en mer situé sur le banc de Guérande. Alain Doré, porte-parole du collectif, dénonce une « présentation inexacte » des performances de cette centrale éolienne offshore. Selon EDF-R, la production annuelle moyenne serait de 1,45 TWh avec un facteur de charge fixé à 38%. Le collectif DLM estime cependant que cette présentation comporte des biais méthodologiques importants. Alain Doré précise notamment que les calculs d’EDF reposent sur une consommation électrique moyenne par habitant jugée irréaliste car elle ne tient pas compte des fluctuations saisonnières de consommation. «Considérer une consommation identique en hiver et en été ne permet pas de donner une image juste de la réalité», souligne-t-il. En outre, DLM pointe des incohérences significatives entre les données fournies par EDF et celles disponibles sur les plateformes officielles comme RTE (Réseau de Transport d’Électricité) ou encore ENTSO-E (réseau européen des gestionnaires de réseaux électriques). Alain Doré cite l’exemple de l’année 2023, où un écart notable apparaît: EDF annonce une production de 1 658 300 MWh, tandis que les données ajustées d’ENTSO-E affichent 1 261 598 MWh, soit une différence d’environ 336 702 MWh. Le collectif souligne l’importance de cet écart, qui équivaut à environ 50 millions d’euros de subventions publiques annuelles (près de 20% du total). Par ailleurs, le collectif critique vivement les calculs du bilan carbone mis en avant par EDF. Selon Alain Doré, les chiffres officiels seraient biaisés par des hypothèses de production trop optimistes. « La première étude sur le bilan carbone réalisée en 2014 indiquait une prévision de 724 000 tonnes de CO2, dont 72% pour la phase de construction », explique-t-il. Une mise à jour effectuée en décembre 2023 révise ce chiffre à la hausse, atteignant 794 628 tonnes de CO2, avec 76% attribués à la construction. Cependant, la production annuelle initialement estimée à 1 735 MWh/an pourrait être surestimée. Avec une production inférieure de 10%, le bilan carbone réel s’alourdit nettement, passant à environ 20,35 g CO2/kWh produit, contre les 18,3 g annoncés par EDF. DLM attire l’attention sur les conséquences paradoxales de ce projet éolien : « La production éolienne pourrait remplacer en partie du nucléaire, ce qui dégraderait notre bilan carbone national, ou alors elle serait exportée, améliorant ainsi le bilan carbone d’autres pays européens aux frais des contribuables français », insiste Alain Doré. Enfin, le collectif déplore que le niveau de maintenance nécessaire soit supérieur aux prévisions initiales, soulignant que les performances insuffisantes du parc ne peuvent pas être uniquement attribuées au manque de vent. Face à ces interrogations, le collectif DLM appelle à une transparence accrue sur les données réelles du parc éolien et à un débat éclairé sur la pertinence économique et environnementale de ces installations. Éoliennes en mer : le collectif DLM conteste les chiffres avancés par EDF-R (Solutions page 34) Conférence de Nikola Mirkovic à La Baule

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