la baule+ 16 | Décembre 2025 Vous évoquez la folie humaine et les dangers que court notre civilisation sur le plan mental, avec tous les signes qui sont annoncés, comme si les choses s’aggravaient au fil du temps… Je vais revenir à l’idée qui traverse ma narration : il n’y a plus de transcendance. Il n’y a même pas de transcendance laïque. Les jugements sont rendus d’une manière administrative, les procès ne vont pas au fond des choses. Dans tous les domaines, que ce soit politique, scientifique, judiciaire ou même médical, il n’y a plus de transcendance. Je ne parle pas forcément d’une transcendance religieuse, je parle d’une transcendance comportementale. Vous dites que les jugements sont rendus d’une façon comptable, alors que l’on a le sentiment qu’il s’agit davantage d’un contexte idéologique. Qu’en pensez-vous ? La transcendance a été remplacée par l’idéologie et c’est ce qui est dramatique. Avant, le juge essayait de trouver la vérité, alors que maintenant il essaye de trouver, dans son répertoire d’idées toutes faites, les éléments lui permettant de répondre à sa question. C’est dramatique. Je tente, à travers les affaires que j’ai vécues, de montrer tout cela. L’humanité me fait peur Tout le monde a évidemment le droit à une défense, même le plus pourri des hommes. Mais comment réagir à la vindicte populaire qui, parfois, amplifie de fausses informations ? Souvent, dans la vindicte populaire, on a des hommes et des femmes encore plus pourris que le mec poursuivi par la vindicte populaire. Rappelez-vous la foule dans l’affaire Patrick Henry, elle réclamait la peine de mort. Quelle fourberie, quelle comédie, quel terrifiant théâtre ! J’ignore quelle impression vous avez eue en lisant mon livre, mais l’humanité fait peur. C’est la raison pour laquelle, quand il n’y a pas d’enseignement éthique, une métaphysique, même laïque, on est foutu. Pour répondre à votre question, ces histoires sont à l’image de l’humanité, le froid et le chaud, le jour et la nuit, donc aussi le bien et le mal… Je peux comprendre, c’est une manière de survivre. Pour ma part, l’humanité me fait peur. On n’a peutêtre pas fréquenté la même humanité. Mais je remercie le ciel de m’avoir donné ce moyen de pénétrer dans des vies incroyables et inimaginables. J’ai fréquenté ces victimes dont la souffrance est une réalité que l’on méconnaît trop souvent. On ignore ce qu’est la souffrance d’une victime. Quand je revois les proches des victimes, j’ai un sentiment de tristesse et de détresse. Vous avez défendu de vrais criminels, mais aussi des gens comme Richard Virenque. Lorsque l’on assure la défense d’un sportif accusé de dopage, peu importe le fond de l’affaire, on peut mettre son énergie totalement à la disposition de ses arguments. Mais quand il s’agit d’un véritable criminel ? Cela devient très rhétorique. La seule justification que l’on se donne, c’est que l’on est seul contre une machine gigantesque. L’accusé, quelle que soit l’horreur de son crime, dans cette horreur, est totalement seul. S’il n’a pas d’avocat, il est plus seul que seul. Il y a le procureur contre lui, le juge d’instruction contre lui, l’appareil de la police contre lui, l’opinion publique contre lui... C’est souvent justifié. Et parfois même sa propre famille. Donc, on se dit que l’on est une présence. Il peut parfois y avoir des attaques contre les juges et vous avez même défendu quelqu’un qui était soupçonné d’avoir tué un juge. Sans cautionner cela, il semble dans votre analyse que lorsque l’on a le sentiment que la sanction était justifiée, elle est acceptée. Le bandit sait au fond de lui qu’il méritait cela. Mais quand on estime qu’il y a une partialité politique ou un règlement de comptes, un sentiment de haine peut se développer. Je suis prudent, mais vous avez certainement compris… Je comprends tout à fait et j’explique cela dans mon livre. Je raconte une confrontation entre le juge Pierre Michel et l’un des patrons de la mafia, qui s’était fait arrêter à l’âge de 80 ans, que l’on voit dans le film«French Connection». Jean Jehan avait dit au juge: « Ne vous comportez pas comme un voyou, restez à votre place ! » C’est la politesse qui fait que la sentence est acceptée. Si le juge n’est pas épris de lui-même, la sentence, même si elle est injuste, peut être tolérée. Maintenant, si elle est prononcée avec arrogance, partialité et parti pris, elle ne peut pas être acceptée. Ce serait mentir que de dire que le condamné l’accepte. Il faut faire la distinction entre la justice et le règlement de comptes. C’est aussi une leçon d’histoire, qui nous rappelle le Traité de Versailles et l’humiliation : quand on humilie l’adversaire en ne lui laissant plus rien, il se venge après… Vousm’avez compris... Voilà, je cite une phrase d’Étienne Ceccaldi, qui était un ami, un magistrat de gauche et de qualité, qui disait : « Un magistrat doit être capable de condamner quelqu’un à mort avec politesse. » Propos recueillis par Yannick Urrien. Gilbert Collard : « Souvent, dans la vindicte populaire, on a des hommes et des femmes encore plus pourris que le mec poursuivi par la vindicte populaire. » La Ville du Pouliguen poursuit la mise à niveau de ses équipements publics avec un vaste programme de modernisation et de création de sanitaires, déployé entre la fin d’année et 2026. L’objectif : améliorer le confort des usagers, renforcer l’accessibilité et adapter les installations à la fréquentation croissante de la commune. Profitant du chantier en cours sur la Promenade du Port, les sanitaires installés depuis plus de vingt ans font l’objet d’une rénovation intégrale. Les travaux concernent les parois, les sols, les équipements sanitaires, ainsi que divers éléments techniques tels que la VMC et l’électricité. Une remise à neuf bienvenue pour un lieu très fréquenté, notamment en saison estivale. Les toilettes du parking du Port seront, quant à elles, entièrement remplacées par un nouveau module moderne et mieux adapté : un sanitaire accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR) et deux urinoirs. La commune a également commandé un nouveau bloc sanitaire composé d’un sanitaire PMR et de deux urinoirs. Celui-ci sera installé place des Cirques, avec des travaux prévus au cours du premier semestre 2026. Les anciennes installations du secteur du Bois, situées rue Aristide-Briand, seront démolies puis remplacées par un module intégrant un sanitaire PMR et deux urinoirs. Les travaux seront réalisés au deuxième semestre 2026, sous réserve de l’approbation de l’Architecte des Bâtiments de France. Au total, la commune compte 11 sanitaires publics, répartis sur différents sites : place du Marché, à côté du cinéma Pax, le deuxième sanitaire du Bois (allée des Grillons), place de l’Hôtelde-Ville, parking de l’école Victor-Hugo, stade Félix-Monville / skate park, plage du Nau (ouvert d’avril à fin octobre). Toilettes publiques : un programme d’ampleur au Pouliguen jusqu’en 2026 La Baule s’apprête à vibrer au rythme des pas chassés, rumbas, quicksteps et tangos, avec le 2e Trophée de la Côte d’Amour, un rendez-vous devenu incontournable pour les passionnés de danse sportive. Organisé par Duo Dance, en collaboration avec la danseuse guérandaise Marie Denigot, figure bien connue du grand public, cet événement promet un spectacle d’une rare intensité, ouvert à tous. Le samedi 13 décembre 2025, la salle Jean Gaillardon, aux Salines, sera le théâtre d’une grande compétition réunissant des couples et des solos venus de toute la région et même de l’ensemble du territoire. Toute la journée, les compétiteurs présenteront leurs programmes latins et standards : samba, jive, chacha, valse viennoise, tango… Les épreuves classificatrices débuteront dès 9h, avant de laisser place aux finales à 20h, ponctuées de démonstrations de haut niveau. Toutes les catégories seront représentées, des Juveniles aux Seniors, offrant au public un panorama complet de la danse sportive française. L’événement est placé sous l’égide de la Fédération Française de Danse et servira de qualification pour les championnats de France. Le lendemain, Duo Dance proposera un stage exceptionnel animé par Christian Millette, danseur emblématique de Danse avec les Stars, venu spécialement pour l’occasion. Une opportunité rare pour les amateurs comme pour les compétiteurs de bénéficier de l’expertise d’un professionnel de renom. Sur place, un bar et une petite restauration permettront aux spectateurs de prolonger l’expérience dans une atmosphère conviviale. Informations pratiques Salle Jean Gaillardon – Les Salines, La Baule - Samedi 13 décembre 2025 – De 9h à tard en soirée - Tarifs : 13 € / Gratuit pour les moins de 12 ans - Réservations : www.duodance44.fr La Baule accueille le 2e Trophée de la Côte d’Amour : un week-end dédié à la danse sportive
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