La Baule+

la baule+ 6 | Février 2025 Certains se souviennnent de l’énorme chantier du 6 bis, au début des années 2000, au bout de l’avenue de Gaulle, que l’on pouvait penser être le chantier du siècle. Cette fois-ci, on peut affirmer que l’aménagement du boulevard de mer est bien le chantier du XXIe siècle à La Baule. Pour réaliser les 5,5 kilomètres de réfection du remblai, quatre phases de travaux sont programmées : 1) des immeubles en vagues à l’avenue Saint-Saëns ; 2) de l’avenue Saint-Saëns à l’avenue de la Pierre Percée (zone Lajarrige – Aquabaule) ; 3) de l’avenue de la Pierre Percée à l’avenue des Hirondelles (zone Mairie-Casino) ; 4) de l’avenue des Hirondelles au Quai Rageot de la Touche. Ces travaux devraient durer dix ans. Boulevard de mer : les coulisses du chantier du siècle à La Baule Recréer la barrière de protection de la ville contre l’Océan Pourtant, malgré la publication du calendrier des travaux, les impatients se font entendre avec souvent les mêmes arguments : « À Pornichet, ils ont fait cela plus rapidement… », « Chaque fois que je me promène, je constate que cela n’avance pas… », « Pourquoi l’aspect du boulevard en travaux n’a-t-il pas changé depuis un an ? ». Pour répondre à toutes ces interrogations, la municipalité de La Baule a organisé une visite des lieux. Le chantier est complexe parce qu’il ne s’agit pas simplement de refaire la décoration, avec quelques peintures et plantations, mais de recréer la barrière de protection de la ville contre l’Océan. Or, la partie en cours, c’est-à-dire entre Pornichet et Lajarrige, s’avère être la plus difficile de tout le remblai. Loïc Mareschal, paysagiste au cabinet Phytolab, explique Un encorbellement surplombe la plage et le mur de protection, comme si un balcon de 4 mètres, avec 12 centimètres d’épaisseur, était posé sur le mur historique. Sophie Minssart, conseillère municipale, Alain Doré, directeur des services techniques, Danielle Rival, adjointe au maire, Franck Louvrier, maire de La Baule et Loïc Mareschal, paysagiste La première phase, des immeubles en vagues à l’avenue Saint-Saëns, a été découpée en deux tranches : livraison en 2026 de la tranche allant de l’avenue de Lyon à l’avenue Léo Delibes, et livraison en 2029 de la deuxième allant jusqu’à l’avenue SaintSaëns. C’est donc en 2029 que la première tranche sera achevée. Ensuite, les travaux se poursuivront sur les trois autres phases du remblai. qu’un mur de défense contre la mer avait été créé il y a cent ans et que les pieux étaient complètement érodés : « Un encorbellement surplombe la plage et le mur de protection, comme si un balcon de 4mètres, avec 12 centimètres d’épaisseur, était posé sur le mur historique. Ce balcon a été posé au niveau de la bordure du trottoir. Il est accroché avec des poutres en béton et une partie de la route tient avec des poutres tous les 5 mètres Au début, nous avions l’idée de renforcer l’ouvrage. Cependant, c’était impossible sur le plan technique et financier. Il a donc été décidé de le reconstruire complètement.» Or, c’est une situation que la ville de Pornichet n’a pas connue lorsqu’elle a refait son front de mer : « C’est un mur de soutènement en pierres. Ce sont des ouvrages qui nécessitent quelques réparations assez modestes, mais qui ne posent pas de problèmes de pérennité dans le temps. » La bonne nouvelle, c’est que cette situation ne concerne pas tout le boulevard de mer, mais essentiellement la première tranche (la zone Lajarrige) et qu’elle est moins fréquente ensuite. Cette seule première partie des travaux représente déjà la moitié du coût total de l’aménagement du bord de mer D’ailleurs, cette seule première partie des travaux représente déjà la moitié du coût total de l’aménagement du bord de mer. Danielle Rival, adjointe au maire, insiste sur le fait que cette structure n’est pas comparable à Pornichet : « Il faut tout casser, tout refaire, tout reboucher car, quand les piétons se promenaient sur le bord de mer, c’est comme s’ils étaient sur un balcon de 4 mètres de long avec seulement 12 centimètres d’épaisseur ! » Franck Louvrier, maire de La Baule, signale que cette digue constitue aussi la protection de la ville contre l’Océan : « C’est un ouvrage qui en a pour au moins cent ans. Il faut refaire ce mur historique, puisque la plupart des grosses réalisations datent de 1926. » Concrètement, lorsqu’il y a un encorbellement, c’est-àdire des locaux souterrains qui accueillent parfois des installations ou des sanitaires, tout doit être reconstruit et c’est ce qui demande plus de temps. Cela concerne environ 20 % de la surface totale du remblai, particulièrement dans le quartier Lajarrige. Pour le reste, un nouveau mur est érigé et Un nouveau mur est érigé et adossé au soutènement historique.

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