la baule+ 10 | Janvier 2025 People ► Rencontre avec l’acteur et humoriste à La Baule Jonathan Lambert : « Le théâtre, c’est l’art le plus ancien qui n’est pas menacé par l’intelligence artificielle. » Jonathan Lambert, connu pour ses chroniques humoristiques sur le plateau de Laurent Ruquier avec des personnages hauts en couleur, était en représentation à Atlantia le 21 décembre dernier pour la dernière de la pièce « L’amour chez les autres ». La Baule+ : C’est à La Baule que vous avez joué la dernière de la pièce « L’amour chez les autres ». Il s’agit d’un style qui renoue avec le théâtre classique de boulevard… Jonathan Lambert : C’est en tous les cas dans les codes du vaudeville et du boulevard, avec des couples, des tromperies, des mensonges, des quiproquos et des portes qui claquent. Dans la pièce, chaque personnage qui trompe sa moitié va dire qu’il a passé sa soirée avec quelqu’un, et l’autre partie du couple invite cette fameuse personne à dîner, comme pour un alibi, et personne ne s’y attend. Nous sommes très contents d’avoir fini cette tournée à La Baule, face à l’Atlantique, sur la plus grande plage d’Europe ! Le théâtre a beaucoup d’avenir En fait, le théâtre n’est pas condamné, y compris auprès du public jeune… Ce qu’il y a de formidable, à l’heure du spectacle vivant, surtout avec le développement de l’intelligence artificielle, qui est une vraie remise en question de la création, c’est que c’est que c’est le seul truc qui ne pourra pas être remplacé par l’IA. À moins d’avoir des hologrammes sur scène ! Mais le moment ne sera jamais aussi magique. C’est pour cette raison que je pense que le théâtre a beaucoup d’avenir. Finalement, le théâtre, c’est l’art le plus ancien qui n’est pas menacé par l’intelligence artificielle. Le dénominateur commun, c’est la comédie Dès le début, vous vous destiniez à une carrière de comédien. Mais vous avez été happé par l’univers de la radio et de la télévision… Pour moi, le dénominateur commun, c’est la comédie, que ce soit sur scène, au cinéma, à la télévision ou à la radio. Le média impose parfois une écriture différente, un format différent, mais l’intention est toujours la même. Donc, je suis très heureux de naviguer dans cet univers et je n’ai pas le sentiment de passer dans des univers différents quand j’écris une chronique pour la radio, quand je fais un personnage à la télévision, ou quand je joue au théâtre. Enfin, quels sont vos projets ? Je viens de terminer seul en scène « Rodolphe » à Paris. J’ai besoin de finirmes projets pour passer aux suivants, surtout lorsqu’il s’agit de la scène. Pour 2025, on va me voir dans une comédie de Claude Zidi junior. C’est une comédie sur la Seconde Guerre mondiale. On n’avait pas vu cela depuis longtemps... Propos recueillis par Yannick Urrien.
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