la baule+ 24 | Mai 2025 Des journalistes du quotidien « Libération » ont mené une grande enquête sur le phénomène « La Baule+». Au départ, un SMS de la personne en charge des médias annonçant sa visite à La Baule le 27 février dernier, avec deux collègues, pour parler du succès et de la ligne éditoriale de La Baule+. Rendez-vous est pris avec Adrien Franque, Nicolas Massol et le photographe Denis Allard : Libé a déclenché l’artillerie lourde pour venir découvrir les coulisses du journal gratuit dont toute la France parle. Traitement spécial En règle générale, ce traitement spécial est plutôt réservé à des personnalités médiatiques nationales, comme Pascal Praud, Cyril Hanouna ou Bernard de la Villardière. Or, ce qui intrigue nos confrères, c’est la ligne pluraliste de La Baule+. Ainsi, André Bercoff, figure de Sud Radio, en une du numéro de décembre, est qualifié de «complotiste » parce qu’il a ouvert le débat sur la vaccination à ARN messager. Dans le même contexte, Il y a quelques années, le Rav Le journal « Libération » consacre deux pages au phénomène La Baule+ Haïm Dynovisz nous avait accordé un entretien choc qui a retenu l’attention de nos confrères, notamment lorsqu’il considère que les Occidentaux ont créé le Covid. Ce passage lui a valu l’étiquette de « conspirationniste ». Pourtant, le rabbin avait raison avec quelques années d’avance, puisque l’hypothèse d’une fuite de laboratoire, longtemps écartée, est maintenant officialisée. C’est déjà un premier pas. La ligne pluraliste est évoquée à plusieurs reprises L’enquête a duré plusieurs jours et les journalistes ont contacté différentes personnalités. Elle a été publiée dans l’édition du mardi 15 avril dernier sur une double page. Un sacre pour La Baule+ qui s’en sort plutôt bien. Il faut dire qu’être journaliste à Libération, c’est un peu être le gardien de la bien-pensance, celui qui distribue les bons et les mauvais points dans le cadre du crédit social médiatique. En ce qui concerne La Baule+, la ligne pluraliste est évoquée à plusieurs reprises à travers des mentions de personnalités de gauche ou de droite. Or, ce qui semble déranger, c’est un excès de pluralisme, voire une forme d’incohérence. Les journalistes qualifient même cela de ligne éditoriale « bordélique »... La Baule+ a aussi sa démarche inclusive, en offrant ses colonnes aux SDF médiatiques Il y a la tradition de la place du pauvre à Noël pour les chrétiens, la part du mouton sacrifié à l’Aïd pour les musulmans, la Tsédaka chez les juifs… Or, La Baule+ a aussi sa démarche inclusive, en offrant ses colonnes aux SDF médiatiques, les Sans Média Fixe : c’est-àdire ceux qui ont des choses passionnantes à dire, qui ont travaillé leurs sujets, qui ont parfois été éminents dans leur domaine, mais qui un jour ont exprimé une parole qui ne convenait plus à la doxa ambiante et qui ont été bannis des médias institutionnels. Comme le professeur Perronne pour la santé, le professeur Gervais pour le climat, le professeur Lugan pour l’histoire... Des concentrés de savoir, de connaissance et d’analyse. Ils auront toujours leur place dans notre ligne éditoriale « bordélique ». Si tout le monde « s’arrache » (dixit Libé) La Baule+, c’est aussi parce que ce mensuel a un ton propre L’enquête atteste du succès du journal : « Tous les commerçants interrogés nous le confirment : les présentoirs devant leurs boutiques doivent être réapprovisionnés régulièrement ». Libération rappelle que la presse gratuite a subi de grosses difficultés ces dernières années. Mais si tout le monde « s’arrache » (dixit Libé) La Baule+, c’est aussi parce que ce mensuel a un ton propre, incarné par « le meilleur sociologue de la presqu’île»: « Il connaît mieux que personne les passions qui excitent ses habitants, de Pornichet à La Turballe. Tout le monde lui parle d’un entretien sur les ovnis avec l’ancien présentateur du JT Jean-Claude Bourret ? Il en remet une couche en interviewant Egon Kragel, expert autodéclaré en ufologie. » C’est vrai, Libération cite le fait que « La Baule+ est parfois conçu comme une série Netflix » car, quand on a fini un numéro du journal, « on veut le prochain… » Un reportage honnête Merci à nos confrères de Libération, Andrien Franque et Nicolas Massol, pour ce reportage finalement assez honnête, mais - ce qui n’est pas contradictoire - parfois peu objectif. Cela ne constitue pas une critique, puisque l’objectivité reste un critère très flou. Certes, leur idée n’était pas de nous faire le moindre cadeau, mais ils ont mené un travail fouillé, parfois à charge, pour un compte rendu qui peut sembler ironique et caricatural à certains égards, mais qui se révèle loin d’être antipathique ou sévère. En conclusion, il en ressort que La Baule+ est vraiment un journal à part, qu’il rencontre un succès impressionnant et qu’il est ouvert à tous… À bientôt, chers confrères, pour deviser ou s’opposer sur les concepts de pluralisme et de liberté d’expression, vous serez toujours les bienvenus à La Baule !
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