la baule+ 4 | Mars 2025 Attractivité ► La Baule gagne 54 places dans le Top 500 des villes du JDD ! Franck Louvrier : « De plus en plus de gens veulent vivre au pays des vacances. » En un an, La Baule-Escoublac a gagné 54 places dans le Top 500 des « Villes et villages où il fait bon vivre » publié par le Journal du Dimanche, atteignant ainsi la 275e position parmi 34 808 communes françaises. Les éléments de sélection portent notamment sur la sécurité, la fiscalité et le dynamisme culturel. La Baule+ : Le Journal du Dimanche a mis à l’honneur La Baule dans le classement des villes où il fait bon vivre. Quels sont les critères spécifiques de ce palmarès ? Franck Louvrier : C’est vrai, il y a beaucoup de classements, mais il y a deux critères importants. D’abord, le temps, et ce classement existe depuis plusieurs années. Ensuite, il y a les critères effectifs. Dans ce classement, il y en a 205 à partir des données de l’INSEE et d’autres organismes spécialisés. Ce sont des éléments qui concernent la sécurité, l’environnement, les finances et les impôts locaux. Cette année, La Baule a gagné 54 places, en 275e position, sur plus de 34 000 communes. La Baule a retrouvé son dynamisme pour une raison simple : de plus en plus de gens veulent vivre au pays des vacances. C’est devenu une ville balnéaire à l’année, avec une activité qui n’est pas uniquement liée à la saison estivale. La population augmente et l’État considère que nous sommes une ville de 80 000 habitants, alors que nous sommes réellement 18 000 à l’année. Mais cela fluctue, puisqu’il y a des gens qui vivent de plus en plus longtemps sur notre commune, parfois entre 6 et 8 mois. C’est cette dynamique qui est aussi saluée. Il y a de plus en plus d’animations tout au long de l’année Que répondez-vous à ceux qui estiment que La Baule est souvent triste au mois de novembre ou de janvier, avec très peu de monde… C’est vrai que nous sommes une ville qui est très liée à la météo et vous ne citez pas les mois les plus attractifs... En réalité, il y a de plus en plus d’animations tout au long de l’année. La municipalité a investi 600 000 € dans les animations commerciales l’an dernier, de Noël Magique aux nocturnes du marché l’été. Nous devrions avoir un mois de mai intéressant car il y aura beaucoup de ponts. La population augmente et il y a une demande légèrement différente en matière culturelle. La dynamique commerciale a beaucoup d’impératifs, puisque le mode de consommation des Français a changé. Malheureusement, les magasins physiques sont moins fréquentés, au profit des magasins virtuels, et il faut donc avoir une approche un peu différente. Notre objectif est de gagner en population, parce que c’est le nerf de la guerre. On finissait souvent la saison avec le Triathlon, qui a lieu en septembre. Aujourd’hui, on termine la saison avec le Marathon, qui a lieu au mois de novembre. Nous ne cherchons pas à avoir plus de monde l’été, mais nous voulons plus de monde l’hiver. C’est aussi la raison pour laquelle nous avons investi 1,5 million d’euros dans un nouvel espace événementiel au-dessus de la Galerie du Casino. En ce moment, nous travaillons sur le quartier du Casino Jusqu’à présent, on faisait souvent une corrélation entre l’accroissement de la population et le dynamisme des commerces physiques. Aujourd’hui, cette trajectoire ne se vérifie plus. Auparavant, avec mille habitants supplémentaires, on pouvait prédire et quantifier l’accroissement de chiffre d’affaires potentiel pour les commerçants. Désormais, notamment avec le développement d’Amazon, qui a beaucoup communiqué pour cibler la population de la presqu’île, cela ne se mesure plus réellement… C’est la réalité et il suffit de voir nos enfants, ils ne consomment pas de la même façon que nous ou nos parents. Maintenant, certaines personnes vont dans un magasin pour simplement voir un produit. Il y a des méthodes commerciales à travailler. Il y a quand même des chiffres positifs. Le nombre de commerces vacants à La Baule est inférieur à la moyenne nationale, puisqu’il est autour de 3 % contre 13 à 14%. Il y a donc une rotation permanente. Cela signifie qu’il n’y a pas de commerces abandonnés, comme on a pu les observer avenue Lajarrige qui a connu une période difficile. Aujourd’hui, elle est devenue une avenue très dynamique. En ce moment, nous travaillons sur le quartier du Casino. Nous allons aussi changer l’accès à ce quartier. On dit toujours que la voiture amène le business : on va donc y accéder plus facilement et, plutôt que de le faire contourner, les services de la voirie travaillent pour que les voitures passent davantage dans ce quartier. Doit-on aussi analyser la consommation à l’échelon de la presqu’île ? Notre bassin, c’est également le bassin industriel de Saint-Nazaire. Il y a des gens qui travaillent à Saint-Nazaire et qui habitent à La Baule. Il suffit de se lever tôt le matin pour voir toute cette circulation sur l’ensemble des axes de communication terrestres vers Saint-Nazaire et Nantes. Les gens recherchent aussi une forme de sécurité. Nous avons mis des moyens techniques et humains, et c’est un vrai plus produit. Les grandes villes n’apportent plus cette sérénité et cet apaisement. Une famille bauloise peut déjeuner à LB Mer ou La Bergerie à La Baule, puis aller acheter des vêtements masculins chez Leprêtre au Pouliguen, ensuite passer à Guérande chez Cadréa pour acquérir un tableau, et se retrouver le soir au Château des Tourelles… C’est donc un PIB global qui est à prendre en compte… Il serait intéressant de mesurer la richesse produite sur l’ensemble du territoire. Il faut aussi continuer d’offrir de nouveaux services. Chaque week-end, nous proposons une manifestation culturelle. Je remercie vraiment nos commerçants qui essayent d’avoir de nouvelles offres. Il y a des commerçants qui investissent pour, justement, essayer d’attirer une nouvelle clientèle. Propos recueillis par Yannick Urrien.
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