la baule+ 12 | Septembre 2025 D’ailleurs, vous êtes tellement prudent que vous vous arrêtez à Jacques Chirac… Est-ce par peur ? Non, je n’ai pas peur, c’est le premier tome. Les deux premières cohabitations sont des périodes très intéressantes. Par exemple, il y a eu la mort du ministre Charles Hernu. C’était un proche de François Mitterrand, plusieurs fois ministre de la Défense. Il a été sacrifié après le scandale du Rainbow Warrior. Il est mort bizarrement en 1990 d’une crise cardiaque au moment d’un meeting politique. J’ai des éléments précis et il aurait subi l’injection d’un produit dans le cou... Bref, il aurait été empoisonné. Cette histoire n’a jamais fait l’objet d’une enquête. Est-ce lié aux rumeurs sur le fait qu’il aurait été un agent de l’Est, notamment proche du KGB ? On a dit que c’était un agent des services secrets bulgares. Je n’ai pas creusé ce dossier. C’est possible, mais j’ai des doutes. Dans la vie politique française, si vous analysez les attaches des uns et des autres depuis un siècle, il y a de nombreux élus qui ont eu des attaches avec les services secrets américains ou russes, mais surtout américains, et qui, pour autant, n’ont pas mené des actions négatives à l’égard de leur pays. Il faut aussi s’interroger sur la mort de Georges Pompidou. C’était le premier successeur du général de Gaulle et il avait poursuivi la politique étrangère du général, c’està-dire un équilibre entre les États-Unis et l’Union soviétique. On permettait aux deux grands de discuter. Il ne faut pas oublier que nous Hubert Marty dans le studio de Kernews. L’ancien commissaire dispose de la planche avec les photos prises après la découverte du corps de Pierre Bérégovoy. Hubert Marty : « Le prince de Broglie avait un dossier encombrant, celui du financement de la campagne de Giscard. » avions abrité les négociations pour la paix au Vietnam. Je pense que Pompidou agaçait les Américains. Je me pose souvent cette question sur sa maladie, la maladie de Waldenström, qui touche à peu près vingt personnes par an en France: donc, la probabilité pour qu’elle touche le président de la République est quand même assez faible ! À partir de 1973, la CIA avait mis un focus sur Pompidou et elle se débrouillait même pour recueillir ses urines pour les analyser. Peut-être que certains attendaient sa fin ? Après la mort de Pompidou, on retrouve deux candidats atlantistes, Giscard d’Estaing, qui a toujours été pro-américain, et Mitterrand, qui était un atlantiste connu. Mitterrand s’était fréquemment opposé à de Gaulle dans sa politique d’indépendance nationale. Regardez les positions de François Mitterrand quand nous sommes sortis de l’OTAN ! Vous évoquez aussi la période Giscard… D’abord, l’affaire de Broglie. C’est un vrai assassinat. Il a été tué trois semaines après la fondation du RPR par Jacques Chirac. Le prince de Broglie avait un dossier encombrant, celui du financement de la campagne de Giscard, et, quand on creuse, on s’aperçoit qu’il avait été financé par des banques espagnoles. Il avait décidé de faire passer ses dossiers à Chirac, qui devenait l’opposant numéro un. J’ai eu la chance de rencontrer Roland Dumas à plusieurs reprises, mais aussi Guy Simonnet, le policier qui a organisé l’assassinat du prince de Broglie. Il m’a raconté avoir rencontré en prison Jacques Mesrine qui lui avait dit avoir des complicités au sein de l’État. D’ailleurs, quand on regarde la façon dont Mesrine s’est évadé à plusieurs reprises, on comprend qu’il a forcément bénéficié de l’appui ou de la connivence de personnes au ministère de la Justice. Je m’interroge ensuite. Est-ce que Mesrine a participé à l’assassinat de Robert Boulin ? Sa mort est très certainement liée à celle de Jean de Broglie. Ensuite, il y a une autre mort mystérieuse, celle de Joseph Fontanet, ancien ministre de Georges Pompidou, qui aurait reçu des confidences sur la campagne de Giscard de la part du prince de Broglie. Ce sont vraiment des affaires d’État. Enfin, avez-vous le sentiment que ces affaires de morts mystérieuses, organisées par l’État profond, se sont amplifiées ces dernières années ? Oui. Il y a des listes qui circulent, avec souvent des lanceurs d’alerte, comme Claire Séverac, notamment sur les questions de conditions de vie, de pharmacie ou de médecine. L’État profond n’a pas forcément des objectifs politiques, puisqu’il s’attaque à tout ce qui dérange les lobbys puissants, à savoir l’armement, la santé, l’énergie et l’agroalimentaire. Tous ces lobbys mènent des actions énormes à Bruxelles pour encourager ou freiner des réglementations sanitaires ou chimiques. L’objectif est clairement d’éliminer tous ceux qui gênent les objectifs et la rentabilité des acteurs de l’État profond. Dès qu’il y a beaucoup d’argent en jeu, si l’on ne touche à rien, il n’y a pas de problème. Mais dès que l’on commence à mettre un grain de sable dans la machine, une alerte se fait. Et cela peut aller jusqu’à la mise hors circuit... Propos recueillis par Yannick Urrien. Après 11 mois de fermeture pour travaux, le bureau de poste de La Baule a réouvert le 21 août dernier, offrant à ses 340 clients quotidiens un espace entièrement métamorphosé. L’établissement a bénéficié d’une rénovation complète de 350 000 euros pilotée par La Poste Immobilier, transformant radicalement l’expérience client. Le nouveau bureau s’articule désormais autour de trois univers distincts. L’espace de vente grand public propose tous les services essentiels de La Poste via des bornes tactiles et des produits en libre-service, incluant une nouvelle gondole La Poste Mobile pour la démonstration de téléphones mobiles. Une grande table permet aux clients de préparer leurs envois avec le matériel mis à disposition. L’espace conseil bancaire a été repensé pour améliorer le confort et garantir la confidentialité. Les six conseillers bancaires sont équipés de tablettes pour simplifier les parcours de vente avec signature électronique et peuvent proposer des rendez-vous en visioconférence. Un espace dédié aux professionnels assure un accueil personnalisé avec des conseillers spécialement formés pour les accompagner dans leurs démarches quotidiennes de financement, assurance, juridique et communication. L’innovation majeure réside dans l’intégration d’un espace Louvre Banque Privée, une première pour La Baule. Deux conseillers spécialisés y accompagnent les clients patrimoniaux en matière d’ingénierie patrimoniale, de gestion et de conseil en investissements, offrant un suivi personnalisé et confidentiel. La Baule : le bureau de poste rouvre ses portes après 11 mois de travaux La rénovation s’inscrit dans une démarche écoresponsable exemplaire. Le bureau a été rénové du sol au plafond avec du mobilier contemporain fabriqué par des PME françaises et des matériaux biosourcés, notamment une peinture aux algues. L’acoustique et la luminosité ont été améliorées grâce à des luminaires 100% LED, tandis qu’une ventilation adaptée optimise la qualité de l’air tout en réalisant des économies d’énergie. Fait remarquable, 85% des déchets générés par les travaux ont été revalorisés. L’équipe de 21 collaborateurs, incluant 11 chargés de clientèle, 6 conseillers bancaires dont 2 conseillers Louvre Banque Privé et 4 managers, accueille les usagers du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 14h à 18h, et le samedi de 9h à 12h30. Ce bureau s’inscrit dans un réseau étendu de services postaux à La Baule, comprenant deux agences postales communales, plusieurs points relais et trois partenaires relais colis «Pickup» avec une consigne automatique. Le Centre communal d’action sociale (CCAS) du Pouliguen innove en proposant, pour la première fois, un atelier collectif gratuit destiné aux futurs et jeunes retraités. Baptisé Bienvenue à la retraite, ce cycle de six séances vise à accompagner ce passage de vie afin de le rendre plus serein, actif et épanouissant. Animés par des intervenants spécialisés, les rendez-vous aborderont des thématiques variées : santé, activité physique, gestion du budget, relations sociales, engagement associatif… Autant de clés pour bien vivre cette transition et construire de nouveaux projets. « La retraite marque un tournant, et il est parfois nécessaire d’être accompagné pour se projeter dans ce nouveau rythme », souligne la municipalité, qui souhaite offrir aux participants un espace d’échanges et d’informations. Les ateliers auront lieu en mairie, salle 203, chaque vendredi matin de 10 h à 12 h, aux dates suivantes : 19 et 26 septembre, 3, 10 et 17 octobre, puis 14 novembre. Le nombre de places étant limité à 15, les inscriptions sont obligatoires auprès du CCAS (02 40 15 08 02 – ccas@ mairie-lepouliguen.fr). Le Pouliguen : un atelier pour bien préparer sa retraite
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