La Baule+
la baule + 18 // Juin 2021 Sciences ► La musique a une influence sur notre corps et notre santé François-Marie Dru : « Le son harmonieux a des effets sur les cellules. » C ’est le premier livre complet sur le pouvoir du son. Il est issu de plusieurs années d’enquête de François-Marie Dru, qui a analysé de nombreuses études effectuées dans le monde sur le pouvoir des vibrations et du son sur la vie humaine, animale et végétale. L’auteur met en lumière les effets des vibrations sur l’ADN, sur nos cellules, celles du règne végétal, mais aussi sur les cycles de la Terre, de la Lune, ainsi que sur le mouvement des planètes et des étoiles. Grâce à ce voyage dans le monde des ondes, il nous permet de comprendre comment la musique peut contribuer au progrès dans des domaines aussi variés que la médecine, l’énergie, l’éducation et l’écologie, et inspirer des solutions innovantes à de nombreuses probléma- tiques de notre siècle. François-Marie Dru est diplômé du Berklee College of Music. Musicien et compositeur, il est également respon- sable du pôle musicothérapie à l’institut Rafaël - Maison de l’après-cancer à Pa- ris. « Tout est vibration » de François-Ma- rie Dru est publié aux Éditions Leduc. La Baule + : Vous avez mené un travail d’’en- quête autour des vibra- tions et du son pour nous faire comprendre à quel point les sons in- fluencent notre mental, mais aussi notre phy- sique. Nous avons tous observé que les murs vibrent lorsque l’on met de la musique très forte... Est-ce la base de cette réflexion ? François-Marie Dru : Oui. Et comment faire vibrer nos murs intérieurs aussi. Dans ma vie de musicien, j’ai souvent été émerveillé par le pouvoir du son sur mes émotions et sur mon état physique, donc j’ai es- sayé de comprendre l’effet de cette matière sonore. Effectivement, le son peut détruire des murs, c’est la symbolique des murs de Jéricho, mais on peut aus- si purifier de l’eau avec le son et soigner beaucoup de choses. Le son est une vibra- tion, tout comme la lumière, les molécules ou les atomes, et les intensités et les na- tures sont différentes. Mais le lien ultime qui nous unit à la nature ou au cosmos, c’est la vibration. Ensuite, il y a la résonance, c’est-à-dire l’échange d’informations. Une station de radio a une antenne émettrice, l’audi- teur a un récepteur et, quand les deux appareils sont sur la même fréquence, il y a un échange d’informations. Cela peut être aussi la voix, mais également un échange entre des molécules ou des étoiles. On va de l’infiniment petit à l’infiniment grand. C’est la résonance. Vous avez vous-même été surpris par l’in- fluence positive de la musicothérapie sur vos patients… Quand on entend le terme de musicothérapie, les gens pensent que quelqu’un va venir dans un hôpital avec une guitare et l’on a du mal à croire que cela va soigner la maladie… En réalité, il s’agit d’utiliser des vibra- tions sonores avec des com- binaisons de fréquences et il y a de nombreuses façons de travailler. Je me suis for- mé un peu partout. J’ai suivi Fabien Maman, un musicien devenu acupuncteur, qui a développé de nombreuses techniques avec des diapa- sons, et j’ai pu observer qu’il pouvait soigner de nom- breux problèmes physiques très concrets. Avec la voix, on peut faire des médita- tions sonores. Les bains so- nores permettent de créer une forme d’hypnose très profonde dans laquelle la personne trouve une séré- nité propice à son auto-gué- rison. Un peu de bien-être tous les jours contribue à un rétablissement progres- sif et, un jour, on découvre que l’on est guéri. La vibra- tion, c’est une ronde, et il y a une ligne d’horizon : à force de monter et descendre, on trouve un point d’équilibre. C’est la thérapie par l’har- monie. Il y a plein de choses que l’on ne perçoit pas... Les ondes ne se voient pas, le son ne se voit pas... Cela signifie-t-il que l’être humain serait une sorte de transistor qui perçoit le toucher, l’odorat, le son et la vue, mais qu’il y a peut-être d’autres dimensions que nous n’appréhen- dons pas ? Oui, le corps humain est comme un récepteur radio, mais aussi un émetteur. Il va capter des ultrasons, puis ces ultrasons deviennent des ondes radio. Après, ce sont des micro-ondes, après, cela devient des infrarouges et, à un moment, cela devient de la lumière et des couleurs. C’est un spectre. L’être hu- main va capter les ondes de la lumière avec les yeux, les ondes du son avec les oreilles, mais on ne voit pas les ondes radio qui sont pourtant toutes dans nos pièces. Elles sont partout. C’est la magie du son. On ne le voit pas, pourtant il a un effet puisque l’on peut voir les vibrations du son créer des formes très géométriques et très belles. L’être humain capte une certaine fourchette, entre 0 et 20 000 hertz, alors que le dauphin peut capter entre 0 et 200 000 hertz… Donc, entre 20 000 et 200 000 hertz, il y a toute une plage vibratoire que l’homme ne capte pas. Cela n’existe pas pour nous, mais les dau- phins peuvent entendre ces ondes. Il y a plein de choses que l’on ne perçoit pas, donc on n’a même pas conscience que cela peut exister ou non. Cela montre bien que notre conscience de la réalité est forcément limitée. En com- prenant cela, on va vers le si- xième sens. On peut avoir de la télépathie avec un animal, ou ressentir l’énergie des plantes ou des étoiles. Idem pour la vue, il y a peut-être des choses qui sont autour de nous et que l’on ne voit pas… Tout à fait ! Qu’est-ce que la réalité ? Est-ce simple- ment ce que l’on voit ? Il est évident qu’il y a beaucoup de choses que l’on ne voit pas et qui, pourtant, existent. Il y a aussi les odeurs qui sont des fréquences. Les huiles essen- tielles vibrent entre 50 000 et 150 000 hertz, cela a déjà été mesuré, donc elles vont
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