La Baule+

la baule + 6 // Mai 2021 O n a pris l’habitude de croiser Valé- rie Pécresse à La Baule en période estivale et pendant les vacances scolaires. Toutefois, en raison du confinement et des restrictions de dé- placement, la présidente de la Région Ile-de- France n’est pas venue au cours des vacances de printemps. Nous l’avons contactée pour commen- ter l’actualité politique et elle invite les rési- dents secondaires bau- lois qui sont électeurs en Ile-de-France à se mobi- liser pour éviter que la Région tombe entre les Politique ► L’appel de la présidente de la Région Ile-de-France Valérie Pécresse : «Attention à ne pas laisser l’Ile-de-France, la première Région de France, tomber entre les mains d’une gauche radicale. » mains de la gauche radi- cale. La Baule + : Julien Bayou, chef de file des écologistes, a reconnu une maladresse après cette campagne des éco- logistes : « Les boomers, eux, ont prévu d’aller voter ». Or ce slogan révèle un certain état d’esprit… Que répon- dez-vous à cela ? Valérie Pécresse : J’ai trouvée choquante cette campagne de communica- tion qui visait à pointer et stigmatiser le vote des boo- mers pour stimuler le vote des plus jeunes. Cette ap- proche est contraire à l’uni- té nationale et contraire même à la cause environ- nementale qui doit ras- sembler tous les Français, quels que soient leur âge, leurs milieux sociaux et leurs convictions. Les Verts se sont platement excusés mais, en réalité, leur cam- pagne de communication reflétait leur conception manichéenne et idéologique du débat public. Pour eux, il y a les «bons écologistes» contre les autres. Leur vi- sion de la société française est conflictuelle. Elle est marquée, comme une partie de la gauche, par les mou- vements anti-croissance, indigénistes, islamo-gau- chistes… C’est le contraire de la République unie que je défends et de l’écologie des solutions concrètes que je mets en pratique depuis six ans en Ile-de-France. Certaines de nos élites politiques et intellectuelles cèdent tout au politiquement correct… Il y a quelques années, les candidats s’oppo- saient sur des projets liés à l’emploi, les trans- ports ou le logement. Comment analysez-vous cette évolution, ou dé- gradation, du débat vers des thèmes autour de l’identité et de la race ? Le paradoxe, c’est que les mouvements anti-racistes sont devenus obsédés par les questions de race. Il est inad- missible de dire aujourd’hui que des personnes blanches sont invitées à se taire dans des réunions regroupant nos compatriotes noirs. Inac- ceptable d’entendre certains réclament le déboulonnage de nos statues. Intolérable de voir des Républicains sincères accusés d’être xé- nophobes. Et insensé de vouloir, comme l’a proposé le maire écologiste de Lyon, faire un budget municipal «genré», c’est-à-dire ciblé sur le sexe et non sur l’uni- versalité humaine. La Répu- blique française est menacée par les communautarismes et les séparatismes. Tout cela est lié à une immigration non contrôlée et à une intégration qui ne fonctionne plus. Il y a aussi une absence de straté- gie de peuplement et de mo- dernisation pour désenclaver les ghettos urbains. Et puis, je constate un manque de bon sens et de courage chez certaines de nos élites poli- tiques et intellectuelles qui cèdent tout au politique- ment correct… Il faut revoir tout cela, et surtout, il faut que l’on rallume, au cœur de notre société, le sentiment de la fierté nationale. C’est la fierté française qui peut être le ciment de toutes nos diffé- rences. A la tête de la Région Ile-de France, moi je ne cède rien sur les valeurs de la Ré- publique ! Je dis aux électeurs que leur vote est capital Quel message souhai- tez-vous lancer aux résidents secondaires électeurs franciliens qui seraient tentés de s’abs- tenir de voter les 20 et 27 juin, parce que la po- litique ne les intéresse plus ? Je dis aux électeurs que leur vote est capital car leur Ré- gion a un pouvoir écono- mique et social extrêmement important. Attention à ne pas laisser l’Ile-de-France, la première Région de France, tomber entre les mains d’une gauche radicale. Pour sortir de la crise sanitaire, écono- mique et républicaine que nous traversons, il faut des leaders régionaux solides et imaginatifs, capables de ras- sembler toutes les bonnes volontés. L a Ville du Pouliguen et la Ligue contre le Can- cer développent un partenariat autour de trois projets : la création d’un es- pace sans tabac, la mise en place d’actions de préven- tion autour de la protection solaire, et l’éducation à la santé. Marion Laloue, adjointe à la santé, à la prévoyance et aux seniors, indique que « dès cet été, la Ville va créer, sur la plage du Nau, un es- pace non-fumeurs. Ce lieu délimité se situera à proxi- mité des jeux pour enfants et des clubs de plage. Des actions y seront menées par la Ligue, notamment au- près des parents, dans un esprit de prévention, et non de répression. L’objectif est de dénormaliser le tabac. Ce type d’initiatives revêt aussi une dimension envi- ronnementale et peut servir d’exemple. » Le docteur Philippe Berge- rot, radiothérapeute et pré- sident du Comité départe- mental de la Ligue, entend travailler aussi sur la préven- tion solaire : « Pour sensibi- liser le public à la protection solaire, la Ligue proposera des animations ludiques sur la plage du Nau, les 20 juil- let et 3 août prochains. Ces opérations seront propo- sées dans le cadre du Beach Tour, accueilli cette année à deux reprises par la Ville du Pouliguen. Le Beach Tour est organisé par les services de l’État en charge du sport en Loire-Atlantique, afin de prévenir les noyades et développer l’aisance aqua- tique. » Par ailleurs, Marion Laloue évoque l’éducation à la santé : « Nous souhaite- rions également proposer des interventions au collège afin d’informer les élèves sur les risques liés au tabac. Nous envisageons ainsi de mener des actions d’édu- cation à la santé, avec un suivi durant un an, en lien avec l’équipe pédagogique, l’infirmière scolaire et les parents. » Enfin, la Ligue contre le Cancer lance un appel à bénévoles dans le secteur du Pouliguen pour mener différentes missions de pré- vention dans le domaine de la santé (scolaires et grand public), organiser des évé- nements pour collecter des fonds et rechercher des partenaires. Contact : 02 40 14 00 14 ou par courriel à servicebenevolat.cd44@ ligue-cancer.net Partenariat entre Le Pouliguen et la Ligue contre le Cancer

RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2