la baule+ 30 // Mai 2022 Taxation des résidences secondaires à Pornichet. J’aime bien le courrier des lecteurs. Dans le dernier numéro, rebelote sur la taxation des résidences secondaires, mais, je crois qu’il s’agit de La Baule, or le Maire de La Baule a dit qu’il ne taxerait pas ces résidences. Moi, je veux parler de Pornichet, où je possède une résidence secondaire. Monsieur le maire de Pornichet croit bon de taxer ce genre de résidence pour faire baisser les prix de l’immobilier, au profit des habitants sédentaires de sa commune. Cette taxe va peutêtre faire vendre et fuir les résidents «pauvres », comme moi, mais, pour les personnes aisées financièrement, cette taxe ne va rien changer. Elle va aider à payer les travaux, nécessaires, j’en conviens. Monsieur le Maire ne veut sans doute que des personnes d’un « certain standing » sur sa commune. Pour moi, si je suis à Pornichet, et très content d’y être, c’est tout simplement parce qu’il s’agit d’un bien de famille qui a été correctement transmis (depuis 100 ans). Sinon, mon emploi de simple fonctionnaire ne m’aurait jamais permis de m’offrir une maison à Pornichet. Je pense que cette nouvelle taxe va induire le contraire du but recherché. Luc Echappe (courriel) Haro sur le directeur de l’hôpital de Saint-Nazaire. Un article publié le mois dernier sur le centre hospitalier de Saint-Nazaire attire l’attention de vos lecteurs sur la situation de l’hôpital local de Saint-Nazaire. À l’appui de ce constat, une expérience personnelle qui se serait produite le 4 mars dernier, au cours de laquelle une dame de 90 ans, la mère du protestataire, serait restée sur un brancard dans les couloirs des urgences durant toute la nuit. Celle-ci avait été amenée à l’hôpital par son fils parce que souffrant d’une déficience respiratoire. Au-delà du fait qu’il ne s’agissait vraisemblablement pas d’une situation d’urgence puisque la patiente n’a finalement pas été admise, elle est sortie le lendemain des faits, notre interlocuteur n’a de cesse, dans son article, d’accuser le directeur de l’hôpital de tous les maux (M. le directeur, ne voyez-vous pas ce qui se passe dans votre établissement, êtes-vous trop occupé pour descendre voir comment fonctionne votre service des urgences, avec une organisation comme la vôtre et votre attitude de l’autruche, je n’ose pas penser à la pagaille si… » Aussi, est-il curieux de constater que le seul et unique responsable de cette situation dégradée serait, selon notre commentateur, le directeur. Comme si le directeur de l’hôpital n’était pas au courant de ce qui se passe au quotidien dans son hôpital ! Comme si le directeur n’avait aucun contact avec l’ensemble du personnel hospitalier, les syndicats, la direction et qu’il restait cloîtré dans son bureau sans connaître les innombrables difficultés qu’il a la charge de résoudre ! Comme si le directeur disposait personnellement de tous les moyens (juridiques, matériels, budgétaires, humains, pour résoudre l’infinité de problèmes qui se posent à lui en permanence pour tenter, au mieux, de faire « tourner sa boutique ». Comme si le directeur ne faisait remonter aucune des difficultés qui l’assaillent quotidiennement à son autorité de tutelle ! On lit très régulièrement, dans la presse locale, la situation difficile de l’hôpital de Saint-Nazaire encore aggravée par la Covid, et, pour pouvoir fonctionner normalement, le service des urgences aurait besoin de 30 médecins, or il n’y en a que 25 à 26… Pensez-vous que si le numerus clausus a conduit à une pénurie de médecins sur le terrain, c’est la faute du directeur de l’hôpital de Saint-Nazaire ? Pensez-vous que si une infirmière commence sa carrière avec 1 450 euros et se désintéresse de l’hôpital public, c’est la faute du directeur de l’hôpital de Saint-Nazaire ? Pensez-vous que si le service des urgences est submergé de patients qui n’ont pas un centime à débourser avant d’être pris en charge (généralisation du tiers payant), et parfois pour de la simple « bobologie», c’est la faute du directeur de l’hôpital de Saint-Nazaire ? Pensez-vous que l’insuffisance de masques disponibles et la prise en charge parfois hasardeuse de l’épidémie de Covid soient dues à la mauvaise gestion du directeur de l’hôpital de Saint-Nazaire ? A aucun moment notre lecteur n’estime que le politique pourrait avoir une quelconque responsabilité dans la situation qu’il dénonce. Manifestement, notre commentateur n’a jamais exercé la moindre responsabilité dans un établissement public ou une administration quelconque pour ignorer à ce point qu’un directeur d’hôpital n’est qu’un fonctionnaire, c’est-à-dire un exécutant qui rend compte à sa hiérarchie administrative de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas. Eneffet, notre commentateur semble ignorer qu’au sommet de la hiérarchie administrative, on trouve toujours un ministère et son ministre. Or, à aucun moment dans son article, il ne considère que le politique puisse être le véritable responsable de cette situation dégradée. En l’occurrence, lorsque le ministre de la Santé, M. Olivier Véran, se déplace à Saint-Nazaire au cours d’un voyage officiel le 3 février dernier, il décide de visiter le vaccinodrome situé dans la base sous-marine, puis un cabinet médical, ou plus exactement une maison de santé dans le quartier de la Trébale, avant de rentrer à Paris. À aucun moment, le ministre, entouré de conseillers en tout genre, ne juge important, utile ou opportun de venir visiter et soutenir l’hôpital public de Saint-Nazaire et son personnel, en sous-effectif, en souffrance, ou en burn-out, ni les patients excédés par des délais interminables. Il ne s’agit donc manifestement pas d’une priorité ni d’une situation problématique pour lui. Alors, cher Monsieur, ne vous trompez pas de cible avec le directeur de l’hôpital à qui l’on demande de résoudre tous les jours la quadrature du cercle sans lui en donner les moyens. N’oubliez surtout pas la responsabilité gouvernementale même s’il est vrai que dimanche soir, nous avons eu la confirmation que depuis 5 ans, tout allait très bien dans ce pays. Philippe Edouard (courriel). La Baule deux ans après… N’étant pas venue à La Baule depuis plus de deux ans, pour des raisons professionnelles, je suis heureuse de retrouver ma ville de cœur que j’ai dû quitter avant le premier confinement en mars 2020. Alors ? Triste d’abord de ne pas retrouver la Maison Pavie de notre mythique Stéphane Malhaire. Heureuse de voir la ville se transformer avec énormément de villas rénovées. Triste d’apprendre le décès brutal il y a quelques mois de Patrick Le Drogo, du Club des Dauphins, grâce à qui je sais nager. Heureuse de découvrir le nouveau pont à l’entrée de La Baule qui correspond à l’image que doit avoir notre ville. Triste de constater qu’il y a toujours ce terrain vague devant la gare. Ne devait-il pas y avoir un grand immeuble de bureaux ? Et enfin, heureuse de voir que l’incontournable La Baule + n’a pas changé ! (Ma maman conserve tous les journaux, j’ai de la lecture !) Marie-Laure (courriel) Merci à Bernadette Thiry de nous avoir adressé cette photo prise à New York, sur le pont de Brooklyn, le 29 mars dernier : « Il faisait moins 4 degrés ! » Ecrivez-nous : La Baule+, 1 Parc de Mesemena 44500 La Baule Courriel redaction@labauleplus.com Bernadette à New York Courrier des lecteurs
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