La Baule+

la baule+ 22 // Octobre 2023 Musique ► Un nouvel album et une tournée qui passera à Nantes le 21 novembre Pascal Obispo : « Je suis quelqu’un de libre et j’ai toujours prôné la liberté. » C’est l’un de nos artistes les plus populaires, Pascal Obispo, qui revient avec un nouvel album: « Le beau qui pleut ». Afin de fêter sur scène trente ans de succès, il propose à partir de ce mois d’octobre sa tournée événement, avec 12 musiciens. Comme à son habitude, l’artiste a conçu un show dont il a le secret, à la fois explosif, convivial et chargé d’émotions. Il y interprétera ses plus grands succès sur cette période de trente années consacrées à la musique, ainsi que ceux qu’il a composés pour ses amis artistes. Pascal Obispo sera en concert au Zénith de Nantes le 21 novembre prochain. Il était l’invité de Yannick Urrien sur Kernews le 15 septembre dernier, jour de la sortie de son nouvel album, pour présenter quelques nouvelles chansons et sa tournée. La Baule+ : Votre nouvel album s’intitule « Le beau qui pleut ». Dans le cadre de votre nouvelle tournée, vous serez à Paris les 19 et 20 octobre, à Rennes le 21 octobre et au Zénith de Nantes le 21 novembre… Pascal Obispo : Je vais également jouer à Brest, c’est la Bretagne aussi. C’est important, surtout quand l’album s’appelle « Le beau qui pleut », ce qui correspond évidemment à cette région... Lorsque l’on parle de vous, on vous associe plutôt au Cap-Ferret, alors que vous avez beaucoup de liens avec notre région, puisque vous faites souvent allusion à Rennes où vous vous êtes formé musicalement… Je suis arrivé à Rennes en 1978. C’était la pleine période rock et punk. J’avais 13 ans et c’était le début de mon adolescence. J’ai appris la musique en Bretagne et j’ai passé toute cette adolescence sur les côtes bretonnes. Je partais avec les copains à Lorient, à Saint-Malo ou à Dinard. Donc, je connais bien cette région. Quand on est adolescent, on est encore plus imprégné des endroits où l’on a vécu, on va quasiment dire, les meilleurs moments de sa vie. Trente ans de succès, avec des nouvelles chansons et des incontournables, notamment « Fan », ce titre qui vous relie à Rennes et à votre admiration pour les Beatles et John Lennon… J’ai toujours été un fan de musique depuis ma petite enfance et je n’ai jamais conçu une note de musique sans avoir été imprégné et inspiré de toutes ces mélodies et de tous ces groupes qui m’ont construit, en tant que musicien mais aussi en tant qu’homme. Je fais référence à cela tout le temps et évidemment dans « Fan». Lors de cette tournée, on va s’amuser avec 12 musiciens et nous serons donc 13 sur scène. Il n’y aura pas d’écrans et il n’y aura pas d’ordinateurs. On va balayer le répertoire que j’ai pu construire et le répertoire que j’ai pu écrire pour les autres artistes. Donc, on va passer de « Fan » à « Allumer le feu » et de « Lucie » à « L’envie d’aimer », tout cela avec des grands musiciens. En effet, j’ai mélangé des musiciens de rock et des musiciens de jazz, qui ont d’ailleurs produit mon album, Fred Nardin et Max Pinto. C’est un album dont l’esthétique est un peu à l’instar d’un Sting en 1987. Je suis aussi avec Manu Katché et tous ces grands musiciens. Il y aura également, à partir de la chanson « 1980 », quelques séquences avec des titres qui ne sont pas les vôtres et qui ont marqué cette époque… Je fais souvent cela. Cette chanson est propice à ce medley et donc, chaque fois, ce sont des nouvelles chansons. Cette année, on va essayer de faire autre chose. Je suis un enfant des années 80, je suis un enfant du rock. J’avais 15 ans cette année-là et cela ne me quitte pas. Laurent Voulzy a son « Rockcollection » des années 70 et, pour vous, ce sont les années 80… Oui, presque. Il en faisait beaucoup plus, il en mettait beaucoup plus dans cette chanson. Mais on s’amuse bien et cela va être le cas pour cette tournée. Mon point d’ancrage, ce sont les Sex Pistols Ce sont souvent les 5 qui déterminent les décennies : les années 80 ont commencé dans les années 75 avec le funk et le disco, de la même manière que les années 60 ont commencé dans les années 55… Non, je ne dirais pas cela : vous pouvez faire démarrer les années 80 en 1977, mais pas en 1975. Les années 80 commencent au moment du punk, mais pas avant. Mon point d’ancrage, ce sont les Sex Pistols. Ce n’est pas le funk et le disco, en tout cas pas pour moi. Je parle du rock, parce que c’est mon point d’ancrage. Vous nous faites penser à un peintre dans beaucoup de vos chansons, car il y a une dimension de rêves, d’images et de couleurs. C’est le cas dans ce nouvel album, notamment lorsque vous parlez de la pluie qui est belle... Il y a effectivement ce côté, surtout dans cet album. Il y a une forme de poésie qui peut faire penser au travail de la peinture. C’est ce qui m’a séduit chez Pierre-Dominique Burgaud, l’auteur qui a fait cet album. Il y a souvent une grande mélancolie dans vos chansons, je pense à l’«Ave Maria », mais également à d’autres qui évoquent le temps qui passe… C’est un sujet de prédilection chez Pierre-Dominique: la jeunesse, le temps qui passe... C’est quelque chose d’inévitable, quoi qu’il arrive, on est lié au temps qui nous reste et on essaie de le remplir le plus possible. L’expression du beau dans la musique Vous dites cela comme si vous n’étiez qu’un interprète, or ce n’est pas du théâtre ou du cinéma, il y a un peu de vous-même... Oui. D’abord, je suis compositeur. Ensuite, on travaille sur les textes ensemble. On a beaucoup parlé et les textes Photo : Dominique Gau

RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2