La Baule+

la baule+ 30 // Octobre 2023 Vivre sous la dictature du vélo. Une question pour laquelle j’aimerais vraiment obtenir une réponse : Les vélos ont-ils le droit d’emprunter une voie en sens interdit quand ce panneau « sens interdit » n’est pas assorti d’un panonceau supplémentaire « Vélo bleu » ? Il suffit d’aborder le sujet pour constater que tout le monde se plaint des vélos ; depuis longtemps déjà ils s’octroient tous les droits : feux rouges grillés, stops non respectés, slaloms entre les piétons à grand renfort de sonnette, sens interdits empruntés, voies utilisées sur toutes leurs largeurs par des familles de cyclistes - dont des tout petits - afin que les voitures ne puissent pas les doubler ! Depuis que ces déplacements « doux » sont encouragés et privilégiés, c’est devenu invivable. J’ai interpellé un couple qui venait face à moi en sens interdit, réponse : « Mon GPS m’indique que je peux passer par là. En vélo, on est les plus fragiles, c’est aux voitures de faire attention ». Inutile de vous dire que je collectionne les doigts d’honneur et les noms d’oiseau... Il y a quelques jours, j’ai eu la peur de ma vie : je redémarrais au feu vert à l’intersection Concorde / de Lattre lorsqu’une jeune fille en vélo venant du Pouliguen par l’avenue de Lattre m’a coupé la route en passant comme une flèche au feu rouge, au ras de mon pare-chocs… J’en tremble encore ; la chance a voulu que je redémarrais, donc peut-être à 5 ou 6 à l’heure, mais si j’avais franchi mon feu vert sur ma lancée, à 30 à l’heure, le choc était inévitable. Une seule solution là aussi : verbaliser. A ce propos, si je puis me permettre une suggestion pour la police municipale : qu’elle verbalise ces dangers publics, plutôt que d’exercer son zèle en traquant les voitures en stationnement non dangereux ni gênant, qui dépassent de quelques centimètres le cadre blanc peint sur le sol (cela m’est arrivé). Il est vrai qu’il est plus facile de verbaliser une voiture en stationnement plutôt que de courir après un vélo. Courriel. Interdictions sur la plage Pour répondre au message de l’un de vos lecteurs (dans votre numéro de septembre) intitulé « La plage, un espace vraiment partagé? », j’adhère à tout ce qui est relaté. J’ajouterais, en ce qui concerne notamment les chiens, que tant que les propriétaires de ces animaux - en laisse ou errants - ne seront pas verbalisés, ces incivilités perdureront. De plus, j’ai constaté que les panneaux d’interdictions englobant la période du 15 juin au 15 septembre ont été retirés sur la rampe en haut des escaliers dès le 1er septembre ! Un panneau a bien été vissé sur le mur du remblai en bas des escaliers, mais d’un seul côté ; ceux qui empruntent l’autre côté ne le voient pas. De toute façon, tant qu’il n’y aura pas sanction, les indélicats s’en moqueront. M.P. (La Baule) Entretien avec Bruno Colmant. Ancien cadre de l’industrie privée retiré à La Baule depuis dix ans, je lis votre publication avec intérêt et l’apprécie pour la variété des opinions qui y sont exprimées. Votre numéro de septembre contient un article de l’économiste Belge Bruno Colmant qui me parait mériter un droit de réponse de vos lecteurs et de la municipalité veillant à leur espace de libertés. La présentation de l’auteur, sans doute par votre rédaction me parait elle-même quelque peu exagérée. Monsieur Colmant est certes un économiste connu, mais prétendre qu’il est l’un des plus influents au niveau européen est largement exagéré quand on lit un résumé de ses positions contraires à celles de la Banque Centrale Européenne et à la politique monétaire des autorités Françaises. Mais on peut comprendre un souci de présentation d’un auteur qui autrement n’est pas de nature à attirer spontanément les foules Bauloises. Par contre ses thèses méritent une réponse claire et sans ambiguïté des habitants et des autorités municipales et régionales. Prétendre que les États ont besoin de l’épargne (des épargnants et des retraités) pour se financer à un taux d’intérêt extrêmement réduit veut dire en langage simple spolier les épargnants de leurs économies déjà taxées lourdement pour les rediriger vers des projets « utiles » tels que décidés par quelques municipalités égarées dans des projets du genre réduction de la consommation de viande, limitation de l’utilisation de l’avion et de la voiture, achat de vêtements neufs etc. La monnaie « fondante » idéalisée par Monsieur Colmant aurait donc une valeur différente suivant le type d’achat pour des questions de « remédiation écologique ». Dans la foulée il déclare avec sérieux qu’il y a d’autres façons de capturer la monnaie : « On peut confisquer les dépôts, on peut bloquer les comptes. » La conclusion est claire : « Je crois que l’on arrivera à une orientation plus autoritaire des dépôts bancaires en contrepartie d’investissements et d’engagements sociaux. » Il est temps que Monsieur Colmant sache que ce qu’il appelle ses intuitions ne sont pas partagées par les citoyens de La Baule ni par la majorité des Français. Le dernier bandeau de votre article probablement rédigé par votre journaliste pose la vraie question soulevée par les thèses de Monsieur Colmant : Quid de nos libertés individuelles dans tout cela ? Sa réponse ne laisse aucun doute sur l’aspect confiscatoire, autoritaire et bureaucratique de ses intuitions. Notre réponse et celle de nos élus locaux et nationaux doit être claire. Nous ne voulons pas de solutions directement héritées d’un système communiste qui a failli partout où il a été tenté. L’utilisation de technologies modernes comme la monnaie digitale fondante au service des vieilles idées d’abolition du droit de propriété n’a pas d’avenir. Dans le type de régime auquel cet économiste aspire, il n’aurait pas eu le droit de s’exprimer. Je suis heureux Courrier des lecteurs

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