la baule+ 16 | Août 2024 On respire. La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques estampillés Paris 2024 s’est déroulée sans drame, sans incident majeur, sans ces attentats que le ministre de l’Intérieur redoutait tant et qui auraient réellement tout gâché. En cela, cette ouverture est indéniablement une réussite. Ce n’était pas gagné d’avance. Bravo. Il s’était mouillé pour cela, le ministre, et les forces de l’ordre - qu’on ne remerciera et ne félicitera jamais assez - tout autant que lui. Enchaînement facile. Se mouiller. La pluie, bien sûr. On s’en serait bien passé, mais même Jupiter en personne n’est toujours pas parvenu à faire pour de bon la pluie et le beau temps en ce bas monde. Jupiter a ses limites. Mais ça, on le savait depuis un grand moment déjà. La cérémonie d’ouverture. L’affaire se voulait inclusive, elle l’a été. Il n’est pas certain que la France, je veux dire les Français qui vivent au-delà des sphères boboïsées parisiennes se soient parfaitement bien reconnus dans le matraquage de poncifs à la mode qu’on s’est ingénié à donner de leur pays, mais qu’importe ! L’essentiel, la volonté initiale était sans doute de montrer au monde entier qu’on ne voulait surtout pas paraître en retard d’une modernité. Une modernité de convention, en l’occurrence. Les conventions d’aujourd’hui. Que voulez-vous, il faut s’y faire. Ou pas. Par bonheur, il y avait Paris, la Seine, ses ponts, les monuments illuminés. Magnifique tout cela, qui apportait un réconfortant contrepoint au récit imposé, car il me semble que, dans ce narratif - comme on dit au sein de ce milieu très éclairé - on n’était peutêtre pas obligé d’aller jusqu’à contrefaire le tableau religieux de la Cène avec pour acteurs gigotants de flamboyantes dragqueens. (Voilà bien que je ronchonne, travers bien français s’il en est. On me pardonnera donc.) Oui, la Cène, mais aussi la litanie de ces références « inclusives » appuyées à l’excès… Que voulez-vous, faut ce qu’il faut, paraît-il. On nous dit que tout cela a coûté un pognon de dingue, mais nous nous refuserons à nous abaisser à de telles vulgarités. Là encore, il faut ce qu’il faut. Cela dit, il y eut des instants réellement magiques, de ces trouvailles esthétiques qui resteront dans les annales. Vraiment. Et puis, à la fin, la pluie, toujours certes, mais surtout Céline. Céline Dion en réincarnation d’Édith Piaf. L’Hymne à l’Amour. Là on se retrouvait en territoire connu, on se retrouvait dans l’émotion du beau. En fait, la vraie ouverture, c’était peut-être bien cela. À la dernière note de la chanteuse, de l’icône planétaire, de l’icône ressuscitée, une fois évanouies les acclamations de la foule, on se disait « et maintenant place aux jeux ». Place à la beauté du geste, à la performance, à la grandeur de l’effort. Place à la magie de la compétition sportive. Et là, on ne boudera pas notre plaisir. Certainement pas. Une grande quinzaine à pouvoir se focaliser sur autre chose que le spectacle pitoyable, indigent, débilitant de la vie politique du moment, incompréhensible autant que stérile, indigne du pays qui est le nôtre. Quinze jours à passer dans la compagnie et l’admiration de gens qui ont consacré des années et des années d’efforts, de sacrifices, de travail incessant pour arriver là où ils sont maintenant et être présents à ce rendez-vous, essentiel pour eux, vital même. Participer à la grande fête. Tout simplement participer. Quinze jours à côtoyer, ne serait-ce que par écran interposé, toute une jeunesse en forme. Forme physique et la forme mentale qui, probablement, doit aller avec. Cela aussi fait du bien. Voilà qui est incontestablement de nature à revigorer les uns et les autres, à raviver les énergies. Surtout dans un pays comme le nôtre dont on ne pas dire que sa forme du moment soit particulièrement olympique… Humeur ► Le billet de Dominique Labarrière Olympique, la forme, vraiment ? Dans le cadre de sa nouvelle politique culturelle du territoire, CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo propose pour la première fois, le 21 août à 21h30, une séance de cinéma de plein air gratuite et tout public au Château de Ranrouët. Pour ce premier Ciné plein air, le Château de Ranrouët propose la projection du film d’animation « Dragons ». Petits et grands pourront y suivre les aventures d’Harold, curieux et courageux fils du chef Viking, qui devra élever un dragon pour devenir membre à part entière de sa tribu. Mercredi 21 août à 21h30. Séance gratuite sur réservation uniquement au 02 40 88 96 17. Tout public. Le Château de Ranrouët propose une projection du film d’animation Dragons Fabienne : 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com Contactez-nous pour votre publicité : Rozenn: 06 13 55 11 55 rozenn@labauleplus.com
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