La Baule+

la baule+ 16 | Décembre 2024 Cela peut-il avoir des incidences sur la sexualité de certaines personnes fragiles ? Je ne sais pas. Je dis souvent que le cinéma pornographique a été le bienfaiteur de l’humanité, car cela a pu aider certaines personnes et leur éviter certains actes délictueux. Le gars qui se masturbe passe d’un état de nervosité à une certaine sérénité. À l’inverse, c’est vrai, je pense que la sexualité des enfants a beaucoup changé depuis une vingtaine d’années. Ma fille avait beaucoup de petites copines qui se posaient des questions. La mise en scène a disparu, comme recevoir une personne avec délicatesse, des bougies, de la musique ou un lit confortable. Maintenant, on baise directement dans la voiture… J’entends toujours cela chez les jeunes et je trouve cela dommage d’avoir perdu toute cette poésie de la séduction. Votre message consistet-il à reconnaître que la pornographie est un monde artificiel et qu’il convient de revenir au romantisme et à la séduction ? C’est un retour en arrière qui sera à mon avis un peu difficile. Ce qui est important, c’est l’éducation apportée par les parents. Mes premières filles parlaient très librement de leur passage de l’enfance à l’adolescence et je considère qu’il est de notre devoir d’évoquer les dangers de la sexualité avec nos enfants. Malheureusement, beaucoup de parents se rejettent la balle. Si l’on commence à éduquer son enfant sur les risques de la vie, on évoque naturellement les risques de la pornographie, avec ces images brutales, et il faut bien expliquer que ce n’est pas cela l’amour. Si j’étais papa d’un jeune garçon ou d’une jeune fille, en apprenant cela, j’irais foutre le bordel à l’école ! Actuellement, il y a de plus en plus d’éducation à la sexualité dans les écoles, notamment en évoquant la masturbation. Qu’en pensez-vous? Si j’étais papa d’un jeune garçon ou d’une jeune fille, en apprenant cela, j’irais foutre le bordel à l’école ! J’ai été confronté à une image de ma fille dans la salle de bains : je l’appelle pour venir dîner et elle ne répond pas. J’ouvre la porte et elle était en train de se toucher devant la glace... Mais c’est normal, l’enfant se découvre à un moment donné. Un garçon fera la même chose et c’est tout à fait normal, puisque c’est la nature qui veut cela. Certains pères Richard Allan : « Si l’on commence à éduquer son enfant sur les risques de la vie, on évoque naturellement les risques de la pornographie, avec ces images brutales, et il faut bien expliquer que ce n’est pas cela l’amour. » Richard Allan (à gauche) avec Brigitte Lahaie en 1979 dans «La Maison des phantasmes » vont gifler leur enfant en lui expliquant que cela ne se fait pas, mais c’est une erreur. D’autres vont faire semblant de ne rien avoir vu et vont refermer la porte. Tout dépend de son milieu aussi. Je sais qu’il n’est pas facile de trouver les paroles. Pour moi, ce sont simplement les choses de la vie. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’hypocrisie, notamment à travers le wokisme qui dépasse l’entendement, car on retombe dans un puritanisme malsain. Il faut appeler un chat un chat. L’homme existe, il est ce qu’il est. Ses copains vont lui montrer des vidéos et il va brutalement passer du paradis à l’enfer De nombreuses études indiquent que les jeunes ont de moins en moins de relations sexuelles. Plus la vidéo pornographique est accessible, plus la libido semble s’estomper. Comment analysez-vous cela ? J’ai lu cela. Ce changement a été provoqué par les réseaux sociaux et toutes les fausses informations qui peuvent circuler. Un jeune qui est étranger à tout cela, avec une bonne éducation, lorsqu’il se retrouve avec ses copains, devient très vite le con de l’histoire. Ses copains vont lui montrer des vidéos et il va brutalement passer du paradis à l’enfer. On va lui montrer une nana qui se fait frapper, avec un sexe dans la bouche, cela va complètement perturber son éducation. Il va s’imaginer qu’il est presque normal de faire cela le soir de ses fiançailles ou de son mariage. Trop de libertés tuent la liberté. Paradoxalement, il y a trop de libertés dans ce domaine, mais beaucoup moins dans d’autres… Oui, nous sommes de moins en moins libre dans nos paroles. D’ailleurs, j’ai beaucoup dénoncé sur les réseaux sociaux, mais j’hésite beaucoup maintenant sur les termes que j’emploie. Sans parler de pornographie, sur tous les sujets, il faut faire attention. C’est un phénomène d’entonnoir, on est en train de nous mettre dans un goulot. La liberté, c’est de pouvoir parler et avoir l’envie de comprendre les autres. C’est comme en politique. D’ailleurs, si vous votez dans un certain sens, on vous pourchasse parce que l’on n’accepte pas votre vote. Personnellement, je suis content que cette année se finisse. On est dans un marasme total, on fait des courbettes à toute cette marmaille qui veut des postes. J’ai entendu les propos d’une femme que j’aime beaucoup, maire d’un village où il y a eu un crime horrible. C’est quelqu’un qui devrait être au gouvernement, parce qu’elle rentre dans le lard. Elle a dit que Marine Le Pen était la femme la plus en vue de France. La journaliste était choquée et elle a répété que Marine Le Pen était la femme la plus forte de France. J’ai trouvé ça vraiment super. Cette société me hérisse. J’espère que les choses changeront dans deux ans Ces propos sont amusants de votre part alors que dans les années 70, vous ne deviez pas être très populaire au sein de ce même électorat… De là où vous venez, on vous aurait plutôt imaginé dans un camp situé un peu plus à gauche… Ah non ! C’est drôle, on taxe beaucoup de comédiens de gauchistes, mais moi j’ai toujours été de droite et j’ai toujours eu une grande gueule. Ce n’est pas pour rien que l’on m’a appelé « Queue de béton ». Je me suis servi de ma notoriété pour tout ce que j’ai entrepris derrière, avec le groupe de presse italien, mais aussi dans différentes autres affaires. Je suis toujours rentré dans le lard de ceux qui le méritaient. Je suis un homme et j’ai eu la chance, contrairement à beaucoup de femmes dévastées par ce milieu, à l’exception de quelques-unes, comme Brigitte Lahaie qui a eu une carrière exceptionnelle. Pour répondre à votre question, je suis de droite et je serai toujours à droite. Cette société me hérisse. J’espère que les choses changeront dans deux ans. Propos recueillis par Yannick Urrien. Pour la dixième année consécutive, Cap Atlantique La Baule-Guérande Agglomération renouvelle son opération de collecte gratuite de coquillages dans ses neuf déchetteries. Une fois encore, cette initiative s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire et de valorisation des déchets, avec une période de collecte qui s’étend, pour la deuxième fois, jusqu’au printemps 2025. Depuis 2015, cette collecte spécifique permet aux habitants de donner une seconde vie à leurs coquilles d’huîtres, moules, Saint-Jacques, palourdes, coques ou encore bulots. Face au succès des éditions précédentes, Cap Atlantique a choisi d’étendre à nouveau la durée de l’opération pour répondre à la demande croissante des usagers. Les coquilles collectées seront acheminées à Camoël, où la société partenaire Olygéo les transformera en compost. Ce compost sera ensuite utilisé sur des terres agricoles locales, favorisant ainsi une boucle vertueuse pour le territoire. Les particuliers peuvent participer simplement en déposant leurs coquilles dans des bacs prévus à cet effet dans les neuf déchetteries du réseau. Il est toutefois essentiel de respecter les consignes de tri : les sacs en plastique, serviettes en papier, citrons, têtes de crustacés ou autres restes de repas doivent être retirés. Tous les types de coquillages sont acceptés, à condition d’être propres. L’édition précédente (20232024) a permis de récolter 28 tonnes de coquilles. Cap Atlantique La Baule-Guérande : une 10ème année pour la collecte des coquillages Kernews, votre radio 100% locale sur 91,5 FM sur tout le littoral de Loire-Atlantique. En DAB sur toute la Loire-Atlantique

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