la baule+ Juillet 2024 | 31 chestre, le public ignore ce que je peux lui dire, mais je lui demande de changer de chanson. Beaucoup de gens viennent dans vos concerts avec un certain scepticisme, ils savent que vous avez écrit de grandes chansons pour les autres, mais un peu moins pour vous… Quand on va voir Julien Clerc, on ne ressort pas étonné, puisque c’est conforme à ce que l’on attendait. À l’inverse, on est surpris avec vous… C’est ce que j’ai remarqué dans tous les concerts que j’ai donnés dans ma vie. C’est vrai, le public sort très étonné. C’est ma part d’improvisation et de spontanéité qui joue beaucoup. On est en train d’organiser tout l’aspect technique. Je suis en liaison avec les organisateurs du concert. Ils me parlent du matériel ou des lumières, mais je n’ai pas besoin de tout cela. Je demande de la simplicité, je ne suis pas les Rolling Stones et je n’ai pas besoin d’avoir de grands effets de lumières. Je n’ai pas besoin d’avoir un show spectaculaire. J’ai juste besoin d’être libre sur scène. Quand je chanterai à 20 heures, il fera jour et, après, il fera sûrement encore jour, puisqu’à 22 heures il fait encore jour en juillet. Or, j’ai besoin de voir les gens, du premier au dernier rang, afin de savoir à qui je m’adresse. Sinon, je chante devant un rideau noir. Il y a même des artistes qui chantent avec des trucs dans les oreilles, mais ce n’est pas mon cas, sinon je ne ressens absolument rien. Je suis là pour chanter en direct et pas pour faire un disque. J’ai besoin d’entendre mes musiciens en vrai, parce que j’ai une réelle complicité musicale avec eux. Mon batteur est sur la gauche, ce n’est pas par hasard, et mon clavier est à droite, je sais pourquoi aussi. Il faut que je puisse les entendre comme j’ai envie de les entendre. Je ne peux pas avoir de doutes sur la technique quand j’arrive sur scène. Propos recueillis par Yannick Urrien. Didier Barbelivien : « Je suis là pour chanter en direct et pas pour faire un disque.»
RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2