la baule + L’essentiel de la presqu’île guérandaise ! Mensuel gratuit d’informations - N° 241 - Juillet 2024 SOYEZ RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT : NE JETEZ PAS CE JOURNAL SUR LA VOIE PUBLIQUE, EMPORTEZ LA BAULE+ CHEZ VOUS ! Pages 34 et 35 Renaud Capuçon François Gervais : un «climato-réaliste» Pages 18 à 20 JUSTICE Christophe Eoche-Duval dénonce le nombre de lois qui paralysent notre pays Pages 6 et 7 CLIMAT L’économiste Michel Ruimy analyse le bouleversement du monde Pages 24 et 25 ÉCONOMIE Karine Reysset présente son nouveau roman Pages 26 et 27 LITTÉRATURE Star de la musique classique, violoniste et chef d’orchestre, il joue avec les plus grands orchestres du monde. Ernauld Vert : une référence dans le débouchage Page 16 SERVICES Insieme : pour durer, il faut faire le pari de la qualité Page 17 GLACES Nos entreprises locales communiquent : Emmanuel Coraboeuf présente View Immobilier Page 14 IMMOBILIER Leicht présente son nouveau showroom à Guérande Page 15 MAISON La saga entrepreneuriale de Nicolas Blin Page 4 RESTAURATION Olivier Macé : un chantier de La Maison desTravaux Page 9 MAISON TA Communication : le spécialiste de l’objet publicitaire Page 10 PUBLICITÉ La Villa d’Ici : l’esprit maison de famille Page 12 AMEUBLEMENT Le Bahia Tikka privilégie les produits d’exception Page 13 RESTAURATION Didier Barbelivien Entretien avec le chanteur et auteur de centaines de tubes. Il sera en concert le 13 juillet à La Baule. Pages 30 et 31 Pol Quadens décrit la société de la marchandise comme une pieuvre Pages 36 et 37 PHILOSOPHIE
la baule+ 2 | Juillet 2024 L’an dernier, plusieurs centaines de personnes ont assisté à la messe célébrée en plein air sur la plage Benoît à La Baule en hommage aux disparus en mer. Cette année, l’office de la Sainte Anne aura lieu le dimanche 21 juillet à 10h30 en face du Yacht Club de La Baule, avec ensuite la bénédiction des bateaux. Le père Benoît revient sur l’origine de cette cérémonie: « Il y a trois ans, Franck Louvrier, maire de La Baule, souhaitait un événement religieux pendant de la messe du Pardon qui a lieu fin août. Nous lui avions répondu que nous n’avions pas l’intention de faire une fête foraine, mais de vraiment célébrer un événement religieux car on n’est pas là pour jouer la comédie... Maintenant, nous sommes sur un événement public et nous devons tenir compte de la laïcité, puisque la Mairie va beaucoup communiquer sur cet événement. » Le père Benoît ajoute : « Ce qui nous intéressait, c’était d’avoir un contact avec le monde de la mer. Nous avons été reçus au Yacht Club, à la SNSM et à la capitainerie et, l’année dernière, nous avons pu organiser cette première messe sur la plage. Nous sommes partis avec le bateau de la SNSM pour rendre hommage à ceux qui ont péri en mer. Le père Christophe, curé de la paroisse, a ensuite béni les bateaux qui passaient devant les pontons. » Le père Christophe, responsable de la paroisse de La Baule, et le père Benoît, vicaire de la paroisse, invitent tous les plaisanciers à venir avec leur bateau. La bénédiction en mer aura lieu après 13h, en face du port du Pouliguen : « Nous allons être en bateau pour circuler au-delà de la bande de 300 mètres, où les bateaux nous attendront, puis nous allons tous les bénir. La SNSM nous a aidés l’année dernière et les choses se sont très bien passées. » Une remobilisation sur le plan spirituel, notamment en réaction à la culture de mort Le père Benoît engage les habitants de la presqu’île et les estivants à venir nombreux. Il observe une remobilisation sur le plan spirituel, notamment en réaction à la culture de mort : « Malheureusement, on entretient de plus en plus cette culture de mort. Ce n’est pas une réponse à ce que l’homme ressent et espère au plus profond de lui-même. L’homme n’est pas fait pour la mort, mais pour la vie. Je suis très impressionné par le nombre de gens qui passent par l’église : certains ne sont pas croyants, mais ils ont besoin d’entrer dans ce lieu pour quitter un peu le monde et reprendre un peu de souffle. Lors de cette messe de la Sainte Anne, il y a des gens qui ne sont pas du tout chrétiens et qui viennent nous dire qu’ils peuvent se poser, penser à autre chose et se confier à Dieu. » Une messe sur la plage dimanche 21 juillet à La Baule Père Benoît, vicaire de la paroisse de La Baule
la baule+ Juillet 2024 | 3 La ville de Batz-surMer présente une exposition de créations de Marianne Larvol dans un esprit street-art. Marie-Catherine Lehuédé, maire de Batz-sur-Mer, explique la démarche de la commune: « Les créatures fantastiques et merveilleuses sont mises à l’honneur tout au long de l’année 2024 au travers de différents événements. Après l’installation de l’œuvre « Équinoxe la dragonne » dans la chapelle du Mûrier, les illustrations de Nina Faustine sur les vitres de la médiathèque et celles de Margoulette exposées le long du Petit Bois, c’est au tour de Marianne Larvol d’investir les rues du bourg-de-Batz pour y apposer ses collages de sirènes et hommes-tritons, parsemant sept emplacements de ces créatures légendaires aquatiques à retrouver au détour d’une balade… » Ainsi, des sirènes et tritons façon street-art sont à découvrir au gré de votre déambulation. Sirènes & tritons s’affichent façon street-art à Batz-sur-Mer Marianne Larvol est une illustratrice et graphiste installée à Douarnenez. Elle est connue pour ses collages de sirènes et tritons aux allures vintages, dans les villes de Quimper, Ergué-Gabéric, Douarnenez, ou en Belgique et en Italie. C’est lors du premier confinement que l’artiste a eu initialement l’idée de mettre un peu de merveilleux au détour des rues de sa ville, Douarnenez. « Quand on prend toujours la même route, un petit élément décalé sur un mur peut tout changer ». Les créations sont à découvrir jusqu’à la fin de l’été aux lieux suivants: Accueil de loisirs (rue du Prieuré), Office de tourisme (25 rue de la Plage), 5 et 7 rue Saint-Jean, Biscuiterie Saint-Guénolé (rue du Croisic), Hôtel de Ville (34 rue Jean XXIII), Angle de la rue de Kerbouchard et au Petit Bois. Marianne Larvol, artiste, Marie-Catherine Lehuédé, maire de Batz-sur-Mer, et Ambre Jourdain, stagiaire en communication. Durant tout le mois de juillet, cet ancien cinéma désormais dédié à l’art, ouvre ses portes à un collectif de 11 artistes talentueux et renommés venant de toutes les régions de France, neuf peintres et deux sculpteurs : Carole Becam, Brigitte Garcia, Bruno Guiheneuf, Loran Guillot, Yves Le Bouc, François Montliau, Bernadette Morand, Isabelle Palenc, Anne Pourny, Julio Valiela, Anne Zablot. Chaque artiste propose aux visiteurs des œuvres très diverses dans lesquelles il exprime ses sentiments, ses émotions dans une grande liberté. Cette exposition intitulée « DE L’ABSTRAIT A L’INFINI » célèbre l’abstraction sous toutes ses formes que l’on retrouve aussi bien en peinture qu’en sculpture. Cette démarche créative qui vise à s’éloigner d’une représentation objective des éléments du monde en revisitant le réel, pousse à la rêverie, donne de l’énergie et de l’enthousiasme. Quelles peintures, quelles influences, quelles personnalités, autant de questions dont les esquisses de réponses sont données dans cette exposition pleine de talents. Ces regards et sensibilités diverses, vous bousculeront peut-être ou vous combleront ? Quoiqu’il en soit, cet évènement original est un vibrant hommage à la création. L’art abstrait s’expose au Rex au Pouliguen ESPACE REX 4, rue de la plage 44510 LE POULIGUEN Tél. 06 07 08 05 07 Entrée libre tous les jours : 11h - 13h et 15h - 19h Exposition jusqu’au 30 juillet. Guérande
la baule+ 4 | Juillet 2024 Marylou, Pâtisserie de la plage, Louisa Pampa, Amarillo, Coco : la saga entrepreneuriale d’un Baulois amoureux de sa région La Baule+ : Vous fabriquez Le Baulois, élu Meilleur fondant au chocolat de France et Le Nantais : comment a commencé l’aventure de Marylou, Pâtisserie de la plage ? Nicolas Blin : Nous avons eu le bonheur de reprendre une fabrique de gâteaux en 2014. C’est à ce moment-là que l’aventure « Marylou, Pâtisserie de la plage » est née. Nos deux gâteaux stars sont Le Baulois, notre fondant au chocolat, dans ses déclinaisons « classiques », sans gluten et praliné noisettes, et Le Nantais, génoise amandes et rhum, recette iconique du 18e siècle. Nous fabriquons aussi notre pâte à tartiner et nous avons lancé cet hiver, au moment de Noël, les «Doubitchous » ! Clin d’œil au film « Le père Noël est une ordure». Il n’y avait que Marylou pour s’amuser et donner vie à cette pâtisserie, dont le nom est bien connu des Français. Il est possible de se les procurer chez Louisa Pampa en mode «direct atelier » à toute heure. C’est l’arrêt « obligatoire » quand on arrive et quand on repart de week-end et de vacances. Nos pâtisseries sont également vendues sous les halles du marché de La Baule, sur notre stand Marylou et dans à peu près 400 points de vente dans toute la France. Comment êtes-vous arrivés à ériger Le Baulois au rang de « Meilleur fondant au chocolat de France » ? Le Baulois de Marylou, Pâtisserie de la plage a en effet remporté ce titre. Il s’agit d’un concours national organisé par un collectif parisien de gastronomes épicuriens qui sont toujours en quête de dénicher les petites pépites gourmandes : le meilleur croissant, la meilleure baguette ... Super nouvelle pour Marylou et pour nos équipes ! Chaque jour, nous nous attachons à maintenir le niveau de qualité avec 3 mots d’ordre : naturalité, gourmandise et plaisir. Et comme vous êtes installés en face de la gare de La Baule-Escoublac, on peut venir acheter Le Baulois, Le Nantais, la pâte à tartiner et vos autres délices en arrivant par le train ou en repartant… C’était une opportunité. La fabrique de gâteaux d’origine était devenue trop petite. Nous recherchions de l’espace. Ce grand hangar était la dernière friche industrielle de La Baule. Nous avons complètement craqué sur cette architecture unique et « brute ». En plus d’y créer notre premier restaurant, Louisa Pampa, nous avons décidé de faire coup double en y installant aussi notre pâtisserie. Il est donc également pour l’organisation d’événements privés et professionnels (groupes, anniversaires, soirées d’entreprises). Louisa Pampa se déplace. Nous proposons aussi, en effet, une offre traiteur à l’extérieur pour tous les événements privés et professionnels de la presqu’île. Cet été, Louisa Pampa, en bon caméléon qui s’adapte aux saisons, se met à l’heure espagnole. On pourra y dîner jusqu’à minuit ! Idéal pour tous ceux qui aiment traîner à l’apéritif, pour les gourmands tardifs et pour tous nos amis restaurateurs, saisonniers que l’on accueillera avec plaisir après leur service. Ensuite, vous avez continué l’aventure sur la plage de Pornichet avec le restaurant bar Amarillo… Oui, nous avons ouvert Amarillo en avril 2023 en lieu et place du Plein Sud. Amarillo est l’endroit de la baie où nous allions à la plage lorsque nous étions enfants et c’est là où nous faisons du surf depuis tout petits. Nous ouvrons d’avril à novembre. C’est une belle cabane de surf qui vit toute la journée et qui est d’ailleurs aussi agréable quand le temps est incroyable, qu’en mode « tempête ». Amarillo est un spot très vivant ! On peut y admirer les surfeurs et kite surfeurs. Une super carte food et apéritif dans une ambiance décontractée, un peu « Los Angeles ». On y fait également de très jolies fêtes ! Autre ouverture, plus récemment, avec Coco à Batzsur-Mer… Coco est unique ! Le site est incroyable ! Restaurant, bar, une terrasse cachée qui surplombe l’océan avec un jardin qui domine la crique et où l’on peut organiser des événements. Coco est au milieu d’un décor naturel, déconcertant d’authenticité. Batz-sur-Mer est une cité de caractère. Le spectacle dépasse ce cadre somptueux et se trouve également dans l’assiette. Nous proposons une très belle carte, avec des viandes cuites au feu de bois et des poissons cuits ou crus aux assaisonnements « du monde ». Qu’est-ce qui distingue vos différents établissements ? Il y a évidemment des aspérités communes à nos différents établissements, comme le sourire et le sens de l’hospitalité des équipes. Néanmoins, chaque lieu possède sa propre ambiance et son propre style. Les cartes sont différentes et les équipes de cuisine sont différentes. Chez Coco, par exemple, l’équipe de cuisine nous arrive tout droit d’Amérique du Sud, les bras chargés d’un savoir-faire immense, et nous propose chaque jour une cuisine haute en couleur, fraîche, festive, inventive et très précise. Amarillo est un restaurant sur la plage ultra convivial, à l’état d’esprit smart et détendu. Louisa Pampa, notre « maison mère » comme la surnomment nos équipes, est le lieu caméléon qui s’adapte à tout. Aux gens, à chaque saison et à tout type d’événements. Difficile de ne pas trouver son compte dans l’un de nos trois établissements. possible d’acheter nos pâtisseries Marylou, Pâtisserie de la plage tout au long de la journée et de la soirée ! De 9h00 à 2h00 du matin. Parce qu’une envie de Baulois à minuit ou de Nantais à midi, ça n’arrive pas qu’aux autres ! Comment avez-vous eu l’idée de lancer Louisa Pampa ? Avec ma petite sœur Émilie, en parallèle de nos études, nous avons toujours fait des saisons dans des établissements ultra sympas de la côte : La Grange, le Bar’ouf, Le Ship Inn... Nous avons toujours eu un goût certain pour « l’hospitalité », le service et la fête. C’était une suite logique et une vraie envie que de créer un lieu de vie à La Baule, la ville où nous avons grandi. Louisa Pampa, un espace où les gens se sentent bien ! Vous avez su créer un concept… Nous avions envie, pour nos clients et amis, d’un lieu différent où chacun fait comme il veut ! On y vient prendre l’apéritif, on y grignote, on y dîne... S’ensuit la seconde partie de soirée, un peu plus festive où se retrouvent toutes les bandes de copains avant de poursuivre avenue Pavie. Louisa Pampa, c’est l’endroit où tout le monde passe, où tout le monde se retrouve : les locaux, les commerçants qui ferment leur boutique avenue de Gaulle, les Parisiens, Nantais, Angevins, qui arrivent en vacances ou en week-end. Louisa Pampa est le lieu idéal En quelques années, Nicolas Blin s’est engagé dans le paysage entrepreneurial de la presqu’île avec la création de Marylou, Pâtisserie de la plage en 2014, puis de trois restaurants, Louisa Pampa (La Baule) en 2019, Amarillo (Pornichet) et Coco (Batz-sur-mer) en 2023, qui ont su s’imposer dans la liste des lieux de vie et de fêtes incontournables de la presqu’île. Louisa Pampa est devenue l’une des adresses culte bauloise. C’est un peu un « condensé » de La Baule, avec des apéritifs, des dîners, des fêtes entre amis et en famille, où les différentes générations adorent se mélanger. D’ailleurs, le jeudi 18 juillet, Nicolas organise une grande fête à l’occasion des cinq ans de Louisa Pampa. Nicolas travaille entouré de ses associés, de ses équipes et de sa sœur Émilie Bargine, notamment en charge de la communication des différentes entreprises du groupe. Nous leur avons demandé de revenir sur l’histoire de ces établissements. Marylou, Pâtisserie de la plage, 132 bis avenue des Ondines à La Baule. Tél. 02 40 66 60 32. IG maryloupatisserielabaule Louisa Pampa, 132 bis avenue des Ondines à La Baule. Tél. 02 40 66 99 44. IG louisa_pampa Amarillo, 174 boulevard des Océanides à Pornichet. Tél. 02 49 63 43 35. IG amarillo. restaurant Coco, 28 rue du Golf à Batz-sur-Mer. Tél. 02 55 99 44 56. IG coco_restaurant_batzsurmer Louisa Pampa : un espace où les gens se sentent bien ! Amarillo : une super carte food et apéritif dans une ambiance décontractée, un peu « Los Angeles » Coco est au milieu d’un décor naturel, déconcertant d’authenticité
la baule+ Juillet 2024 | 5 Le nom de Daniel Loirat est familier des habitants de la presqu’île. Depuis une vingtaine d’années, Virginie et Daniel Loirat ont bâti des entreprises qui sont des références dans le domaine de la création de jardins sur mesure et de l’entretien de jardins. Une nouvelle étape est franchie et les entreprises Loirat Daniel et Loirat Jardinage rejoignent le groupe Lantana pour devenir Lantana Loirat Paysage. Virginie et Daniel restent opérationnels au sein de la structure et ils ont veillé à ce que la succession se fasse avec un opérateur qui ait la même éthique, que ce soit vis-à-vis des clients comme du personnel, et qui respecte l’esprit convivial, artisanal et de proximité qui a fait le succès de l’enseigne. Alexandre Maireau est le nouveau directeur de Lantana Loirat Paysage. Daniel Loirat souligne qu’il Une nouvelle identité pour les entreprises Daniel Loirat : Lantana Loirat Paysage a d’abord voulu choisir quelqu’un qui partage les valeurs qui ont fait le succès de l’entreprise: « Alexandre a toujours été passionné par l’univers du paysage. Il a eu plusieurs vies, notamment dans le secteur tertiaire. Après la crise sanitaire, il est reparti de zéro en passant son BTS. Il défend cette approche visant à toujours nous considérer comme des artisans et des amoureux de la nature. » Alexandre Maireau ajoute: « Ce rapprochement avec Lantana nous permettra d’être plus compétitifs auprès de nos clients, notamment dans nos achats. Mais dans notre vie quotidienne et dans nos relations avec nos clients, nous défendons la même philosophie. Nous sommes une entreprise locale et fière de l’être. D’ailleurs, ce qui compte, ce sont les personnes, ancrées sur notre territoire, elles maîtrisent la terre, la diversité des sites et le climat. » Virginie et Daniel vont continuer d’accompagner Alexandre, et Daniel tient à rester au contact de la clientèle. En conclusion, un changement dans la continuité qui ne pourra que rassurer ceux qui ont l’habitude de faire appel aux services de Lantana Loirat Paysage. Alexandre Maireau, Virginie Loirat et Daniel Loirat
la baule+ 6 | Juillet 2024 Justice ► Un haut fonctionnaire enquête sur le nombre de lois et de normes qui paralysent notre pays Christophe Eoche-Duval : « Aujourd’hui, le technocratisme ne trouve pas de limites pour arrêter son pouvoir. » Christophe Eoche-Duval est haut fonctionnaire. La surproduction législative et ses travers sont devenus son cheval de bataille. Son dernier livre est un vrai succès de librairie, preuve que les Français commencent enfin à s’intéresser à ce sujet. Il souligne que le nombre de règles et de contraintes a doublé en vingt ans. L’État, lui-même, est incapable de respecter les normes qu’il a édictées. En multipliant les lois sans limites, les politiciens et les technocrates, qui voulaient donner l’illusion du changement, ont surtout réussi à rendre impossible la vie de millions de Français. « L’inflation normative. Quand la France crève de trop de lois » de Christophe Eoche-Duval est publié chez Plon. La Baule+ : On parle beaucoup de votre livre dans les médias. Est-ce le signe que cela devient enfin un sujet populaire qui touche toutes les catégories de la population ? Christophe Eoche-Duval: Il faut parfois avoir raison ni trop tôt, ni trop tard. Ce qui s’est passé au début de l’année 2024, avec la crise agricole, a mis en relief le caractère insupportable de cette frénésie normative qui a marqué les 30 dernières années. L’opinion publique a souvent des intuitions, les politiques aussi, même au plus haut niveau. Jacques Chirac, le premier, évoquait l’inflation normative en 1995. Un homme exceptionnel, Georges Pompidou, s’en plaignait déjà en 1966, avec un Journal officiel à 11 800 pages, alors qu’aujourd’hui nous en sommes à 29 000. Les politiques ne pouvaient pas documenter cela. L’opinion publique ressent cela. Il y a les acteurs économiques, ceux qui investissent, qui ressentent bien cette inflation normative dans les domaines fiscaux et économiques. Les consommateurs, malheureusement, ne voient plus toutes ces normes qui sont incorporées dans les coûts de revient et nous les payons sans nous en rendre compte. On est peut-être au début d’une prise de conscience. Mais il faut la documenter. Les entrepreneurs subissent cela et les consommateurs ressentent cette atteinte dans tous les domaines, avec une réduction des libertés individuelles, puisqu’il y a tellement de normes et de contraintes que cela devient un vrai débat démocratique. Montesquieu disait que les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires… On observe cela dans tous les domaines… Je suis juriste, imprégné d’esprit démocratique, on n’a toujours pas mieux fait que ce que Montesquieu nous avait donné comme leçons. Il disait que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. C’est humain. C’est pour cela que les constitutions existent. Les constitutions ont mis en œuvre des mécanismes d’équilibre des pouvoirs entre eux, mais je constate aujourd’hui que lorsque nous avons modifié la Constitution de 1958 en 2002, avec seulement 18% du corps électoral, on a changé un équilibre très important. On a changé le fait que le pouvoir exécutif ne soit plus séparé du pouvoir législatif. Aujourd’hui, il y a une planche à normes qui est tout à fait perceptible. Vous saluez Jacques Chirac qui avait pris conscience de cela, vous rappelez qu’Emmanuel Macron avait dit qu’il fallait mettre un terme à la prolifération législative. Mais n’est-ce pas plus grave puisque, lorsque les politiques ont conscience de la réalité, c’est encore moins pardonnable ? Votre remarque est frappée au coin du bon sens, il m’est plus difficile de le dire de manière aussi abrupte. Si les politiques exprimaient un déni, ce serait absolument grave. Malgré tout, ils ont une intuition, donc ils prennent conscience de cela. Mais, comme le dit très bien Alain Peyrefitte, qui était un homme d’État et un homme d’action, dans son livre «Le mal français », les politiques sont emprisonnés par des bureaucraties et des administrations qui ne les écoutent pas. J’ai mis en œuvre un critère de surveillance permanente et nous en sommes à 46millions de mots dans Légifrance. 2583 heures de lecture, sans compter le nombre d’heures pour essayer de comprendre ! Vous avez pu faire ce calcul grâce à l’analyse des PDF… Grâce à l’informatisation du Journal officiel, effecti-
la baule+ Juillet 2024 | 7 vement, l’intelligence artificielle nous aide à comptabiliser le nombre de mots qu’il y a dans les textes législatifs en vigueur. Ce sont des textes uniquement étatiques, parce que vous savez très bien que dans le domaine économique, il y a énormément d’autorités de régulation qui ont des pouvoirs réglementaires qui s’ajoutent aux normes étatiques et qui ne sont pas comptabilisés. On a aucun moyen de savoir leur volume ou leur entrisme dans les différents éléments de la vie économique. Maintenant, on peut compter le nombre de mots : cela représente 2583 heures de lecture, sans compter le nombre d’heures pour essayer de comprendre ce que l’on a lu ! L’intelligence artificielle peut devenir aussi un danger. Malheureusement, si l’on n’a pas une véritable politique de maîtrise et de réduction du nombre de normes applicables en France, grâce à l’intelligence artificielle, on peut se retrouver avec 50 millions de normes. L’interprétation complotiste consisterait à dire qu’il est de l’intérêt des hauts fonctionnaires de continuer à produire des normes : afin qu’il puissent ainsi se reproduire… Je laisse à chacun cette interprétation. Si je n’avais pas pu retrouver autant de prises de parole, dans les discours officiels, de politiques de tous bords, y compris François Hollande avec son «choc de simplification», j’aurais probablement eu moi-même un procès en sorcellerie. Fort heureusement, le mal français est avoué et il faut en chercher les causes et les remèdes. C’est vrai, la bureaucratie à la française a une part de responsabilité. Tout haut fonctionnaire, tout technocrate qui a du pouvoir, est porté à en abuser. Il suffit d’appliquer ce que disait Montesquieu. Donc, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir… Ce sont les technocrates qui inventent des lois qui vont euxmêmes faire les études d’impact Saint-Louis avait du pouvoir, il n’a pas tenté d’en abuser, il a plutôt fait l’inverse… Il a fait l’inverse,mais en tout cas, aujourd’hui, le technocratisme ne trouve pas de limites pour arrêter son pouvoir. On sait que d’autres pays de l’Union européenne ont fait des efforts. D’ailleurs, les normes européennes ne sont pas la seule cause de cette inflation normative, car les autres pays n’ont pas le même vécu. L’Allemagne, la Grande-Bretagne ou la Belgique ont une parade. Leurs technocrates font aussi des projets de lois ou de décrets, mais ils ont à côté des institutions indépendantes du pouvoir, qui font de réelles études d’impact. En France, ce n’est pas le cas et ce sont les technocrates qui inventent des lois qui vont eux-mêmes faire les études d’impact, en faisant le calcul des coûts des futures normes: évidemment, ils ne sont absolument pas compétents pour calculer cela, tout cela est fait à la louche… On va imposer de nouvelles règles aux entreprises, peut-être qu’il y aura un petit impact. Tout cela est très bidonné. Finalement, on décide à vue. Il faudrait aussi peut-être donner au Parlement des moyens de contrôler les études d’impact du gouvernement. Aujourd’hui, il n’en a pas les moyens. (Suite page 8) Fabienne: 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com Rozenn: 06 13 55 11 55 rozenn@labauleplus.com Contactez-nous pour votre publicité : la baule+
la baule+ 8 | Juillet 2024 Il y a aussi le principe de précaution qui est parfois pire qu’une intelligence artificielle, puisque par simple crainte de ne pas l’appliquer, on développe naturellement, et en permanence, de nouvelles normes… J’essaye d’être synthétique. C’est vrai, vous avez raison, il y a la question des normes jurisprudentielles. Selon ma théorie de l’iceberg, quand je dégage le fait qu’il y a officiellement 46 millions de mots dans Légifrance, je n’évoque que la pointe de l’iceberg. C’est le droit étatique national. Il est impossible de comptabiliser le nombre de normes dans les collectivités territoriales, le nombre de normes issues des autorités de régulation, le nombre de normes internationales ratifiées, tout comme les normes jurisprudentielles. Selon une théorie née de 1789, les juges ne font pas de normes, ils ne font qu’appliquer les lois. Je suis très franc, je suis en désaccord avec cette thèse. Les juges, à travers la jurisprudence du Conseil d’état, du Conseil constitutionnel, comme de la Cour de cassation, rajoutent une couche avec un sens et une interprétation qui est encore plus surveillée par les avocats que les textes de loi. Je vais prendre un exemple pour illustrer ce que vous dites et clarifier auprès des lecteurs. Prenons le cas de celui qui sort sa poubelle le soir en sachant que les éboueurs viendront le lendemain matin. Imaginons qu’un voisin mécontent porte plainte en disant qu’il est gêné par la sortie de la poubelle dès 17 heures, parce que les éboueurs ne vont passer que le lendemain, et qu’il obtienne gain de cause. Cela devient une nouvelle jurisprudence, donc une contrainte… C’est ce que je veux dire. Pour rester sur votre exemple, si des juges peuvent s’appuyer sur la notion de nuisances de voisinage, ou de divers principes assez nébuleux, c’est qu’on leur a donné la possibilité de s’appuyer sur une norme. On a créé une habilitation. Il n’y a pas véritablement un gouvernement des juges. Simplement, à chaque fois, une norme, dont on n’a pas mesuré tous les effets, est venue habiliter des juges à approfondir davantage une pression normative qui, de façon encore plus grave, va leur permettre d’avoir une intrusion encore plus forte dans la vie des citoyens ou des entreprises. Je ne connais pas tout le droit, moi-même je me fais avoir… Les normes ne sont pas des recommandations et, quand on est en infraction, il y a une sorte de mécanique dont on peut très rarement sortir. C’est le syndrome du gendarme qui vous arrête sur le bord de la route : on croyait être parfaitement en règle, mais il va pouvoir déployer l’ensemble du Code de la route en vous expliquant que le clignotant gauche ne clignote pas à la bonne vitesse, ou que la plaque minéralogique est placée 2 millimètres trop haut ou trop bas. Nous avons une volonté centralisatrice de tout contrôler Cette volonté de toujours imposer des normes ne traduit-elle pas un manque de confiance à l’égard des individus ? Par exemple, il y a des normes d’hygiène sur les sandwicheries, comme sur le lavage des mains ou l’obligation de mettre des gants. Le législateur indique que grâce à lui, nous allons avoir des sandwichs propres. Dans d’autres pays, il n’y a pas de telles normes et les employés des sandwicheries ont aussi une hygiène impeccable et travaillent avec des gants. Ils expliquent qu’ils font cela parce qu’il y a des concurrents qui ont cette exigence et que, s’ils ne le faisaient pas, ils perdraient tous leurs clients… C’est une analyse tout à fait juste et c’est un marqueur franco-français. Nous avons une volonté centralisatrice de tout contrôler, jusqu’au détail. Au début de la Ve République, le général de Gaulle avait confié aux partenaires sociaux la gestion des branches de Sécurité sociale et de l’assurance-chômage. Petit à petit, tout cela a été rongé et nationalisé par les normes étatiques. C’est un envahissement général, peut-être avec de bonnes intentions, parfois avec le concours de certains lobbys. Je rappelle que le constitutionnaliste Guy Carcassonne disait que tout sujet d’un journal télévisé de 20 heures peut devenir le lendemain matin un projet de loi. C’est une dérive démagogique. Il faut d’abord de la raison, de l’intérêt général et de l’évaluation. Je suis pour toutes les normes que l’on souhaite, à condition qu’elles obéissent à trois critères : une bonne évaluation, une bonne adoption et une bonne représentativité. Si l’on réunit tout cela, il n’y a pas de problème, car il faut des normes dans une civilisation et une société moderne. Les meilleures normes, dans le domaine économique, ce sont les normes AFNOR, c’est-à-dire des normes élaborées par une branche professionnelle, avec des experts. Ces normes sont souhaitées par les producteurs et elles sont adoptées volontairement. Je rappelle que 50 % des lois, depuis 2002, sont adoptées en procédure accélérée. Cela veut dire que l’on empêche le Parlement d’avoir deux lectures de chaque texte. Donc, on double le débit, on double la cadence et on double la médiocrité des textes au final. Ce décalage, c’est la crise des Gilets jaunes, des Bonnets rouges, du mouvement des Pigeons, ou de la loi retraite adoptée par un 49.3 qui aura des effets sur plusieurs générations, avec simplement 165 heures de débats parlementaires. Propos recueillis par Yannick Urrien. Christophe Eoche-Duval : « Je dégage le fait qu’il y a officiellement 46 millions de mots dans Légifrance, je n’évoque que la pointe de l’iceberg. » Laurent Garrido, directeur général de L’Hermitage Barrière et coordinateur du Pôle hôtelier de La Baule, rejoint le groupe IHG, troisième groupe hôtelier mondial, en prenant la direction du plus bel hôtel de Marseille, l’Intercontinental Marseille Hôtel Dieu, qui a été construit au XIIIe siècle sur un site historique : « C’est un lieu chargé d’histoire, sur le Vieux Port, dans une ville dynamique sur le plan touristique. » Laurent Garrido souhaitait retrouver un établissement qui vit à l’année, avec une clientèle internationale, notamment américaine. Pour autant, Laurent Garrido va revenir fréquemment à La Baule : « Je suis un amoureux de la destination qui a beaucoup d’atouts et où il fait bon vivre. Je trouve que le maire, Franck Louvrier, l’a merveilleusement résumé avec son slogan « Vivre au pays des vacances». Je suis très fier d’avoir reçu des mains de Franck Louvrier la médaille de la ville marquant la qualité de notre collaboration durant ces cinq dernières années. » Par ailleurs, poursuit-il, « j’ai été très heureux et honoré de représenter le groupe Barrière pendant plus de cinq ans. Le Resort Barrière La Baule fait partie de l’ADN du groupe Barrière. » Laurent Garrido va garder de nombreux souvenirs de La Baule : « Si je dois en retenir un : la présence de l’équipe d’Argentine durant six semaines pendant l’événement planétaire de la Coupe du monde de rugby 2023. Un moment fort où beaucoup d’échanges et de relations se sont créés avec les équipes. » Laurent Garrido va continuer de lire La Baule+ et il nous confie : « J’ai un rituel. Tous les mois, j’apporte à mon comité de direction le journal La Baule+ à leur bureau en leur disant que le facteur sonne toujours 3 fois ! » La Baule conservera aussi un excellent souvenir de Laurent Garrido et les lecteurs de La Baule+ savent maintenant quel hôtel choisir lorsqu’ils iront à Marseille : l’Intercontinental Marseille Hôtel Dieu ! Laurent Garrido, directeur général de L’Hermitage, prend la direction de l’Intercontinental Marseille Hôtel Dieu
la baule+ Juillet 2024 | 9 La Maison des Travaux : un partenaire de confiance pour vos travaux de rénovation Chaque année, Olivier Macé présente dans La Baule+ une réalisation de La Maison des Travaux. C’est à la Turballe que nous le retrouvons, pour découvrir le studio de Nicole et Georges qui a été totalement transformé. Chaque chantier est traité avec la même attention Pour Olivier, c’est aussi l’occasion de démontrer la diversité des chantiers gérés par les artisans de La Maison des Travaux : « Il n’y a pas de petits ou de gros clients et chaque chantier est traité avec la même attention. » Nicole et Georges habitent à La Baule, près de l’avenue de Gaulle, et ils possèdent également ce studio qui leur sert de pied-àterre à La Turballe. En fait, leur choix de résidence s’exerce souvent entre La Baule et La Turballe en fonction de la météo : « Quand il fait beau, nous sommes davantage à La Turballe. Et, en basse saison, ou quand il pleut, nous préférons être à La Baule… » Ce studio de 30 mètres carrés offre une vue exceptionnelle sur l’océan et il est situé à proximité des commerces de La Turballe. Nicole et Georges voulaient donc le réaménager complètement, en optimisant l’espace au maximum. L’astuce a été de le transformer en deux pièces, afin de créer une chambre indépendante. C’est Nathalie Macé, qui travaille avec son mari, Olivier, qui a dessiné les plans et Olivier a géré intégralement le chantier : « On leur a présenté le projet de nouvel aménagement et nous l’avons amendé ensemble. Ensuite, je les ai accompagnés pour choisir les différents matériaux comme le sol, la salle de bains ou la cuisine. » Le couple est ravi du résultat final : « Quand on prend notre douche, on voit la mer!» Georges et Nicole ne regrettent pas d’avoir fait appel à La Maison des Travaux, une entreprise qu’ils ont connue grâce à leur fils : « Il a un appartement dans les immeubles en vagues qui a été rénové par Olivier Macé et il nous a recommandé ses services. Nous ne sommes pas déçus ! » Le service est totalement gratuit Rappelons que le principe de La Maison des Travaux est très simple : vous confiez vos clés à Olivier Macé, vous revenez quelques semaines plus tard, et les travaux sont terminés ! Olivier s’occupe de tout. Il gère les démarches administratives et présente les devis des artisans qu’il a sélectionnés. Il s’agit d’entreprises locales ayant signé la charte qualité de La Maison des Travaux, qui comporte des engagements de transparence, de sérieux, de fiabilité et de respect des délais. Notons que le service est totalement gratuit, puisque La Maison des Travaux se rémunère comme apporteur d’affaires auprès des artisans ainsi sélectionnés. La Maison des Travaux, 26, avenue Georges Clémenceau à La Baule (face à la gare). Tél. 02 40 19 85 92 ou 06 86 12 02 58. Kernews, votre radio 100% locale sur 91,5 FM sur tout le littoral de Loire-Atlantique.
la baule+ 10 | Juillet 2024 TA Communication : une entreprise locale qui défend l’objet publicitaire utile, éthique et accessible à toutes les entreprises Les entreprises, associations et collectivités de la presqu’île ont un nouvel interlocuteur pour leurs objets publicitaires : TA Communication. Depuis une quinzaine d’années, la société TA Communication est devenue une référence nationale dans le domaine des objets publicitaires : lui font confiance Chronopost, Public Sénat, le Stade français, la Société Générale, Ibis, les Chambres d’Agriculture, Aquaboulevard, Sciences Po, Spi Batignolles ou Oscaro. com... Thierry Adeline, fondateur de TA Communication, habite à La Baule et il avait envie de travailler au pays des vacances. C’est donc depuis la presqu’île qu’il rayonne maintenant dans toute la France. Sa présence lui permet de développer des partenariats avec de nombreuses structures locales, notamment les offices de tourisme de la presqu’île, la mairie du Pouliguen et des entreprises établies sur notre territoire. En effet, souligne-til, « il était important d’avoir une antenne locale pour être au plus près de nos clients ». TA Communication propose des objets publicitaires ainsi que des textiles personnalisés, c’est-à-dire tout ce qui est lié à l’image de l’entreprise : « La clientèle est très large, dans tous les domaines d’activités, car tout le monde fait de la communication par l’objet. Cela peut être des associations qui organisent des événements, des municipalités, des entreprises qui veulent faire plaisir à leurs clients, des établissements d’enseignement secondaire ou supérieur pour leurs élèves, mais aussi des clubs de plage… Nous avons tous conscience de l’importance de l’objet publicitaire. C’est un outil de mémorisation et de fidélisation, tant en communication externe qu’interne, et le conseil y est important. En effet, il ne s’agit pas de commander n’importe quoi, en se disant que cela fera plaisir à ses clients ou à son personnel, car il faut aussi que le produit corresponde à l’image et à l’éthique de l’entreprise. La gamme est très large : « Nous avons 25 000 produits sur notre site Internet et nous les distribuons sur l’ensemble de la France. » La notion de conseil est primordiale et c’est ce qui fait la différence : « Notre culture, c’est vraiment d’être à l’écoute des clients. C’est comme cela que nous nous sommes développés depuis 15 ans. Notre équipe les conseille sur l’origine des produits (fabrication en France et en Europe) et notre expérience permet de répondre aux attentes des clients et de respecter leur budget. Le tout Internet ne correspond pas à nos méthodes ». Choisir son objet publicitaire, c’est aussi transmettre un message Choisir son objet publicitaire, c’est aussi transmettre un message : « Aujourd’hui, on veut des goodies qui durent, utiles, originaux ou pas, mais surtout éco-responsables.» Sur ce point, Thierry est réellement un spécialiste. Il connaît tous les codes de la communication, le message à transmettre, et il sait accompagner ses clients pour les aider à choisir un objet pérenne et qui fera plaisir. Un outil abordable et efficace TA Communication travaille avec des grands groupes, des associations, des ministères, mais également avec des petites structures car, contrairement aux idées reçues, l’objet publicitaire est un outil abordable et efficace lorsque l’on est bien conseillé : « Même un commerçant peut fidéliser ses clients en leur offrant quelque chose d’utile, qui ne sera pas considéré comme un gadget jetable… » indique Thierry. C’est aussi pour cela qu’il insiste beaucoup sur la notion de proximité : « Chaque cas est différent. » Thierry est un sportif de l’extrême et il se fixe de nombreux challenges dans le sport. Coureur de longue distance à pied, parfois 1000 kilomètres, il aime rappeler que les valeurs du sport extrême se rapprochent de la gestion d’une entreprise : « Se fixer des objectifs élevés, mettre en amont les moyens pour les réaliser, le goût de l’endurance, du dépassement, ce sont quelques-unes des similitudes avec les défis à relever dans une entreprise. » TA Communication : 06 79 82 72 77. Courriel : contact@ tacommunication.fr Site : www.tacommunication.fr Loire-Atlantique Nautisme a été créée par le département de oire-Atlantique et la CCI Nantes Saint-Nazaire. La SAS exploite les ports de Pornic, La Baule-Le Pouliguen, Le Croisic, La Turballe et Piriac-sur-Mer. Les ports de Piriac-sur-Mer, La Baule-Le Pouliguen et Pornic viennent d’être certifiés « Ports Propres » par l’AFNOR. Il s’agit des trois premiers ports de la région Pays de la Loire à recevoir cette distinction. Afin d’obtenir cette certification, ces ports ont été auditionnés et examinés sur la base de 17 critères (gestion des déchets, de l’eau, de l’énergie, prévention des pollutions...) et ont dû préparer leur démarche en 5 étapes, sur une durée de deux ans. L’engagement porte notamment sur la gestion des pollutions chroniques et accidentelles par la mise en place de kits antipollution, de points propres pour les déchets dangereux, ou encore de pompes à eaux noires, la maîtrise des consommations d’eau avec des compteurs Trois ports de plaisance de Loire-Atlantique certifiés Ports Propres sectoriels et d’énergie avec des temporisateurs, la sensibilisation des plaisanciers (signalétique, vidéos pédagogiques sur l’écran de la capitainerie, organisation de temps de sensibilisation…) et la formation du personnel dans ces domaines. Emmanuel Jahan, directeur de Loire-Atlantique Nautisme, ajoute : « Nous organisons des sessions de sensibilisation des plaisanciers sur les bons gestes, même s’ils sont déjà très acculturés sur ces questions. Les gens qui ont un bateau apprécient la qualité de l’environnement naturel dans lequel ils exercent leur pratique et la grande majorité est très sensible à la préservation de l’environnement marin. » Pourquoi les ports du Croisic et de La Turballe ne sont-ils pas labellisés ? Emmanuel Jahan précise que « ce sont des ports mixtes, pêche et plaisance, et, pour avoir la certification, il faut englober l’ensemble du périmètre portuaire, donc cela prend plus de temps. On a le projet de faire certifier ces ports, mais le périmètre est plus large, avec la problématique pêche. » Enfin, nous avons interrogé Emmanuel Jahan sur la pénurie de places de port, avec parfois une file d’attente de 10 ans : « Cela dépend des sites, il y a des sites très attractifs pour lesquels, effectivement, cela peut aller jusqu’à 10 ans, mais c’est le maximum. Il y a un peu d’attente dans la plupart des ports quand on veut un contrat à l’année. Mais, on peut avoir des places plus rapidement dans certains ports. On essaye toujours de proposer une solution intermédiaire, avec des contrats saisonniers, et on essaye d’optimiser l’occupation du plan d’eau afin de proposer une solution au plus grand nombre de plaisanciers. Donc, il ne faut pas hésiter à venir nous voir. La capitainerie essaiera toujours de proposer des places temporaires. »
la baule+ 12 | Juillet 2024 La Villa d’Ici : l’esprit maison de famille dans un écrin élégant La Villa d’Ici dévoile une nouveauté pour 2024 : un service de location pour événements. Inspirés par les suggestions de leurs clients fidèles, Annabelle et Nicolas ont décidé de lancer ce service unique. Annabelle explique : «Les locations de salles pour des fêtes, anniversaires, mariages ou événements d’entreprise manquent souvent de caractère. Par exemple, une salle voisine, bien que magnifique, n’offre ni grands luminaires, ni accessoires, ni meubles. Nous pouvons même nous occuper du fleurissement. C’est ce qui nous a incités à développer ce concept de location pour les événements, tant pour les particuliers que pour les professionnels, avec des éléments tels que des lustres ou des seaux à champagne. » Une référence dans le domaine de l’ameublement et de la décoration Lancée il y a trois ans par Annabelle et Nicolas, La Villa d’Ici s’est rapidement imposée comme une référence dans le domaine de l’ameublement et de la décoration. Le succès réside dans leur approche unique : ils ne sont pas de simples vendeurs de meubles, mais des créateurs d’ambiances proposant des marques exclusives sur la presqu’île. Dans un marché longtemps dominé par de grands réseaux qui proposent des meubles en kits de qualité douteuse, le mouvement actuel est à la personnalisation, avec des pièces uniques reflétant la personnalité de chaque famille. La Villa d’Ici se distingue aussi par son dynamisme et son originalité. Chaque mois, trois ou quatre espaces du magasin sont réaménagés et de nouvelles offres sont présentées chaque semaine, ce qui incite les habitués à revenir régulièrement pour découvrir les nouveautés. Annabelle sélectionne soigneusement ses coups de cœur pour éviter les stocks permanents. Une fois un produit vendu, il est remplacé par un modèle différent: « Nos clients apprécient ces collections uniques qu’ils ne retrouveront pas chez leurs voisins. » Des ambiances spécifiques pour guider les clients Le jeune couple a conçu ce lieu en créant des « ambiances » spécifiques pour guider les clients dans leur choix de meubles, soigneusement façonnés et souvent originaux. Chaque pièce, que ce soit la chambre, la cuisine, le salon, la salle à manger, ou par ailleurs le jardin, est mise en valeur dans un cadre inspirant. La boutique propose une variété de styles, allant de l’industriel au campagne chic, permettant ainsi d’équiper toutes les pièces de la maison. Les préférences actuelles voient un retour aux années 60 et 70 : « Nous sommes vraiment dans une tendance rétro et vintage. » Outre le service de location pour événements, Annabelle et Nicolas offrent également des services de conseil à domicile : « Nous réalisons des projets d’aménagement intérieur pour les particuliers et les entreprises, en nous adaptant à l’identité de l’entreprise ou de la famille. Nous essayons toujours de nous mettre à la place de notre client, de comprendre son style et ses attentes, afin de lui proposer ce que nous choisirions si nous étions à sa place. Quand je suis avec un client, je veux d’abord comprendre ses besoins, le conseiller, et surtout ne pas lui vendre quelque chose qui ne lui correspondra pas. » Annabelle et Nicolas sont aussi sensibles à la formation des jeunes. Ils accueillent régulièrement des étudiants, comme à la rentrée avec la présence d’un étudiant en architecture qui partagera ses compétences pour la conception et la réalisation de plans. La Villa d’Ici dispose d’un vaste espace de 500 m². avec une terrasse de 100 m². On y trouve également un large choix de luminaires, avec plus de 140 modèles de suspensions, ainsi que des lampadaires et des lampes à poser. La Villa d’ici, est située 13, allée du Zéphyr à Pornichet (face au restaurant Bahia Tikka). Téléphone : 02 40 01 66 23. Site web : www.lavilladici.fr. À la rentrée, la Ville de Pornichet lance une initiative novatrice pour les jeunes de 16 à 17 ans : des chantiers « argent de poche ». Ce programme permet aux adolescents de la commune de réaliser de petits travaux pendant les vacances scolaires, offrant ainsi une première expérience professionnelle et une certaine indépendance financière. Destinés aux jeunes Pornichétins, ces chantiers comprennent des tâches variées telles que le classement, le nettoyage des jeux de la ludothèque ou encore des inventaires, le tout sous la supervision d’agents municipaux. « Il ne s’agit en aucun cas de remplacer le travail d’un agent, mais plutôt de se donner un coup de pouce mutuel», explique Frédérique Martin, adjointe aux ressources humaines. Elisabeth Tesson, adjointe à la petite enfance, à l’enfance et à la jeunesse, ajoute : « Ce seront de petits travaux, encadrés par des agents de la Ville, offrant aux jeunes une opportunité d’indépendance. » Les chantiers se dérouleront par demi-journée de trois heures maximum, pendant les vacances scolaires. Chaque jeune pourra participer jusqu’à quatre demi-journées par semaine, soit un total de 12 heures maximum. En échange de leur travail, les adolescents recevront des e-chèques cadeau d’une valeur de 15 € par demi-journée. Au-delà de la gratification financière, cette initiative vise à initier les jeunes au monde du travail et à les responsabiliser. « Il s’agit avant tout d’offrir la possibilité à nos jeunes de découvrir des métiers et de faire leurs premiers pas dans le monde du travail, en devenant des citoyens acteurs et responsables ». Les intéressés peuvent contacter l’Info Jeunes de Pornichet par mail à infojeunes@mairie-pornichet.fr ou par téléphone au 06 31 07 11 09. Des chantiers « argent de poche » pour les jeunes Pornichétins de 16-17 ans
la baule+ Juillet 2024 | 13 Le Bahia Tikka amplifie sa démarche visant à privilégier des produits d’exception Niché au 6 allée des Zéphyrs à Pornichet, le restaurant Bahia Tikka est bien plus qu’un simple lieu de restauration. Avec son ambiance festive, ses soirées animées et ses plats de viande d’exception, c’est une destination incontournable pour ceux qui recherchent à la fois une expérience culinaire et une soirée conviviale. Avec leur nouveau chef Alexis, qui connaît bien la maison puisqu’il était auparavant second de cuisine, Camille et Jérôme entendent se distinguer sur le sourcing et la qualité des produits. Jérôme va chercher les meilleurs fournisseurs: « Nous sommes allés à Rungis, avec Alexis, rencontrer la boucherie Metzger, qui est l’un des plus grands bouchers de France, c’est notamment le fournisseur de l’Élysée et de nombreux étoilés. M. Metzger nous a présenté toutes ses viandes d’exception, les caves de maturation et bien sûr nous travaillons ensemble. » C’est pourquoi Bahia Tikka propose des gammes exceptionnelles de viandes, comme le bœuf wagyu, picahna, etc. Chaque pièce de viande est soigneusement sélectionnée pour sa fraîcheur et sa provenance, garantissant ainsi des repas de haute qualité : « Vous pourrez aussi y déguster de belles langoustes bretonnes grillées sur nos grands barbecues, sans oublier nos ceviches avec nos poissons de première fraîcheur. » Le Bahia Tikka contribue également à l’économie locale Camille souligne que la collaboration directe a été amplifiée auprès des producteurs régionaux : « Pour les légumes, les poissons, ou les œufs, nous travaillons avec les producteurs locaux et de « vraies » fermes en écartant celles qui font de l’élevage intensif. Nous privilégions aussi les producteurs les moins éloignés. Notre démarche est de travailler en direct, en évitant des intermédiaires ». Cet engagement envers la qualité et la provenance des produits se retrouve dans chaque assiette, offrant aux clients une expérience gustative inégalée. En soutenant les producteurs de la région, le Bahia Tikka contribue également à l’économie locale. Il ne s’agit pas d’être 100% sud-américain, mais aussi de retravailler des plats français L’établissement a souvent une image « Amérique du Sud », ce qui n’est pas tout à fait exact. L’art culinaire sud-américain est un mélange de saveurs italiennes, portugaises, chinoises et japonaises, car ce continent est le lieu de convergence de différentes cultures. En réalité, le chef associe le raffinement à la française, la pureté japonaise, la découpe particulière sud-américaine, en y ajoutant la saveur et la générosité de la Méditerranée… Camille précise: « Il ne s’agit pas d’être 100% sud-américain, mais aussi de retravailler des plats français. » Au chapitre des nouveautés, le Bahia Tikka propose depuis quelques jours une formule déjeuner, avec une carte spécialement conçue pour un déjeuner rapide et très abordable, pour répondre aux attentes de ceux qui travaillent. Autre nouveauté : la vente à emporter et un service traiteur via le site internet ou par téléphone. Un espace pour les amateurs de cigares a également été créé, sur la terrasse, avec une cave sélectionnée par Thibaud Radigue de La Régence. Camille et Jérôme ajoutent que les animations du Bahia Noche remportent toujours beaucoup de succès, que ce soit les groupes ou le pianiste du samedi soir, ainsi que le très prisé rendez-vous du Comedy Club, tous les dimanches soir en saison, et une fois par mois le reste de l’année, avec des humoristes toujours différents. La programmation du mois est consultable sur le site. Pour découvrir cette adresse festive et gourmande, ou pour organiser un événement, vous pouvez visiter le site officiel de Bahia Tikka ou contacter directement le restaurant. L’espace Bahia Noche est conçu spécialement pour les événements privés, avec une scène et un rétroprojecteur. Bahia Tikka, 6, allée des Zéphyrs à Pornichet. Tél. 02 40 62 17 02. Site : bahiatikka.com.
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