La Baule+

la baule+ Août 2025 | 5 pour vous soutenir et vous accompagner. Évidemment, l’État ne fera pas tout. Mais pour tout ce qui participe aux défis de demain, notamment pour accompagner les commerçants, l’État est là. C’est la raison pour laquelle j’ai annoncé un certain nombre de travaux, notamment sur la vacance commerciale des centres-villes, parce que c’est un vrai sujet, mais aussi sur la transmission et la reprise des commerces. J’ai également lancé des assises de la restauration et des métiers de bouche, car ils contribuent à un véritable dynamisme de nos territoires. Nous avons besoin de nos boulangers, bouchers, charcutiers, traiteurs, tout comme des cafés. L’État est à leurs côtés pour relever les défis, notamment en les aidant à aménager les commerces, en prenant en compte la modernité et les transitions qui sont devant nous. On sent que vous êtes sincère lorsque vous dites cela, tout comme la majorité des élus, mais on est tenté de ne plus croire la parole politique, tant la machine semble grippée… D’abord, je veux saluer l’engagement des chefs d’entreprise. Nos entreprises sont très résilientes, les entrepreneurs ont beaucoup de passion, ils font beaucoup d’efforts et ils aiment leur métier. Nous le savons. Il faut aussi prendre en compte toutes les modifications des modes de consommation. Cependant, nous avons de très beaux commerces, des boulangeries, des chocolatiers qui ont du talent, mais aussi de très belles marques françaises dont nous sommes fiers, des artisans aussi. Nous devons mettre en avant tous ces commerces, aider les commerçants à se structurer dans des unions commerciales, afin de créer des activités et des animations à différents moments de l’année. Le collectif sert aussi les commerçants. Il y a un mot que l’on n’entend jamais, c’est « désir ». Or, comme Jacques Séguéla le démontre depuis des décennies, la consommation, c’est d’abord le désir et celui-ci vient avec la liberté, le sentiment de bonheur, et surtout la confiance en l’avenir… N’est-ce pas la clef ? On parle beaucoup de pouvoir d’achat et c’est un élément essentiel. Vous avez raison, il y a aussi le plaisir et le désir d’acheter. Le désir d’acheter, c’est un choix, c’est l’inverse de la contrainte. On a du plaisir à aller faire du shopping en famille ou avec ses amis, dans des commerces de qualité, tout comme à aller au restaurant, notamment quand on connaît le restaurateur. Il y a des souvenirs aussi et tout cela fait partie de ce que l’on aime dans la vie. Ce choix repose effectivement sur la confiance : la confiance dans la qualité et la confiance à l’égard des commerçants. Derrière tout cela, il y a des produits avec des histoires et de l’authenticité. Donc, redonner du désir, c’est aussi mettre l’humain au cœur du commerce. J’essaie de donner suite aux préoccupations des commerçants en leur apportant des réponses par rapport à leurs difficultés, mais aussi de répondre aux enjeux de demain, comme l’intelligence artificielle. Propos recueillis par Yannick Urrien. Avec un investissement de 2 millions d’euros et des objectifs de performance contractuellement encadrés, la Ville de Pornichet engage la mutation énergétique de son site le plus énergivore : le groupe scolaire du Pouligou. Ce complexe représente à lui seul 600 MWh de consommation annuelle, ce qui en fait le premier poste énergétique de la commune. Afin de limiter les impacts sur le fonctionnement des services publics, les travaux sont concentrés durant la période estivale. Le centre de loisirs est temporairement transféré à l’école Gambetta, tandis que la confection des repas est assurée par un prestataire extérieur, dans le respect des standards bio et labellisés. Dans le même Transition énergétique : Le Pouligou devient le moteur écologique de Pornichet temps, une partie des locaux de la cuisine centrale fait l’objet d’une rénovation. Le projet repose sur une combinaison plusieurs solutions innovantes. Géothermie à faible profondeur pour le chauffage, Géocooling pour le rafraîchissement des locaux, ombrières photovoltaïques installées au niveau de la cuisine centrale, couvrant jusqu’à 65 % des besoins électriques du site. L’isolation, jugée satisfaisante après diagnostic, sera conservée, tandis que les systèmes de ventilation et de chauffage seront optimisés. Le tout constitue un modèle d’intégration technologique au service d’un bâtiment public à haute exigence d’usage. La Ville a opté pour un marché global de performance énergétique, confié à un groupement d’entreprises. Ce contrat intègre à la fois la conception, la réalisation, la maintenance sur 5 ans, et surtout un engagement formel sur les économies d’énergie attendues. Des bonifications – voire des pénalités – sont prévues en fonction du respect ou non des performances cibles. Une approche qui limite le risque pour la collectivité tout en assurant un suivi rigoureux des consommations. L’enveloppe globale du chantier, estimée à 2 millions d’euros, inclut la rénovation du réseau de chaleur. Grâce aux dispositifs nationaux de soutien à la transition écologique (DSIL, Fonds verts, ADEME - Fonds Chaleur), 47%du budget sera couvert par des subventions publiques, limitant l’impact net pour les finances communales. À terme, le projet vise une réduction de près de 50 % des consommations énergétiques, avec un effondrement de 85 % des usages de gaz. Cela représente 60 tonnes de CO₂ évitées chaque année, soit l’équivalent de 60 allers-retours Paris-New York en avion. Une performance qui positionne le Pouligou comme pilote de la décarbonation municipale, et préfigure d’autres chantiers similaires à l’échelle de la commune.

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