la baule + L’essentiel de la presqu’île guérandaise ! Mensuel gratuit d’informations - N° 254 - Août 2025 SOYEZ RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT : NE JETEZ PAS CE JOURNAL SUR LA VOIE PUBLIQUE, EMPORTEZ LA BAULE+ CHEZ VOUS ! DÉCORATION Les conseils de JeanFrançois de Cadréa Page 10 POLITIQUE Franck Louvrier publie «Ce qu’il me reste à faire» Pages 12 et 13 PIERRE JOVANOVIC PHILIPPE GELUCK MODE Pierre Talamon, président de la Fédération Nationale de l’Habillement Pages 14 et 15 SCIENCE Catherine Vadon nous raconte l’histoire des abysses Pages 22 et 23 Le livre sur le scandale financier de 2008 se retrouve numéro un des ventes Pages 8 et 9 Entretien exclusif avec Véronique Louwagie ministre chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Économie sociale et solidaire. Pages 4 et 5 Le Chat déambule à Guérande jusqu’au 7 septembre Page 18 Alexandra Lamy Rencontre avec l’actrice à La Baule Pages 24 et 25
la baule+ 2 | Août 2025 La Baule+ : La SNSM est souvent méconnue au sein du grand public. Pouvez-vous nous rappeler la vocation de cette association, qui est constituée uniquement de bénévoles ? Thierry Caudal : Nous fêtons les deux cents ans de la SNSM. Le principe repose sur le bénévolat et la solidarité des gens de mer. Ce sont des marins qui se sont mis au service des usagers de la mer pour pouvoir porter secours aux autres marins. On nous compare régulièrement aux pompiers, alors que c’est totalement différent puisque nous sommes une association. Nous sommes une société de bienfaisance, puisque cela date de la fin du XVIIIe siècle. Nous avons 219 stations sur tout le littoral français, y compris dans les DOMTOM. L’objectif est d’être au service de tous les usagers de la mer. Que retenez-vous de ces trente années d’expérience ? Avec le recul, la situation n’est pas la même qu’il y a trente ans. À l’époque, le développement de la plaisance n’était pas aussi évolué et nous intervenions donc essentiellement au profit des marins professionnels. Aujourd’hui, la tendance s’est totalement inversée, puisque nous sommes maintenant à 95 % au service de la plaisance. Il y a eu un essor des loisirs nautiques qui a complètement fait basculer notre niveau d’intervention. Il y a moins de connaissance de la mer et les gens consomment des loisirs nautiques comme s’ils étaient à terre, alors que c’est toujours la mer qui décide. Il faut être d’une humilité totale quand on est sur l’eau ! Parmi ces 95 % d’interventions, quelle est la part entre le manque de chance et l’inconscience ? Il y a de l’inconscience, mais aussi de l’imprudence. Les gens n’ont pas conscience du danger de l’océan. Il faut prendre ses précautions, prendre de bonnes informations. Ils pensent que c’est facile, mais il y a toujours des impondérables et cela ne changera jamais. Depuis l’Antiquité, il y a toujours eu des impondérables. Nous faisons du sauvetage, mais aussi de la prévention. Tous les messages de prévention sont indispensables. Dans le contexte automobile, on observe que les conducteurs dits du dimanche ont davantage d’accidents que les gros rouleurs. Constatez-vous cela aussi chez les navigateurs ? C’est la même chose. La seule différence, c’est que pour certains bateaux il n’est pas nécessaire d’avoir un permis et l’on peut donc partir avec un voilier de 13 mètres sans permis, contrairement aux bateaux à moteur. On a rendu l’accès facile à l’océan sans aborder les différents aspects de la navigation en mer. Quels sont vos plus beaux et, par ailleurs, vos pires souvenirs ? D’abord, on met de côté nos mauvais souvenirs, car le pire est de ne pas réussir notre mission. Les plus beaux souvenirs, ce sont toujours les sourires des gens qui nous disent merci et qui apprennent que nous sommes totalement bénévoles. Parfois, il est deux heures du matin et l’on doit reprendre le travail à sept heures. Les gens sont surpris... L’espoir, c’est qu’il y ait encore des jeunes qui s’engagent. Thierry Caudal : l’altruiste et la mer Thierry Caudal a été pendant trente ans bénévole à la SNSM, dont dix à la tête de la station de Pornichet. Il a quitté la présidence le 1er avril dernier, mais il continue d’œuvrer bénévolement et de se dévouer comme secouriste. Hemingway évoquait les épreuves de la vie dans « Le vieil homme et la mer », Thierry Caudal a consacré une partie de la sienne au sauvetage en mer. La sécurité aux abords de la gare SNCF de La Baule fait l’objet d’une attention particulière cet été. Lors du conseil municipal du 25 juillet dernier, Franck Louvrier a confirmé que la Ville a sollicité une surveillance renforcée, en particulier lors des arrivées de trains jugés « sensibles », notamment les TER en provenance de Nantes. « Cet été, nous avons aussi accentué nos efforts en direction des arrivées des trains. La présence policière, Police nationale et Police municipale, est de la sorte amplifiée sur le parvis de la gare les jours de fortes chaleurs aux horaires sensibles. Je peux vous assurer que ce genre de démonstration de force contribue à calmer les ardeurs », a déclaré le maire. Sécurité renforcée à la gare SNCF de La Baule
la baule+ Août 2025 | 3 Des investissements massifs pour les ports du Croisic et de La Turballe L’avenir des ports de pêche du Croisic et de La Turballe se dessine avec un plan ambitieux porté par le Département de Loire-Atlantique, en lien avec les acteurs de la filière. Après plusieurs années de turbulences, marquées par des difficultés économiques et des incertitudes sur l’avenir des criées, une nouvelle dynamique s’installe. Avec près d’une centaine de navires et plus de 400 emplois directs, la filière pêche est un pilier économique et identitaire pour le littoral. « Nous devons donner aux ports les moyens de se moderniser et de rester compétitifs, tout en préservant ce savoir-faire qui fait partie de notre patrimoine maritime», souligne Michel Ménard, président du Conseil départemental de Loire-Atlantique, actionnaire majoritaire de la société Loire-Atlantique Pêche et Plaisance. Un programme d’investissement de 30 millions d’euros sur dix ans a été validé, dont 9 millions d’euros dédiés aux ports du Croisic et de La Turballe. Concrètement, ce plan prévoit la rénovation des glacières, la modernisation des bâtiments et des box, la mise aux normes des ateliers de poissonnerie au Croisic, ainsi que l’installation de nouveaux équipements pour la réparation navale et la vente. Un nouveau ponton viendra également renforcer les infrastructures de La Turballe. Selon José Jouneau, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (Corepem), la pêche génère un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros, qui atteint 340 millions d’euros en incluant les activités de mareyage et de distribution. « Ce plan redonne de la visibilité à toute la filière, et permet de se projeter sereinement vers l’avenir », insiste-t-il.
la baule+ 4 | Août 2025 Politique ► Une ministre à l’écoute des commerçants de La Baule Véronique Louwagie, ministre des PME : « J’ai envie de dire aux entrepreneurs : vous n’êtes pas seuls, l’État est à vos côtés pour vous soutenir et vous accompagner. » Véronique Louwagie est ministre chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Économie sociale et solidaire. Elle a été experte-comptable et commissaire aux comptes, à la tête d’un cabinet de 45 collaborateurs, et élue députée de l’Orne depuis 2012. Elle a toujours travaillé sur des sujets très techniques, notamment lors des lois de Finances, à l’Assemblée nationale. Les journalistes parlementaires la connaissent depuis longtemps. Elle est spécialiste des questions budgétaires pour le groupe UMP, puis LR, depuis plus de vingt ans. Elle est très connue dans sa circonscription et toujours réélue, mais beaucoup moins sur le plan national car elle fait partie de ce type de députés ou d’anciens députés, comme Charles de Courson, Didier Migaud ou Gilles Carrez, qui ont des profils très techniques qui intéressent peu les médias. Véronique Louwagie est venue à La Baule, vendredi 25 juillet dernier, pour rencontrer les commerçants et évoquer leurs difficultés. Elle a accordé un entretien exclusif à Yannick Urrien pour La Baule+ et Kernews. LaBaule+: Lefaitd’avoir été experte-comptable et commissaire aux comptes, donc en rapport avec des entrepreneurs, en ayant partagé leurs succès et leurs angoisses, vous amène-t-il à aborder votre portefeuille ministériel avec un regard plus concret ? Véronique Louwagie : Effectivement, quand on a été expert-comptable pendant près de quarante ans, on a côtoyé beaucoup de chefs d’entreprise et de commerçants. J’ai accompagné et conseillé de nombreux entrepreneurs. J’ai vécu des situations avec eux, de la création, jusqu’à la transmission ou la cessation, les moments de croissance, de risque ou de défaillance. On partage beaucoup de choses avec les commerçants et les chefs d’entreprise. Je compare parfois l’expert-comptable avec son client, au rôle du médecin avec son patient : il faut une relation de confiance, parce que l’on connaît beaucoup de choses. Effectivement, j’ai vécu avec les entrepreneurs. Aujourd’hui, je suis ministre des entrepreneurs et mon vécu m’aide, parce que je connais leurs préoccupations et l’inflation normative qui pèse sur eux. Quand j’ai bâti ma feuille de route, je l’ai écrite en fonction de ce vécu. Pour moi, il s’agit de simplifier, protéger et accompagner. Simplifier, protéger et accompagner : le plus important n’est-il pas de simplifier ? C’est pour cela que ce mot d’ordre figure en premier sur ma feuille de route. Effectivement, nous avons aujourd’hui une inflation normative qui pèse à hauteur de 3% du produit intérieur brut, donc c’est beaucoup. Les commerçants et les chefs d’entreprise passent beaucoup de temps à remplir des imprimés et à effectuer un certain nombre de demandes d’autorisation, avec une multitude de formalités sociales, juridiques ou fiscales. Tout ce temps n’est malheureusement pas consacré au cœur de leur métier. Finalement, la dépense la plus importante, pour un chef d’entreprise, c’est le temps qui est consacré à cette inflation normative. Il faut recréer ce lien de proximité qui peut exister en faisant cohabiter le commerce en ligne et le commerce physique On entend en permanence nos concitoyens affirmer qu’ils veulent encourager les commerçants de proximité et les artisans, toutefois les chiffres démontrent l’inverse. N’y a-t-il pas là un paradoxe ? Peuton inverser la tendance ? Cela passe-t-il par le renouveau des centresvilles ? Vous avez raison, c’est un paradoxe. D’un côté, les Français sont attachés à leurs artisans et à leurs commerçants, pour le lien qui est créé dans un commerce, car il y a une confiance qui s’établit avec le commerçant que l’on finit par connaître. Les Français sont aussi très attachés aux circuits courts. De l’autre côté, il y a le développement du commerce en ligne. Mais ce n’est pas une fatalité. Il faut recréer ce lien de proximité qui peut exister en faisant cohabiter le commerce en ligne et le commerce physique. Il faut restructurer nos centresvilles et soutenir toutes les infrastructures des centresvilles pour développer le commerce. Il faut aussi organiser tout ce qui concerne la transmission des commerces. Dans les dix ans qui viennent, il y aura plus de 500 000 entreprises à reprendre avec des chefs d’entreprise qui ont plus de soixante ans. Nous voyons partout des commerces qui ferment parce qu’il n’y a pas de repreneur. C’est un vrai sujet, celui de la transmission. Il faut aussi aider les commerçants à utiliser l’intelligence artificielle en leur donnant un certain nombre de points pour se moderniser, se rénover, prendre en compte les défis qui sont devant nous. Il faut arriver à allier cette proximité dont on a besoin, avec cette modernité des nouveaux modes de consommation qui existent. Je crois beaucoup aux restructurations des centresvilles, car les Français sont attachés à leurs commerces de proximité. Il y a aussi du plaisir dans l’achat. Votre portefeuille vous conduit à travailler sur des sujets très variés, des centrales européennes d’achat à l’avenir des titres restaurants, en passant par les problématiques sectorielles, de la coiffure à l’habillement, et aussi la pêche... Alors, comme nous ne pouvons pas aborder tous ces sujets, si vous deviez faire passer un message aux commerçants de notre région, quel serait-il ? Je suis ministre du Commerce, de l’Artisanat, des petites et moyennes Entreprises, et de l’Économie sociale et solidaire : donc, de manière simple, je suis la ministre des entrepreneurs ! Tout ce qui concerne les entreprises est de mon ressort. J’ai envie de dire aux entrepreneurs : vous n’êtes pas seuls, l’État est à vos côtés
la baule+ Août 2025 | 5 pour vous soutenir et vous accompagner. Évidemment, l’État ne fera pas tout. Mais pour tout ce qui participe aux défis de demain, notamment pour accompagner les commerçants, l’État est là. C’est la raison pour laquelle j’ai annoncé un certain nombre de travaux, notamment sur la vacance commerciale des centres-villes, parce que c’est un vrai sujet, mais aussi sur la transmission et la reprise des commerces. J’ai également lancé des assises de la restauration et des métiers de bouche, car ils contribuent à un véritable dynamisme de nos territoires. Nous avons besoin de nos boulangers, bouchers, charcutiers, traiteurs, tout comme des cafés. L’État est à leurs côtés pour relever les défis, notamment en les aidant à aménager les commerces, en prenant en compte la modernité et les transitions qui sont devant nous. On sent que vous êtes sincère lorsque vous dites cela, tout comme la majorité des élus, mais on est tenté de ne plus croire la parole politique, tant la machine semble grippée… D’abord, je veux saluer l’engagement des chefs d’entreprise. Nos entreprises sont très résilientes, les entrepreneurs ont beaucoup de passion, ils font beaucoup d’efforts et ils aiment leur métier. Nous le savons. Il faut aussi prendre en compte toutes les modifications des modes de consommation. Cependant, nous avons de très beaux commerces, des boulangeries, des chocolatiers qui ont du talent, mais aussi de très belles marques françaises dont nous sommes fiers, des artisans aussi. Nous devons mettre en avant tous ces commerces, aider les commerçants à se structurer dans des unions commerciales, afin de créer des activités et des animations à différents moments de l’année. Le collectif sert aussi les commerçants. Il y a un mot que l’on n’entend jamais, c’est « désir ». Or, comme Jacques Séguéla le démontre depuis des décennies, la consommation, c’est d’abord le désir et celui-ci vient avec la liberté, le sentiment de bonheur, et surtout la confiance en l’avenir… N’est-ce pas la clef ? On parle beaucoup de pouvoir d’achat et c’est un élément essentiel. Vous avez raison, il y a aussi le plaisir et le désir d’acheter. Le désir d’acheter, c’est un choix, c’est l’inverse de la contrainte. On a du plaisir à aller faire du shopping en famille ou avec ses amis, dans des commerces de qualité, tout comme à aller au restaurant, notamment quand on connaît le restaurateur. Il y a des souvenirs aussi et tout cela fait partie de ce que l’on aime dans la vie. Ce choix repose effectivement sur la confiance : la confiance dans la qualité et la confiance à l’égard des commerçants. Derrière tout cela, il y a des produits avec des histoires et de l’authenticité. Donc, redonner du désir, c’est aussi mettre l’humain au cœur du commerce. J’essaie de donner suite aux préoccupations des commerçants en leur apportant des réponses par rapport à leurs difficultés, mais aussi de répondre aux enjeux de demain, comme l’intelligence artificielle. Propos recueillis par Yannick Urrien. Avec un investissement de 2 millions d’euros et des objectifs de performance contractuellement encadrés, la Ville de Pornichet engage la mutation énergétique de son site le plus énergivore : le groupe scolaire du Pouligou. Ce complexe représente à lui seul 600 MWh de consommation annuelle, ce qui en fait le premier poste énergétique de la commune. Afin de limiter les impacts sur le fonctionnement des services publics, les travaux sont concentrés durant la période estivale. Le centre de loisirs est temporairement transféré à l’école Gambetta, tandis que la confection des repas est assurée par un prestataire extérieur, dans le respect des standards bio et labellisés. Dans le même Transition énergétique : Le Pouligou devient le moteur écologique de Pornichet temps, une partie des locaux de la cuisine centrale fait l’objet d’une rénovation. Le projet repose sur une combinaison plusieurs solutions innovantes. Géothermie à faible profondeur pour le chauffage, Géocooling pour le rafraîchissement des locaux, ombrières photovoltaïques installées au niveau de la cuisine centrale, couvrant jusqu’à 65 % des besoins électriques du site. L’isolation, jugée satisfaisante après diagnostic, sera conservée, tandis que les systèmes de ventilation et de chauffage seront optimisés. Le tout constitue un modèle d’intégration technologique au service d’un bâtiment public à haute exigence d’usage. La Ville a opté pour un marché global de performance énergétique, confié à un groupement d’entreprises. Ce contrat intègre à la fois la conception, la réalisation, la maintenance sur 5 ans, et surtout un engagement formel sur les économies d’énergie attendues. Des bonifications – voire des pénalités – sont prévues en fonction du respect ou non des performances cibles. Une approche qui limite le risque pour la collectivité tout en assurant un suivi rigoureux des consommations. L’enveloppe globale du chantier, estimée à 2 millions d’euros, inclut la rénovation du réseau de chaleur. Grâce aux dispositifs nationaux de soutien à la transition écologique (DSIL, Fonds verts, ADEME - Fonds Chaleur), 47%du budget sera couvert par des subventions publiques, limitant l’impact net pour les finances communales. À terme, le projet vise une réduction de près de 50 % des consommations énergétiques, avec un effondrement de 85 % des usages de gaz. Cela représente 60 tonnes de CO₂ évitées chaque année, soit l’équivalent de 60 allers-retours Paris-New York en avion. Une performance qui positionne le Pouligou comme pilote de la décarbonation municipale, et préfigure d’autres chantiers similaires à l’échelle de la commune.
la baule+ 6 | Août 2025 Au Fil des Marques : le succès d’un leader du déstockage s’illustre au Pouliguen S’il y a bien un concept qui manquait sur la presqu’île, c’est celui d’Au Fil des Marques. Inaugurée à l’été 2023, l’enseigne a rapidement trouvé son public au Pouliguen. Son secret ? Une offre ciblée, en phase avec une clientèle exigeante : soucieuse de qualité, adepte des belles marques... mais toujours à la recherche de bons plans. Un concept qui cartonne Le groupe français, 100% familial, Vestiti, à la tête de 25 magasins en France et en Suisse, a parfaitement cerné les attentes locales. Résultat : un concept qui cartonne, fondé sur une équation gagnante – grandes marques + petits prix - sans compromis sur la qualité. La part belle aux pièces de marques reconnues Ici, aucun produit de fast fashion ou de qualité incertaine. La sélection fait la part belle aux pièces de marques reconnues, proposées à des tarifs très attractifs. Collections précédentes ? Stocks d’invendus ? Hugo Rouillon, directeur général, entretient volontairement le mystère : « Ce qui compte, c’est l’effet de surprise et la richesse de l’offre.» Et l’offre, justement, est vaste. « Du style classique au plus pointu, du citywear au sportswear, on retrouve tout l’univers de la mode pour femmes, hommes et enfants. Plus de 200 marques sont représentées ! » souligne-t-il. Mais Au Fil des Marques ne s’arrête pas au prêt-à-porter: maroquinerie, beauté, décoration et art de vivre viennent enrichir l’expérience shopping. Une véritable caverne d’Ali Baba des bonnes affaires Le magasin du Pouliguen s’impose comme une véritable caverne d’Ali Baba des bonnes affaires. La mise en rayon est sobre, sans superflu : ici, l’attention est portée sur l’essentiel : les produits, les marques, les prix. Et pour les amateurs de trouvailles régulières, un conseil : revenez souvent ! Les arrivages évoluent chaque semaine, garantissant une offre sans cesse renouvelée. En ce moment, place à l’opération «Last Chance» : tout au long du mois d’août, de nombreuses pièces femme, homme et enfant sont remisées de -30 % à -50 %, identifiables grâce à leurs étiquettes colorées. Une dernière chance pour faire le plein de bonnes affaires estivales ! Le succès d’Au Fil des Marques au Pouliguen ne fait que confirmer l’engouement pour un modèle local qui allie exigence, plaisir et accessibilité. Au Fil des Marques, 26, boulevard de l’Atlantique au Pouliguen. Tél. 02 40 66 75 06 Ouvert du lundi au vendredi : 10h-13h / 14h-19h - Samedi : 10h-19h. À l’heure où les collectivités cherchent des leviers concrets pour soutenir à la fois le pouvoir d’achat des familles et le dynamisme associatif, la Ville du Pouliguen reconduit en 2025 son dispositif Pass’Associations. Véritable outil de relance sociale et culturelle, ce dispositif permet aux enfants pouliguennais de bénéficier d’un remboursement partiel de leurs frais d’inscription dans une association locale. Le Pass’Associations s’adresse aux enfants âgés de 3 à 16 ans, domiciliés à l’année au Pouliguen ou dont l’un des parents y réside. Il prend en charge 50 % des frais liés à une activité associative (cotisation, licence, assurance, stages…), dans la limite de 100 € par enfant. Cette mesure, à la fois simple et ciblée, répond à une double ambition : faciliter l’accès aux activités sportives et culturelles pour les jeunes, tout en consolidant la fréquentation des structures associatives. « Ce dispositif est à la fois un levier d’accès à la culture et au sport pour les enfants, et un moyen d’accompagner les associations locales dans leur mission. C’est un outil concret, simple et utile, qui bénéficie directement à notre jeunesse et à nos bénévoles », explique Frédéric Dounont, adjoint au maire en charge de la Vie associative et sportive. Cette année, 14 associations partenaires ont signé une convention avec la Ville du Pouliguen. Ensemble, elles couvrent un large spectre d’activités, de la pratique sportive à l’expression artistique : Atelier Jazz Presqu’île Guérandaise Athlétic Club (PGAC) Triathlon Côte d’Amour Espérance Mouette Basket Club Union Sportive La Baule Le Pouliguen (USBP) Cobra Thaï Boxing Judo Club du Pouliguen Satori Dojo Cercle Nautique La Baule - Le Pouliguen - Pornichet (CNBPP) Tennis Club Pouliguennais La Mouette Tennis de Table L’Échiquier du Pouliguen Arts Plastiques Corvette École de musique Farandole Les familles peuvent retirer leur Pass’ en mairie, auprès du secrétariat général, sur présentation d’un justificatif de domicile, d’une pièce d’identité de l’enfant (ou du livret de famille) et, le cas échéant, du Pass’ de l’année précédente. Après le succès de ses visites théâtrales, la Porte Saint-Michel – Château-musée de Guérande enrichit son programme estival avec deux nouveautés. Chaque jeudi en soirée, le monument propose des visites VIP, pour une expérience immersive et privilégiée autour de deux grandes thématiques médiévales : la défense et la cuisine. La Défense au Moyen Âge Les jeudis 14 et 28 août, les visiteurs pourront privatiser la Porte Saint-Michel pour une plongée d’une heure au cœur des fortifications. Du chemin de ronde aux tours, l’histoire militaire de la cité se dévoile, avec un focus sur l’évolution des remparts face à l’artillerie. Les participants seront invités à retrousser leurs manches pour comprendre, par l’expérimentation, les techniques défensives des chevaliers. Les Saveurs Médiévales Les jeudis 7 et 21 août, place aux mystères de la cuisine médiévale. Dans le premier étage du monument, une cuisinière en tenue d’époque fait découvrir les épices, arômes et recettes qui composaient la gastronomie de l’époque. Une visite sensorielle où énigmes olfactives et dégustations mettent les sens en éveil. Infos pratiques Chaque visite dure 1 heure (18h45-19h45 ou 20h15-21h15). Tarifs : 12 € pour les adultes, 8 € pour les 6-17 ans, gratuit pour les moins de 6 ans. Réservation obligatoire sur place ou en ligne. Les groupes sont limités à 20 personnes. Guérande : des visites VIP pour plonger dans l’univers médiéval de la Porte Saint-Michel Le Pouliguen renouvelle le Pass’Associations
la baule+ Août 2025 | 7 Bahia Tikka : l’escale chic et dépaysante à Pornichet Cet été, Bahia Tikka s’impose comme l’adresse la plus solaire de Pornichet. Loin des clichés, Camille et Jérôme réinventent la carte en mettant les produits de la mer à l’honneur, en partenariat avec la célèbre poissonnerie Jean Lebeaupin. Au menu : fraîcheur, audace et élégance. Des ceviches colorés, des ravioles de langouste bretonne, des poissons entiers grillés au barbecue... Une cuisine vibrante, aux accents sud-américains, sublimée par le savoir-faire français La star ? Le ceviche, évidemment. Les habitués en raffolent, et Jérôme nous confie son secret : « Il y a certaines recettes que nous conservons depuis l’ouverture, le secret, c’est la fraîcheur, mais aussi de tout faire à la minute, si on fait les choses d’avance, le goût n’est pas le même, on perd le côté croquant à l’extérieur et fondant à l’intérieur, il faut que tout soit fait minute, on ne peut pas tricher. » Résultat : une cuisine vibrante, aux accents sud-américains, sublimée par le savoir-faire français. On craque pour le tiradito de saumon aux fruits exotiques ou le tartare de thon twisté par un foie gras poêlé, des créations surprenantes, mais toujours raffinées. Pour les déjeuners en semaine, une formule à 20 € La maison mise sur l’authenticité : cuissons à la braise, ceviche, tataki, tartares, le tout imaginé avec une touche d’audace. Et, pour les déjeuners en semaine, une formule à 20 € attire les amateurs de belles assiettes et de fraîcheur. Le célèbre Jean Menconi et son groupe de musiciens en live le 14 août Juste à côté, une salle de spectacles prolonge l’expérience avec une programmation estivale éclectique. DJ sets, concerts piano live avec Grégoire Humbert tous les samedis, et un grand concert corse avec le célèbre Jean Menconi et son groupe de musiciens en live le 14 août (avec une carte spéciale aux accents de l’île de Beauté). En septembre, retour des soirées stand-up, karaoké et blind tests, pour des soirées pleines de bonne humeur. Le Bahia Tikka, 6, allée du Zéphir à Pornichet. Tél. 02 40 62 17 02 Le vélo s’impose comme un mode de transport incontournable sur la presqu’île. Cap Atlantique poursuit son engagement en faveur des mobilités douces avec plusieurs nouveautés pour l’été 2025 : de nouvelles pistes cyclables, un renfort du service de vélos électriques VélYcéo et la publication d’une carte complète des itinéraires vélo et rando. Une liaison directe Guérande – La Baule Depuis mai, une piste cyclable sécurisée de 2,15 km relie Guérande au bourg d’Escoublac via Kerquessaud et Villejames. Ce projet de 800 000 €, cofinancé par le Département, s’intègre au réseau Vélocéan et rencontre déjà un fort succès avec des pics à 140 passages quotidiens. La Turballe – Piriac : un nouvel axe en construction Un autre chantier avance entre La Turballe et Piriac-sur-Mer. Les 1,5 km de voies côté Turballe sont terminés. L’ensemble représente un investissement de 920 000 €. VélYcéo : 150 vélos électriques en plus Face à la demande croissante, l’Agglo étend la flotte de VélYcéo avec 150 vélos à assistance électrique supplémentaires dès juillet, portant la capacité à 500 unités. Une carte «De la Brière à l’océan» Une carte unique recense désormais 34 boucles cyclables et 36 parcours de randonnée, disponible dans les offices de tourisme. Cap Atlantique mise sur le vélo : de nouvelles liaisons et 150 VAE supplémentaires
la baule+ 8 | Août 2025 Enquête ► Le livre sur le scandale financier de 2008 se retrouve numéro un des ventes Pierre Jovanovic : « On a dû prendre l’argent des retraites pour sauver les banques, qui ont ellesmêmes pris l’argent de leurs clients pour investir dans des produits pourris vendus par Goldman Sachs. » Le livre « 2008 » de Pierre Jovanovic est sorti et il figure déjà en tête des ventes. Il faut préciser que Pierre Jovanovic a bénéficié d’une promotion inattendue lorsque l’Élysée a tenté de faire saisir son manuscrit en envoyant la police en pleine nuit à son domicile et à sa maison d’édition. Son enquête révèle que l’année 2008 a été pour les banques ce que le drame de Tchernobyl a été pour le nucléaire, un révélateur de tous les mensonges des banquiers devenus fous. Dès le début de l’année 2008, dans la plus grande discrétion, les dix plus grandes banques mondiales avaient cherché à se recapitaliser afin d’éviter le désastre, sans y parvenir, ce qui s’est soldé par le plus odieux des chantages jamais infligé à des gouvernements : « Soit vous nous sauvez, soit vous avez une révolution dans les semaines qui suivent ». Les gouvernements n’ont pas eu le choix. « 2008 » de Pierre Jovanovic est publié aux Éditions Le Jardin des Livres. La Baule+ : Ce livre est déjà un événement puisque, quelques semaines avant sa parution, la police a débarqué chez vous, en pleine nuit, puis dans votre maison d’édition, dans l’espoir d’y trouver ce manuscrit. Emmanuel Macron voulait avoir le manuscrit avant tout le monde. C’est finalement la meilleure des promotions possibles ! Pierre Jovanovic : L’Élysée m’a offert une promotion absolument incroyable. Je ne m’y attendais pas et c’est très flatteur pour le livre. Maintenant, je sais qu’Emmanuel Macron suit ma revue de presse. Maintenant, ce sont des affaires graves. C’est le plus grand hold-up de l’histoire Évoquons maintenant le fond du livre « 2008» où vous revenez sur la grande crise financière. Il a fallu attendre une bonne dizaine d’années pour rassembler tous les éléments de cette enquête… Avec le temps, les langues se sont déliées. Tous les banquiers, les gouverneurs de banques centrales, qui étaient en poste à ce moment-là, se sont mis à faire des confidences. C’est le plus grand hold-up de l’histoire et il était donc nécessaire d’expliquer comment les choses sont parties. Personne n’avait vraiment fait le travail jusqu’à présent. Pour beaucoup de gens, la crise bancaire de 2008, c’est aux États-Unis la crise du crédit ou, en France, c’est la faute à Jérôme Kerviel... En réalité, c’est une crise qui a été voulue, et c’est surtout le plus grand hold-up de l’histoire qui a été mené par un secrétaire d’État au Trésor, Larry Summers, grand ami de Jeffrey Epstein. Tout cela nous amène à des milliers de suicides et à des millions de chômeurs. Il ne faut donc jamais oublier que cette crise a été voulue par des banquiers criminels devenus complètement fous et assoiffés de sang. Les banquiers américains ont décidé de voler l’argent des caisses de retraite avec des produits financiers empoisonnés En résumé, le système s’est effondré et il y a eu ce chantage imposé aux gouvernements, dans toute la planète : « Si vous ne nous sauvez pas, ce sera la ruine générale et ce sera la révolution ! » C’est le chantage qui a été fait en 2008 par les banquiers américains sur les sénateurs des États-Unis. En France, c’est aussi le chantage qui a été fait à l’égard de Nicolas Sarkozy. Ce que je n’avais pas vu à l’époque, c’est que cette crise a affecté toutes les banques du monde, parce que les banquiers américains ont décidé de voler l’argent des caisses de retraite avec des produits financiers empoisonnés. Par exemple, le 30 décembre 2006, moins de deux ans avant l’explosion finale, le directeur général de l’assureur AIG, qui assure tous les aéroports, les grandes flottes des compagnies aériennes, mais aussi des tankers, a sifflé la fin de la récréation en disant : « Tout le monde doit arrêter d’utiliser les crédits default swap car cela va mal se terminer. » Ensuite, toutes les grandes banques américaines se sont précipitées pour prendre la place de AIG et c’est ce qui a amené l’explosion financière de la planète. À l’époque, on parlait de 30 trilliards de dollars de pertes, selon le FMI luimême. Ce sont des millions de routes qui n’ont pas été entretenues et des centaines de milliers de lits d’hôpitaux effacés. C’est pour cette raison également que le temps d’attente aux urgences est passé de cinq minutes dans les années 2000 à plus de cinq heures aujourd’hui. Aujourd’hui, vous ne pouvez plus obtenir votre passeport dans la journée. En France, on a dû prendre l’argent des retraites pour sauver les banques, qui ont ellesmêmes pris l’argent de leurs clients pour investir dans des produits pourris vendus par Goldman Sachs. C’est purement effrayant. J’apporte la preuve que les Français ont été volés de leur travail, de leur richesse et de leur patrimoine Ce qui est effrayant, c’est la perte de pouvoir d’achat que tout cela a entraîné. Sans cette crise, vous démontrez que le SMIC s’éléverait aujourd’hui à 5400 € brut… Le SMIC devrait être à 5400 € brut. Je suis parti du prix du timbre postal, en suivant l’inflation, j’ai également pris d’autres paramètres et j’apporte la preuve que les Français ont été volés de leur travail, de leur richesse et de leur patrimoine. Je ne parle même pas de nos présidents de la République successifs qui ont tout vendu aux Américains. C’est la raison pour laquelle ils veulent aujourd’hui ramener la retraite à 70 ans. C’est leur but final. En Angleterre, c’est déjà sur le tapis. Des agents du FBI ont alerté Washington sur le fait que des banques hypothécaires allaient chercher des gens qui sortaient de prison pour leur prêter 250 000 $ afin d’acheter une maison Aux États-Unis, on sait ce qui s’est passé avec des produits financiers pourris, également avec le marché l’immobilier, lorsque les banques prêtaient à 120 %, y compris lorsque les personnes n’étaient pas solvables… Tout cela partait d’un bon sentiment. George W. Bush, au cours de sa campagne électorale, a constaté qu’il n’avait pas le vote des noirs et des latinos. Il leur a fait la promesse de leur permettre, y compris les plus pauvres, d’obtenir un prêt immobilier. Il a voulu aider cette population en facilitant les crédits hypothécaires. Donc, comme personne n’a intérêt à perdre sa maison, les gens étaient incités à rembourser. Il n’avait pas vu que Blythe Masters de la J.P. Morgan avait inventé la garantie contre les impayés pour les banquiers. Les banquiers ont prêté à tout le monde en prenant des crédits default swap. Donc, tout le monde a pris des garanties sur tout le monde. Et lorsque le premier domino est tombé, cela a déclenché la grande crise. C’est un peu comme les dominos qui tombent les uns après les autres. Tout cela a commencé en 2004 lorsque des agents du FBI ont alerté Washington sur le fait que des banques hypothécaires allaient chercher des gens qui sortaient de prison pour leur prêter 250 000 $ afin d’acheter une maison. Tout cela parce qu’après, tous ces prêts hypothécaires étaient réunis dans un grand dossier qui était vendu au global à des sociétés comme Goldman Sachs, qui a ensuite rePierre Jovanovic à Guérande
la baule+ Août 2025 | 9 vendu tout cela comme produits financiers aux caisses de retraite européennes, mais aussi américaines, ainsi que dans le reste du monde. Le premier domino est tombé à Los Angeles et la grande explosion finale s’est déroulée le 29 septembre 2008, jour de la fête de Saint-Michel, Saint Gabriel et Saint-Raphaël. Cela ne s’invente pas... La Société Générale a tenté de se défausser en mettant 7 milliards de pertes sur le dos de Jérôme Kerviel En France, en octobre 2008, il y a eu une réunion à cinq heures du matin à l’Élysée et les banques étaient prêtes à siphonner toute l’épargne des Français. Nicolas Sarkozy s’y est opposé et, face à cela, il n’a pas eu d’autre choix que de prendre l’argent public pour combler les déficits des banques… Il n’avait pas le choix. Les Américains lui ont mis le revolver sur la tempe. Ensuite, la Caisse d’Épargne et la Banque Populaire ont volé dans les airs. C’est la raison pour laquelle elles ont dû fusionner. Quand deux banques fusionnent, cela veut dire que l’une d’entre elles est en faillite, sinon les deux. En France, je rappelle que la Société Générale a tenté de se défausser en mettant 7 milliards de pertes sur le dos de Jérôme Kerviel. Il fallait oser ! Celui qui a vraiment enfoncé le clou dans le cercueil des Français, c’est François Hollande L’argent public a sauvé les banques en 2008. Or, personne ne pensait à l’époque que l’addition serait très salée pour les prochaines décennies… On peut donner toutes sortes de mesures, tout le monde voit cette dégradation dans notre vie quotidienne. C’est une vraie catastrophe. Regardez la saleté monumentale de la Ville de Paris aujourd’hui, c’est tout cet endettement auprès des banques. Donc, imaginez ce que cela peut donner au niveau d’un État. Chaque année, les Français sont pressés comme des citrons. Mais celui qui a vraiment enfoncé le clou dans le cercueil des Français, c’est François Hollande. Je consacre un chapitre à Alain Minc qui expliquait en 2008 que tout allait bien. Tous les gens qui ont écouté les conseils d’Alain Minc l’ont payé très cher. La décision de confiner le monde a été prise à Davos Pourquoi n’évoquez-vous pas aussi les conséquences de la crise sanitaire ? C’est une question pertinente. La décision de confiner le monde a été prise à Davos. C’était une idée vendue par Bill Gates - il faut toujours rappeler qu’il a donné 4 millions au journal Le Monde - et cet arrêt brutal de l’économie a permis aux banques de se refaire une santé en remontant les taux d’intérêt. N’oubliez pas qu’avant la crise sanitaire, les taux étaient proches de zéro. Cela a entraîné de nouvelles faillites d’entreprises. Vous êtes témoin, j’ai toujours dit que l’utilisation abusive de la planche à billets entraîne toujours une guerre. Aujourd’hui, les tensions internationales sont phénoménales. En 2008, je conseillais déjà d’acheter de l’or. À force d’imprimer de la fausse monnaie et à force de bidonner les bilans, on ne fait que retarder l’échéance. Mais à un moment donné, cela explose. Le PDG de la J.P. Morgan a déclaré récemment que toutes les banques américaines étaient en faillite et qu’il était vital de changer les règles de comptabilité afin qu’elles ne soient plus en faillite. Imaginez un chef d’entreprise en France, il ne peut évidemment pas modifier sa règle comptable pour ne plus être en faillite légalement. Voilà dans quel système nous sommes. Propos recueillis par Yannick Urrien.
Décoration : les conseils de Jean-François, responsable du magasin Cadréa à Guérande Cadréa se positionne comme le spécialiste de l’encadrement et de tout ce qui va embellir les murs. Jean-François, responsable du magasin de Guérande, est d’abord un passionné, il privilégie le conseil en fonction de la personnalité et des envies de chacun : « J’ai toujours été de la décoration et l’ameublement, mes parents étaient antiquaires, j’ai été élevé dans le culte du beau et du conseil. Ce qui m’importe, c’est que mes clients soient contents. Nous avons une force, c’est cette volonté de prendre du temps avec nos clients, car notre métier premier, c’est le conseil. » Comment bien choisir ses affiches décoratives ? Comment sélectionner l’encadrement idéal ? Jean-François nous livre quelques conseils. Cadréa, 10, rue de la Briquerie, Zone de Villejames, à Guérande ( A côté de Bureau Vallée). Tél. : 02 40 24 82 07. La Baule+ : Quels conseils nous donneriez-vous pour sélectionner des affiches pour décorer ses murs ? Existe-t-il une technique particulière ? Jean-François : Il faut déjà venir en magasin pour voir le grand choix qui est proposé, puisque nous avons 500 affiches, cela va de l’affiche régionaliste, avec toutes les villes de la presqu’île qui sont représentées, aux affiches plus personnalisées, notamment celles qui sont en tirages limités, avec un certificat d’authenticité. Ensuite, il y a le choix de la dimension, celui de la finition, et l’encadrement. Les reproductions numérotées sont de différentes tailles, jusqu’à 1,50 m par 1,50 m, ou même 1,76 m par 1,50 m. On est souvent tenté de sélectionner des affiches qui nous plaisent, sans penser à son intérieur. Quels sont les pièges à éviter ? Il faut d’abord se faire plaisir, parce que son intérieur, c’est son intérieur, ce n’est pas pour faire plaisir aux gens. Il ne faut pas hésiter à se faire plaisir, même sur un sujet très grand qui peut très bien s’intégrer. Sur une grande pièce, je suis davantage partisan d’une très grande affiche, plutôt qu’une série de petites affiches, car on peut avoir une connotation un peu fouillis. Cependant, il est important de conserver une cohérence artistique en suivant une base. On peut avoir de nombreuses affiches, mais il faut une ligne directrice, comme une couleur, un thème ou un artiste. Esthétiquement, c’est toujours plus agréable à regarder, plutôt que de partir dans tous les sens. À l’inverse, dans les couleurs, on peut tout faire. Nous avons toute une gamme de cadres standards, avec les couleurs Pantone, ce qui permet de faire des murs de cadres très sympas qui sortent de l’ordinaire. Évoquons maintenant le travail sur mesure… On peut tout faire, même les grandes affiches, comme les affiches de cinéma. Quelle est l’importance de l’encadrement ? L’encadrement se fait toujours en fonction du sujet, pas de l’intérieur, c’est la base. L’encadrement doit suivre le sujet, mais pas la décoration de la maison. On peut aussi allier les deux, à savoir le traditionnel et le moderne, mais cela fait partie de notre rôle de conseil. Nous fêtons les 30 ans de Cadréa cette année, nous connaissons notre sujet. Artiste : Sophie Griotto Artiste : Sophie Griotto la baule+ 10 | Août 2025 La librairie Les Oiseaux propose un mois d’Août riche en rencontres littéraires, autour d’ouvrages variés, allant du roman au polar, en passant par le récit historique, l’essai ou encore la création graphique. 4 août de 10h à 13h : atelier créatif et dédicace des ouvrages de Lire en presqu’île par Françoise Baille & Linda Clost 5 et 8 août de 10h30 à 12h : atelier créatif animé par l’artiste Gwladys Bertrand 8 août de 18h30 à 20h30 : conférence et dédicace de Sabine Roux de Bézieux pour L’océan en 100 questions aux Éditions Tallandier 10 août de 11h à 13h : dédicace de Lily Rose-Mary pour son ouvrage Vannes fait mouche aux Éditions Alain Bargain Du 11 au 15 août et du 18 au 22 août : atelier en 5 séances pour enfants (6+) et adultes pour créer une bande-dessinée avec le Coquillage et l’oreille - renseignements et inscription à la librairie 13 août de 10h à 13h : dédicace de Michèle Dassas pour Marie Renard, la femme modèle aux Éditions Ramsay 14 août de 11h à 13h : dédicace de Natacha Larmurier pour son ouvrage La valise édité chez Librinova 15 août de 11h à 13h : dédicace de Loïc Sellin pour les avenues de La Baule aux Éditions Stéphane Batigne 17 août de 10h à 13h : dédicace de Rémi Devallière pour La Baule, un gendre si charmant aux Éditions Alain Bargain 20 août de 11h à 13h : dédicace de Jean-Yves Moisy pour ses romans policiers 21 août à partir de 18h30 : Évènement rentrée littéraire : soirée de lancement du premier roman de Séverine Cressan, Nourrices, chez Dalva Éditions Librairie des Oiseaux, 232, avenue duMaréchal de Lattre de Tassigny à La Baule. Tél. 02 40 60 23 66. Séances de dédicaces à la librairie Les Oiseaux à La Baule
la baule+ 12 | Août 2025 La Baule+ : Pourquoi avez-vous décidé d’écrire un livre pour revenir sur votre action et pour faire part de vos projets ? Franck Louvrier : La vie quotidienne d’un maire, c’est le temps de l’action, de la pédagogie, pour expliquer ce que l’on fait, mais aussi de la réflexion. Je crois en l’écriture, en plus de la présence dans la ville, comme Témoignage ► Le maire de La Baule publie « Ce qu’il me reste à faire » Franck Louvrier : « Le maire doit incarner sa ville en en faisant sa promotion à l’extérieur. » Franck Louvrier crée la surprise en annonçant la sortie d’un livre témoignage sur ses cinq premières années de mandat, mais pas seulement, car il y révèle aussi ses projets pour la ville, ses joies et ses déceptions. Plutôt que de lancer quelques messages sur les réseaux sociaux ou des vidéos courtes, le maire de La Baule a fait le choix de l’explication précise à travers le format de cet ouvrage, notamment parce qu’un livre s’inscrit dans le temps. « Ce qu’il me reste à faire » de Franck Louvrier est publié aux Éditions Librinova. un lien durable de proximité avec les Baulois. Par ce livre, j’essaie d’établir un contrat avec eux. Ce n’est pas un programme, mais ce sont des confidences, des constats et des perspectives. Le livre, c’est ce qui reste quand on a tout oublié. C’est du solide, face à la superficialité de l’audiovisuel et des réseaux sociaux. C’est un ouvrage de 184 pages qui permet, au cœur de l’été, de prendre le temps de la réflexion. J’ai donc souhaité, dans un souci de transparence, revenir sur ce mandat et me projeter sur l’avenir. Le maire, c’est autant celui qui reçoit des ministres, que des personnes en détresse. C’est autant celui qui transforme chaque jour des informations en décisions, que celui qui construit pour les 100 ans à venir notre protection contre la mer, avec notre projet sur la promenade de mer. L’engagement politique est quelque chose de sérieux, ce ne sont pas simplement des messages sur les réseaux sociaux ou des postures sur les photos. Il faut une vision pragmatique sur la sécurité, l’aménagement de la ville, la maîtrise fiscale et l’environnement. J’évoque aussi mes relations avec l’équipe municipale et avec les Baulois. Je fais part de ma déception à l’égard du rôle de l’intercommunalité et de sa dérive financière préoccupante. Il y a de nombreux sujets. C’est aussi un peu un livre de politique nationale, puisque j’aborde mon engagement politique. Chaque lecteur va retenir quelque chose selon sa sensibilité. J’ai noté que vous avez refusé que l’association « Les restos du cœur » déménage de l’autre côté de la voie ferrée. J’ai trouvé cette attitude très symbolique… C’est l’une des premières décisions que j’ai prises quand je suis arrivé à la mairie. En raison de la pression immobilière, on m’avait conseillé de récupérer le maximum de foncier, en m’expliquant que l’association « Les restos du cœur » pouvait passer de l’autre côté de la ligne de chemin de fer et même s’éloigner un peu plus. Et j’ai refusé. Je considère que l’équilibre d’une ville, c’est aussi sa diversité, donc c’est aussi « Les restos du cœur». Cela permet de prendre conscience de l’environnement dans lequel nous sommes. On ne met pas tous les gens qui se ressemblent d’un côté et tous les autres de l’autre. C’est le maire qui façonne sa ville et c’est pour cela qu’il doit continuer de détenir le permis de construire Il y a un aspect très gaulliste social dans cette démarche… Peut-être... J’ai le sentiment que c’est lemaire qui façonne sa ville et c’est pour cela qu’il doit continuer de détenir le permis de construire. À un moment, le président de la République voulait que les préfets récupèrent le permis de construire. Ce serait une erreur. Nous avons la responsabilité de maintenir cet équilibre pour ne pas être une ville dortoir ou une ville commerciale. Il est important pour moi d’incarner cette ville, sans excès et sans ego Vous citez aussi vos interventions sur les médias nationaux. Parfois, il y a des messages qui circulent sur les réseaux sur le fait que vous y êtes très présent. C’est amusant car, il y a quelques années, les Baulois disaient «Yves Métaireau est un bon maire, mais il n’est pas connu sur le plan national comme l’était Olivier Guichard… » Et maintenant, on entend exprimer l’inverse: «Franck Louvrier est un bon maire, mais on le voit trop sur les plateaux parisiens ! » D’abord, je suis souvent en direct de La Baule, depuis mon bureau, et parfois même du bureau de mon domicile. Le rôle d’un maire, c’est d’incarner sa ville, surtout quand c’est une ville qui entend être attractive, notamment en attirant le tourisme d’affaires ou de loisirs. Donc, le maire doit incarner sa ville en en faisant sa promotion à l’extérieur. D’abord, nous sommes en concurrence avec d’autres communes, comme Biarritz, Deauville ou Le Touquet. Nous devons être les meilleurs pour avoir cette activité à l’année, car c’est ce qui fait vivre les Baulois au quotidien. Nous avons besoin d’avoir une fréquentation permanente et pas uniquement concentrée sur l’été. Quand on a plus d’habitants, on a des infrastructures de qualité. Il est important pour moi d’incarner cette ville, sans excès et sans ego, avec toujours comme mission de la vendre à l’extérieur. À la fin de ce mandat, la responsabilité repose sur vos épaules et non sur les épaules de l’ensemble des conseillers municipaux Pourquoi avez-vous choisi comme titre « Ce qu’il me reste à faire » et non « Ce qu’il reste à faire » ? Parce que, d’abord, une équipe municipale, c’est 33 personnes, avec une équipe majoritaire d’environ 25 personnes. À la fin de ce mandat, la responsabilité repose sur vos épaules et non sur les épaules de l’ensemble des conseillers municipaux. Il est de votre responsabilité d’engager ce projet et donc c’est : « Ce qu’il me reste à faire ». D’ailleurs, en ce moment, on retrouve beaucoup les pronoms relatifs dans les titres. Michel Barnier a écrit « Ce que j’ai appris de vous», chez Jordan Bardella, c’est « Ce que je cherche » et, pour moi, c’est « Ce qu’il me reste à faire ». Je travaille
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