La Baule+

la baule+ Mars 2025 | 11 pas vraiment conseiller, puisqu’ils sont obligés de vendre les produits qu’ils ont sur l’étagère. Ils sont obligés de vendre des produits en sachant très bien que ce ne sont pas forcément les meilleurs. J’observe que beaucoup de gens se forment sur Internet et vont ensuite challenger leur banquier. Quand vous vous intéressez à ce sujet, vous ne revenez plus en arrière. Quand on devient riche, c’est que l’on a déjà au moins trois sources de revenus Vous incitez les gens à cumuler plusieurs emplois afin d’avoir des compléments de revenus… Quand on devient riche, c’est que l’on a déjà au moins trois sources de revenus. La diversification est essentielle. De plus en plus de gens diversifient leurs sources de revenus en ayant une activité complémentaire. C’est quelque chose qui est en train d’exploser, car il y a de nombreuses manières de gagner davantage d’argent sans modifier son mode de vie. Cela permet aussi de libérer plein d’énergie. Il y a une vingtaine d’années, il y avait chez les jeunes majeurs cette idée reçue sur le fait que l’on ne gagne pas d’argent en travaillant, avec une forme de mépris pour la valeur travail. C’était la mode des start-up par exemple. Aujourd’hui, cette génération semble retrouver foi dans la valeur travail… Le rapport aux risques est en train de changer. On est prêt à prendre des risques, car on veut obtenir quelque chose. Plus on a besoin d’obtenir quelque chose, plus on est prêt à prendre des risques. Les moins de quarante ans sont conscients qu’ils n’auront pas une retraite aussi confortable que celle de leurs aînés s’ils ne font rien. Ils sont aussi conscients que le pouvoir d’achat va stagner en Europe. Cette génération a besoin de faire travailler son argent, ce qui n’était pas le cas quand on sortait des Trente glorieuses. Le pouvoir d’achat est en berne et les retraites vont baisser massivement. C’est une évidence. Donc, il faut s’organiser. Quand on cherche des solutions pour son argent, on est prêt à prendre davantage de risques. Aujourd’hui, le principal risque, c’est de ne rien faire. Les retraités heureux sont généralement ceux qui ont vécu les Trente glorieuses et qui ont une retraite assurée. Les moins de quarante ans d’aujourd’hui seront probablement des retraités heureux, parce qu’ils auront compris la nécessité de s’organiser et d’anticiper. À l’inverse, peut-on penser que ceux qui ont entre quarante-cinq et soixante-cinq ans seront les sacrifiés, car ils n’ont pas eu le temps de se prendre en main alors qu’ils vont devoir subir la vague de l’effondrement du système ? L’État est perdu, la direction politique est très faible, donc il est tentant de tomber dans le complotisme et l’anarchisme, comme le font les libertariens. Mais ce n’est pas ma réponse. Nous sortons d’une période où l’État-providence s’occupait de tout en Europe. Nous entrons dans une période où chacun va devoir compléter les solidarités collectives, pour les sauver, mais aussi pour assurer la transition financière. Si l’on réussit à réparer tout cela, le système tournera mieux. Le capitalisme est une merveilleuse machine à réduire les pauvretés et maintenant il faut répartir toute cette richesse. Donc, chacun doit aller chercher sa part du progrès économique. Il faut donner aux gens les armes intellectuelles et émotionnelles pour se prendre en main et c’est ensuite à chacun d’être libre. On ne peut plus se permettre de fermer les yeux. Propos recueillis par Yannick Urrien.

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