la baule+ 18 | Mars 2025 Théâtre ► L’acteur présente « Le Bracelet » samedi 12 avril à Atlantia Yvan Le Bolloc’h : « Ce n’est pas anodin de porter fièrement un engagement. » L’acteur Yvan Le Bolloc’h est à l’affiche de la comédie « Le Bracelet », avec Isabelle Mergault, le samedi 12 avril prochain au palais des congrès Atlantia – Jacques Chirac de La Baule. La pièce est également interprétée par Annick Blancheteau, Ninon Moreau et Jean-Louis Barcelona. La Baule+ : Vous connaissez bien La Baule et vous avez déjà joué à Atlantia… Yvan Le Bolloc’h : Pour moi, La Baule, c’est la ville balnéaire par excellence. Je suis un amoureux des sports de glisse et il y a de quoi faire du paddle, de la voile ou de la planche. C’est fantastique! En plus, ça commence à sentir le goémon et le beurre demi-sel ! Parlez-nous de cette pièce « Le Bracelet »… C’est l’histoire de ce moyen de contrôle dont on affuble des personnes qui ont enfreint la loi et mon personnage l’a enfreinte très largement. Le mari d’Isabelle Mergault revient au foyer après vingt ans ans de taule. Il doit passer huit mois à son domicile, en compagnie de sa femme, mais elle est affolée parce que cela vient perturber sa vie. C’est l’histoire de ces retrouvailles et, derrière tout cela, il y a quand même un magot de 46 millions de diamants qui a disparu. Je ne fais pas partie de ceux qui aiment vous annoncer ce que vous allez voir, j’aime bien m’asseoir dans une salle de spectacle et découvrir. C’est une comédie, écrite par Isabelle. Il y a beaucoup de bons mots et c’est très haletant. L’homme retrouve sa femme, sa bellemère et sa fille, qu’il a à peine vue dans son berceau vingt ans plus tôt. Nous en sommes à une douzaine de représentations et à chaque fois ça fait mouche. Les gens rient beaucoup. On en a bien besoin en ce moment. Et si vous avez accepté, c’est parce que vous avez trouvé la pièce suffisamment drôle… Oui, on n’a pas eu un pistolet sur la tempe ! Je vois d’un très mauvais œil ceux qui échappent à l’impôt Il fut un temps où de grands acteurs comiques faisaient des pièces ou des films catastrophiques simplement pour pouvoir payer leur contrôle fiscal… Jean Lefebvre l’avait lui-même déclaré… Beaucoup connaissent mon positionnement à gauche et, pour moi, l’impôt c’est quelque chose auquel on ne peut pas se soustraire. Si l’impôt sert à construire des écoles et à ouvrir des lits dans les hôpitaux, il faut absolument le payer. Je vois d’un très mauvais œil ceux qui échappent à l’impôt, car ce n’est pas très citoyen comme comportement. Je voulais simplement dire qu’il y a eu des artistes tête en l’air, comme Darry Cowl ou Jean Lefebvre, qui reconnaissaient être très dépensiers… C’est vrai, je pense à cette phrase de Marguerite Duras : « On est tous à vendre, donc soit vous gardez votre dignité, soit vous vous couchez. » Chacun fait comme il peut. Je mets un point d’orgue à toujours payer mes impôts, car on ne peut pas être élevé dans un pays si c’est pour dire après que l’on veut partir à l’étranger. Je trouve que c’est inconséquent et immoral, voire même dégueulasse. Trump n’est pas quelqu’un de très recommandable Faites-vous référence à certains propos récents ? Oui. Bernard Arnault est un industriel brillant, mais il a grandi en France. Il est né dans une maternité française, il a été soigné en France, peut-être qu’il a une clinique privée dans son sous-sol... Mais, au début, il est bien passé par là. Je trouve sa récente déclaration indécente, tout comme être allé à la cérémonie d’investiture de Donald Trump. On voit bien à quel point l’argent n’a pas d’odeur et à quel point le capital est prêt à se coucher, pourvu qu’il continue à pouvoir faire de la monnaie. C’est très inquiétant, parce que Trump n’est pas quelqu’un de très recommandable. Il y a quelques semaines, vous avez eu beaucoup de succès au Touquet. Il y a de nombreux points communs idéologiques entre le Touquet et La Baule, bien que La Baule soit un peu plus LR… Que l’on soit LR, écolo ou LFI, quand c’est drôle, c’est drôle ! D’ailleurs, il y a une référence à une ancienne figure des Républicains. J’avais posté sur les réseaux sociaux un message à Nicolas Sarkozy en disant qu’il était dommage de ne pas passer à Neuilly pour la pièce. J’espère qu’il a goûté cela avec humour. Vous savez que Franck Louvrier, maire de La Baule, est l’ancien directeur de la communication de Nicolas Sarkozy… Cela ne m’avait pas échappé. J’espère qu’il sera là. Je suis persuadé qu’il a le sens de l’humour. Il n’y a qu’une petite référence dans la pièce. Le public connaît votre engagement politique et même les gens qui ne sont pas d’accord avec vous n’en font pas un motif pour ne pas aller voir vos pièces ou vos films. À l’inverse, lorsque certains acteurs prennent des gens par surprise, cela ne passe pas. Comment expliquez-vous cela ? Est-ce parce qu’il est important, lorsque l’on assume une position politique, de ne pas insulter les électeurs du camp adverse qui sont aussi des spectateurs ? Je crois que j’ai annoncé la couleur dès le début. Tant que je défends une certaine vision de l’universalisme et de la solidarité, et que cela correspond à notre devise liberté, égalité, fraternité, parce que je suis un républicain forcené, il y a quand même moyen de s’entendre sur certains aspects. Je ne porte pas des idées révolutionnaires. Pour moi, les services publics, cela veut dire quelque chose. C’est ce qui reste lorsque l’on n’a plus rien. C’est ce qui fait aussi la France. Nous avons un système de santé, bien que malmené, qui fonctionne car quand vous allez dans un hôpital, la première chose que l’on vous fait, c’est une prise de sang. On ne vous demande
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