la baule+ 10 | Novembre 2025 La Baule+ : Le Parc naturel régional de Brière a été désigné comme réserve de biosphère. Que signifie cette distinction ? Éric Provost : C’est une démarche que nous avons engagée il y a plus de deux ans afin de faire reconnaître le périmètre du parc, mais avec un périmètre élargi comme étant un périmètre extrêmement fragile et sensible dont il faut s’occuper et qu’il faut protéger. Cela met en avant le lien entre l’homme et la nature au bénéfice des deux. Il s’agit bien de voir comment notre présence autour du marais permet d’entretenir les milieux naturels et de préserver la biodiversité. Nous avons maintenant cette reconnaissance et nous devons continuer de prouver que nous sommes bien dans cette démarche. Les actions que nous avons engagées, que ce soit en direction du monde agricole ou sur la préservation de la biodiversité En quoi cela vous engage-t-il ? Nous avons déposé un dossier qui décrit la situation du parc et les actions que nous avons engagées, que ce soit en direction du monde agricole ou sur la préservation Environnement ► Le Parc de Brière a été désigné réserve de biosphère Éric Provost : « Nous avons des périmètres un peu plus élargis, avec de gros enjeux de biodiversité. » L’UNESCO a désigné 26 nouvelles réserves de biosphère dans 21 pays, dont pour la France le territoire « Entre Loire et Vilaine, des marais aux marées », coordonné par le Syndicat mixte du Parc naturel régional de Brière, et le territoire « Lac du Bourget, entre Rhône et Alpes », coordonné par Grand Lac Communauté d’agglomération. Ce réseau mondial compte désormais 785 membres dans 142 pays. Éric Provost, président du Parc naturel régional de Brière et premier vice-président de Saint-Nazaire Agglo, revient sur cette labellisation. de la biodiversité, tout cela pour valoriser aussi les activités économiques locales. Nous sommes engagés pour dix ans. Et dans dix ans, il y aura un nouvel audit pour voir si nous sommes bien dans les engagements et les promesses que nous avons pu faire au début. Ce réseau mondial compte 785 réserves de biosphère : à l’échelle de la planète, ce n’est finalement pas beaucoup… Oui, c’est peu à l’échelle mondiale. Il faut pouvoir démontrer que le milieu sur lequel nous travaillons correspond bien au cahier des charges de l’UNESCO. En France, il n’y a pas énormément de sites qui peuvent prétendre à ce label. Est-ce aussi un argument touristique supplémentaire ? Il y a une notion de médiation très importante, il s’agit de faire découvrir et apprécier les milieux naturels aux habitants et aux populations qui nous visitent. Nous allons renforcer tout cela sur des périmètres qui étaient sans doute moins au cœur du parc. Nous avons des périmètres un peu plus élargis, avec de gros enjeux de biodiversité, sur lesquels nous allons renforcer notre offre d’accueil et de prestations. Dans votre actualité, il y a également l’attribution de la marque « Valeurs Parc » : que représente-t-elle ? C’est une marque du réseau national des parcs qui permet d’attribuer ce label à des acteurs du territoire démontrant leur capacité à valoriser et utiliser les ressources locales. C’est une distinction qui est partie des produits agricoles et alimentaires et qui se déploie de plus en plus vers d’autres types d’activités et de prestations. Il y a surtout le volet touristique, avec l’hébergement et la restauration. Et il y a de plus en plus de nouvelles activités. Le parc naturel régional de Brière est accessible toute l’année. Les pistes cyclables sont très bien faites et elles sont signalées à l’entrée du parc. Mais si l’on vient du périmètre de Saint-Nazaire ou de La Baule - Guérande, il y a encore quelques jonctions à faire… Le marais est évidemment moins praticable en hiver, mais il a des atouts sur les quatre saisons et c’est assez exceptionnel. À tout moment, on est émerveillé par ce que l’on peut voir. Je vous rejoins sur votre réflexion. Cela fait partie du programme d’investissement qui est prévu dans ce que l’on appelle le grand tour de Brière. Il y a des zones sur lesquelles il faut encore traverser des routes et, face à cela, nous avons un projet Mer-Brière qui va permettre de renforcer les liaisons. C’est un gros programme d’investissement. Cela avance progressivement, mais c’est bien en cours. Propos recueillis par Yannick Urrien.
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