La Baule+

la baule + L’essentiel de la presqu’île guérandaise ! Mensuel gratuit d’informations - N° 257 - Novembre 2025 SOYEZ RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT : NE JETEZ PAS CE JOURNAL SUR LA VOIE PUBLIQUE, EMPORTEZ LA BAULE+ CHEZ VOUS ! TOURISME L’Hermitage intègre le cercle prestigieux The Leading Hotels of the World. Entretien avec Isabelle Bouvier, DG du Resort Barrière La Baule Page 6 INSOLITE Rencontre avec le plus baulois des Moscovites ! Pages 8 et 9 ENVIRONNEMENT Le Parc de Brière désigné réserve de biosphère. Entretien avec Éric Provost, président du Parc naturel régional de Brière Page 10 Christine Kelly La journaliste publie un livre émouvant sur les conséquences du harcèlement scolaire Pages 14 à 16 VOTRE RADIO LOCALE Sandrine Sarroche La comédienne présente son nouveau spectacle à Atlantia Pages 18 et 19

la baule+ 2 | Novembre 2025 À La Baule, Charline Burban, fondatrice du centre de bienêtre Au Cœur des Sens, continue de bousculer les codes de l’esthétique. Forte de vingt années d’expérience et d’un parcours marqué par un tour du monde à la découverte des meilleures techniques de massage, elle a su créer un univers où bien-être et innovation se rencontrent. Spécialiste du massage métaphorique, une approche qu’elle a elle-même conçue en alliant massage du monde et kinésiologie, Charline travaille sur l’équilibre global du corps : physique, émotionnel et biochimique. Cette vision holistique lui permet de proposer des soins à la fois apaisants et profondément régénérants. Elle forme également les futures professionnelles dans des écoles renommées dans ce domaine à Paris, Nantes, Bordeaux et, dès l’année prochaine, à Toulouse. En cette fin d’année, elle introduit dans son centre une nouveauté majeure : le plasma froid, une technologie anti-âge déjà qualifiée de révolutionnaire dans le monde de la beauté : « Le plasma froid est un gaz ionisé, l’énergie la plus puissante capable d’agir sur les cellules de la peau. Il transforme immédiatement une cellule fatiguée en cellule neuve. » Les effets sont spectaculaires : sans injection ni La Baule : Au Cœur des Sens innove avec une technologie anti-âge révolutionnaire chirurgie, le plasma stimule naturellement le collagène, les fibroblastes et l’élastine, recréant un effet lifting tout en douceur. « En quinze jours, les premiers résultats sont bluffants », confie Charline, ravie des retours de ses clientes. Charline Burban conclut : « Je suis fière d’apporter à La Baule les meilleures technologies françaises signées ISI SPA - l’excellence, la connaissance et le résultat. » Pour les fêtes, le centre propose une offre de Noël exclusive. Pour trois séances de plasma achetées, une séance de radiofréquence Skinsurfing offerte. Une combinaison qui permet de recréer un véritable « matelas dermique » et de raffermir les tissus de manière 100 % naturelle. Au Cœur des Sens, 52 avenue Lajarrige à La Baule. Tél. 02 40 60 18 23. Du mardi au samedi, de 10h à 13h et de 14h à 17h30. Avant / Après une séance Plasma au Coeur des Sens Benoît Desclos le Peley : l’art de peindre à l’envers Cette inversion du geste donne à ses œuvres une profondeur singulière, où la lumière devient actrice : « Comme mon support est le verre, je peux utiliser des poudres et des feuilles d’or, d’argent ou de platine, pour créer des effets métalliques impossibles à obtenir sur une toile classique. » L’artiste mêle en effet des fonds à la feuille d’or, qui subliment la matière et le sujet: « L’or accroche la lumière de façon spectaculaire, c’est en même temps décoratif et vivant. » Les plaques de verre, fabriquées sur mesure par un artisan, sont légèrement ondulées : « Elles accrochent la lumière. C’est ce mouvement qui donne vie à ma peinture. » Au musée Bernard Boesch, l’exposition présente une sélection d’œuvres naturalistes : animaux, végétation et fragments de nature. L’artiste ajoute : « La nature m’inspire profondément. Elle oblige à prendre le temps de regarder. Certaines de mes œuvres montrent des pâquerettes, mais si l’on s’approche, on découvre des insectes cachés dans les herbes. J’aime qu’un détail en révèle un autre. » Une recherche de lumière qui se poursuit sans relâche: « Je travaille la peinture inversée depuis dix ans, et chaque jour je trouve de nouvelles applications. C’est une quête sans fin. » S’il continue à collaborer avec de grands décorateurs et des hôtels à travers le monde, Benoît Desclos le Peley garde un ancrage local fort. Son atelier guérandais est ouvert sur rendez-vous, Le musée Bernard Boesch accueille jusqu’au 4 janvier 2026 l’exposition de Benoît Desclos le Peley, artiste installé à Guérande, maître de la peinture inversée, une technique rare et fascinante qu’il revisite avec éclat et modernité. L’artiste souligne que « la peinture inversée est une technique très ancienne. Elle consiste à peindre au dos du verre. À l’inverse d’une peinture classique, je commence par le détail de premier plan, le chien, puis le personnage, puis la maison, et je termine par le ciel. » Une méthode à rebours : « On n’a pas droit à l’erreur. Chaque couche recouvre la précédente, il faut donc être totalement concentré. » pour préserver la concentration nécessaire à cette technique aussi minutieuse que fragile. Cependant, « recevoir du public, c’est délicat : le verre reste un support dur, mais cassant. Et comme il n’y a pas de retour possible sur la peinture, il faut une attention totale. » « L’art de la peinture inversée » exposition de Benoît Desclos le Peley au musée Bernard Boesch, 35 rue François Bougouin au Pouliguen. Jusqu’au 4 janvier 2026.

la baule+ Novembre 2025 | 3 Vendredi 24 octobre, le musée Bernard-Boesch du Pouliguen, propriété de la Ville de La Baule, a accueilli une cérémonie émouvante en l’honneur du comédien Olivier Lejeune. Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France et ancienne ministre, lui a remis les insignes de chevalier de l’Ordre national du Mérite, distinction instituée par le général de Gaulle. Rendant hommage à une carrière de plus de cinquante ans, marquée par la scène, la télévision et l’écriture, Valérie Pécresse a salué « un homme de passion et de travail ». Dans un discours teinté d’humour et de tendresse, elle a évoqué « un millésime intemporel», ajoutant : « Le rire est une affaire d’État. Avec Olivier Lejeune, il devient une arme de construction massive. Il a le mot juste, celui qui touche ! » Olivier Lejeune a répondu avec une émotion non dissimulée, mêlant humour et souvenirs personnels : « La Baule, pour moi, c’est mon enfance et mes racines ! J’ai fait mon premier spectacle à la MJC à 19 ans et j’y ai rencontré la femme de ma vie un 14 juillet… » Connu pour sa verve et son énergie, l’acteur et dramaturge s’est défini, non sans malice, comme « un énorme bosseur ». Une formule qui prend tout son sens pour celui qui, depuis plus d’un demi-siècle, enchaîne avec le même enthousiasme ses tournées théâtrales, créations et projets d’écriture. Olivier Lejeune décoré de l’Ordre national du Mérite par Valérie Pécresse la baule+ Pour votre publicité : contactez Fabienne au 06 08 80 39 55

la baule+ Novembre 2025 | 5 Le talent du chocolatier baulois Christophe Roussel continue d’être salué au plus haut niveau. Déjà présent chaque année parmi les meilleurs chocolatiers de France, il vient de recevoir une nouvelle distinction dans le Guide 2026 du Club des Croqueurs de Chocolat : le Coup de Cœur du jury. Dans un courrier adressé à l’artisan, le Club précise : «Nous avons testé vos chocolats à l’aveugle et nous avons décidé de vous décerner une distinction supplémentaire: Coup de Cœur.» Une reconnaissance d’autant plus prestigieuse que les Awards du Club des Croqueurs de Chocolat font figure de référence dans l’univers du cacao, à l’image des étoiles Michelin pour la gastronomie. Le Festival du livre en Bretagne aura lieu à Guérande les 15 et 16 novembre prochains. Cette année, le thème est «La Bretagne, tout un art ». Michel Rivalland, président de cette manifestation, rappelle : « Le festival a été fondé par Per Loquet et un certain nombre d’associations bretonnantes sur la presqu’île, afin de mettre en valeur cette identité qui avait tendance à s’éloigner. Le festival est organisé avec les maisons d’édition des cinq départements de la Bretagne historique, qui ont chacune leurs valeurs et leurs thématiques. » La production littéraire bretonne continue d’être importante : « Il y a eu de grands auteurs, peut-être un peu moins aujourd’hui, mais le livre s’est ouvert vers des domaines typiques de la Bretagne, comme la gastronomie. Nous accueillons une quarantaine d’éditeurs et plus de 150 auteurs. Nous avons une thématique chaque année et cette année c’est tout ce qui met en valeur la Bretagne à travers l’art. » Pour cette session, la présidente d’honneur est Dorothée Ollieric : « Elle se réfère à son caractère breton, droite dans l’adversité, toujours à l’écoute, toujours responsable… » conclut Michel Rivalland. Festival du livre en Bretagne les 15 et 16 novembre à Guérande Christophe Roussel « Coup de Cœur » du Guide du Club des Croqueurs de Chocolat

la baule+ 6 | Novembre 2025 La Baule+ : Pouvez-vous nous présenter le label The Leading Hotels of the World ? Isabelle Bouvier : Ce label réunit les 450 hôtels les plus luxueux au monde qui sont détenus par des petits groupes ou des indépendants. Ce label permet d’accéder à un ensemble de services, notamment de communication. Pour intégrer ce label, il faut passer par différents stades. Des clients mystères viennent auditer l’ensemble des prestations de l’hôtel. Il y a 500 critères, que ce soit le service en chambre, la restauration, le spa, l’accueil des clients, ou même la dépose des bagages et l’enregistrement. C’est un audit très précis. Pour être candidat, il faut obtenir 82 % de satisfaction sur tous ces critères. Avec toutes les équipes de L’Hermitage, nous avons œuvré, nous avons fait des formations et même suscité des clients mystères entre nous. C’était un vrai challenge. Nous avons obtenu la note de 94 %. Je suis extrêmement fière des équipes de L’Hermitage, qui ont fait un travail titanesque pour atteindre ce score. Tourisme ► L’Hermitage intègre le cercle prestigieux The Leading Hotels of the World Isabelle Bouvier, directrice générale du Resort Barrière La Baule : « Mettre La Baule dans un univers de luxe sur la carte du monde. » L’Hermitage La Baule vient de rejoindre le cercle The Leading Hotels of the World (LHW), référence mondiale dans l’hôtellerie de luxe indépendante, alliant tradition, excellence et singularité. Fondé en 1928 par un groupe d’hôteliers européens, LHW est un consortium international dont le siège est situé à New York. Il fédère plus de 400 hôtels de luxe indépendants, répartis dans plus de 80 pays. Ces établissements, souvent emblématiques, vont des palaces historiques aux retraites contemporaines, en passant par des lodges de safari et des îles privées. Pour intégrer LHW, un hôtel doit être classé dans la catégorie luxe dans son pays, répondre à des centaines de critères stricts portant sur la qualité des services, des équipements, de l’accueil, de la gastronomie, être évalué de manière anonyme par un cabinet indépendant (Leading Quality Assurance) et être approuvé par un comité exécutif après un processus rigoureux de sélection. Il s’agit réellement de mettre La Baule dans un univers de luxe sur la carte du monde Lorsque l’on regarde la carte du monde où l’on trouve ces hôtels, il n’y a que des lieux tels que Marrakech, New York, Rome, Saint-Pétersbourg ou Prague. C’est aussi une distinction pour La Baule, qui est une destination moins connue... C’est vrai, les hôtels The Leading Hotels of the World se situent dans des villes, mais également dans beaucoup de resorts. Nous avons la chance d’avoir une réelle destination resort à proposer avec un ensemble d’activités sportives, culturelles ou de congrès. Nous allons aussi communiquer avec Atlantia. Pour nous, il s’agit réellement de mettre La Baule dans un univers de luxe sur la carte du monde. C’est aussi une reconnaissance pour notre destination que j’appelle la Riviera atlantique française. L’idée, c’est que L’Hermitage soit ouvert dix mois sur douze, notamment lors des fêtes de fin d’année, pour faire venir nos clients fidèles, mais également une clientèle internationale. Il y a une catégorie de clients qui passent leurs vacances dans ce type d’hôtels qui ont une âme. Qu’allez-vous leur dire quand ils vont vous téléphoner ? La Baule n’est peut-être pas aussi facilement accessible pour eux que Marrakech… Cette organisation existe déjà. Nous avons la chance d’avoir l’aéroport de Nantes, qui est un aéroport international qui dessert l’ensemble des capitales européennes à travers des vols directs. Les Américains peuvent simplement changer de terminal à Roissy. Nous avons réorganisé notre service d’accueil de façon à avoir deux splendides voitures pour aller chercher nos clients directement à l’aéroport de Nantes. Pour les grands hôtels parisiens, vous arrivez à Roissy, on vous amène à Paris et cela prend aussi une heure : donc, c’est la même durée de transport. Nous avons mis en place cette organisation l’été dernier et cela a bien fonctionné. Pour nos clients étrangers, la presqu’île offre une vraie belle vie à la française Lorsque l’on va à la Mamounia, c’est pour le golf et le soleil ; Prague ou Saint-Pétersbourg, c’est pour découvrir des merveilles architecturales. Qu’allez-vous proposer ? Une expérience resort. Nous avons le plus grand golf de France, avec 45 trous. C’est un lieu magique. Nous communiquons beaucoup sur le Golf international Barrière. Nous avons la chance d’avoir la thalassothérapie avec tout un ensemble de soins. Nous avons de nombreuses activités, comme la marche nordique ou le longe-côte. Nous avons le spa qui propose des soins d’exception toute l’année. Nous avons également mis en place un ensemble d’activités sportives. Nous avons lancé des ateliers culinaires avec les chefs de nos hôtels. Nous avons un ensemble de pépites qu’il faut faire briller. Nous avons énormément d’atouts pour que nos clients vivent des expériences authentiques. Pour nos clients étrangers, la presqu’île offre une vraie belle vie à la française. Propos recueillis par Yannick Urrien.

la baule+ Novembre 2025 | 7 Le comité scientifique et technique du concours Capitale française de la biodiversité a décerné à Cap Atlantique La Baule-Guérande Agglo le trophée de « Meilleure intercommunalité pour la biodiversité 2025 », ex aequo avec la Communauté d’agglomération de Blois. Une distinction nationale qui vient récompenser la stratégie du territoire en faveur de la nature et de la préservation des milieux. Cette année, le concours - organisé par l’Office français de la biodiversité, Plante & Cité et l’Agence régionale de la biodiversité d’Île-de-France - avait pour thème « Culture(s) & Biodiversité ». Plus de cinquante collectivités ont présenté leurs actions liant culture, patrimoine, agriculture ou encore sensibilisation du public à la préservation du vivant. La candidature de Cap Atlantique a séduit le jury par trois projets emblématiques : les diagnostics agroécologiques et plans d’action menés avec la Chambre régionale d’agriculture ; la formation du personnel de l’Office de Tourisme intercommunal aux enjeux de biodiversité ; la création d’îlots de nidification dans les marais salants, conciliant activité salicole et protection des oiseaux migrateurs. Le jury s’est rendu sur place en juin pour constater les réalisations et rencontrer les acteurs concernés. Engagée de longue date, Cap Atlantique avait déjà été reconnue « Territoire engagé pour la nature » en 2019. En 2025, elle a adopté à l’unanimité une stratégie biodiversité 2025-2030, élaborée avec une centaine de partenaires. Ce plan d’action vise à mieux connaître et protéger les habitats naturels, renforcer la présence de la nature en ville et impliquer tous les acteurs locaux. L’agglomération mène également un programme de restauration de plus de 300 mares, une charte forestière, et des actions conjointes avec le Conservatoire d’espaces naturels, le CPIE Loire Océane et le Conservatoire du littoral. Ces initiatives s’appuient sur des financements durables tels que le Contrat Nature, les fonds verts et les programmes Natura 2000. Cap Atlantique sacrée « Meilleure intercommunalité pour la biodiversité 2025 »

la baule+ 8 | Novembre 2025 La Baule+ : Vous êtes sans doute le seul Baulois qui habite à Moscou dix mois sur douze. Vous êtes à nouveau à La Baule en cette fin d’année et nous nous retrouvons Chez Brigitte. Pourquoi êtes-vous parti en Russie ? Alexis Tarrade : Je suis parti il y a une quinzaine d’années pour des raisons professionnelles. Je me suis rendu compte que nous étions déjà dans une bascule importante pour notre pays. Je percevais le début d’une grande période d’instabilité, notamment en termes de valeurs. Et j’ai découvert en Russie tout le contraire de ce que l’on nous explique dans les médias de grand chemin en France. Il y a beaucoup d’apaisement, une grande quiétude. C’est un peuple qui sait d’où il vient et qui sait là où il va. Il y a véritablement un projet national. C’est ce que j’attendais de la France... Comment s’est déroulée votre intégration ? Très bien. Les Russes sont très accueillants. Ils ont beaucoup d’affection pour la France, même dans les moments difficiles comme en ce moment. Nous avons toujours eu des périodes compliquées. Cependant, les Russes font toujours la différence entre la partie politique et les gens normaux, c’est-à-dire les gens comme vous et moi. Ils savent faire la différence entre les Français du quotidien et les élites. Beaucoup de Français pensent encore que la Russie vit dans la misère et que l’on y est suivi par le KGB à chaque coin de rue… Les Français voient le reste du monde comme une sorte de tiers-monde. L’Asie reste pour eux un continent sous-développé. Et ne parlons même pas des clichés à l’égard de la Russie. Nous ne sommes plus dans la Russie soviétique. C’est un pays très en avance sur le plan technologique. On reste des donneurs de leçons. Malheureusement, le monde a changé. J’ai vu cette évolution depuis une quinzaine d’années. Quand je suis revenu en France les premières années, des amis m’ont expliqué que l’on pouvait payer le parking Insolite ► Rencontre avec le plus baulois des Moscovites ! Alexis Tarrade : « Nous sommes aux États-Unis pour nous protéger. » Alexis Tarrade a longtemps vécu à Nantes et à La Baule, où il revient régulièrement voir sa famille. Il y a quinze ans que cet entrepreneur de 48 ans habite à Moscou. Il est le fondateur de Divergence Politique, une chaîne YouTube et également une société de services qui accompagne les Français souhaitant placer de l’argent en Russie. Est-ce légal ? Oui, à condition que le compte soit déclaré aux autorités françaises. Alexis a décidé de passer les mois d’octobre et de novembre à La Baule. Nous l’avons rencontré dans son endroit fétiche : « Je vous accorde une interview, mais à La Croisette. C’est le lieu de tous mes souvenirs baulois… » Certes, Alexis sait que La Croisette n’existe plus et que c’est maintenant Chez Brigitte, mais dans son esprit cela reste « sa Croisette». Il nous raconte son parcours atypique. Sa société est basée dans le Wyoming, aux États-Unis, et il passe généralement 80% de son temps à Moscou, 15% dans le Wyoming et 5% à La Baule. Voici un entretien avec un Baulois hors normes pour comprendre l’évolution du monde. Nous tenons à préciser que si La Baule+ ouvre ainsi ses colonnes à Alexis Tarrade, c’est qu’il s’agit de l’itinéraire peu commun d’un Baulois et donc d’un sujet local, également passionnant sur le plan journalistique. Cela sans pour autant induire la moindre forme de caution ou de promotion qui viserait à encourager toute sorte d’investissement financier hors de nos frontières. avec son téléphone et je leur ai répondu que cela existait depuis déjà plusieurs années à Moscou. Il y a du wifi dans le métro et dans les rues. Il y a des robots de sites de commerce en ligne qui font des livraisons 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. J’ai accompagné des familles de la presqu’île ! Une dizaine de Français vont chaque semaine ouvrir un compte bancaire en Russie, ce qui représente à peu près 500 personnes chaque année. Quelle est leur motivation ? C’est un sujet passionnant. Je peux même vous dire que j’ai accompagné des familles de la presqu’île ! D’abord, ils bénéficient de taux d’intérêt qui sont très positifs par rapport à ceux que l’on peut connaître en France, puisque les taux varient entre 12 et 23%. Actuellement, nous sommes à 16,5 %. Il y a aussi une inquiétude des Français sur leur épargne : or, placer son argent en Russie, c’est mettre son argent dans une zone économiquement stable, quoi que l’on puisse penser. En plus, il n’y a aucune communication fiscale entre les services russes et Bercy. Bien évidemment, chacun doit faire sa déclaration annuelle. Pour moi, c’est une tristesse absolue en tant que Français, car cela montre que les gens n’ont plus confiance en leur pays. La Russie peut-elle devenir la Suisse de demain ? C’est déjà la Suisse, puisque la Suisse a perdu son statut de neutralité fiscale il y a une dizaine d’années. Les taux que vous évoquez sont ceux couramment pratiqués en Russie et les taux d’emprunt sont aussi très élevés… Pour les placements, il y a deux typologies de comptes. Il y a les comptes d’épargne avec de l’argent placé, mais pas bloqué, donc vous pouvez le ressortir comme vous l’entendez. Actuellement, la rémunération est de l’ordre de 12%. Concernant les comptes à terme, c’està-dire les placements avec une durée définie, l’argent est bloqué pendant toute la durée et les taux sont plus attractifs, jusqu’à 17 % sur certaines banques. Les taux d’intérêt sont élevés parce que les taux de crédit sont toujours élevés en Russie. Il y a un effet de balance entre ce que vous dépensez en taux de crédit et ce que vous gagnez en taux d’intérêt. Justement, est-ce légal, notamment en raison des sanctions à l’encontre de la Russie ? La loi française n’interdit absolument pas d’ouvrir un compte bancaire à l’étranger. C’est tout à fait légal, peu importe l’endroit de la planète. La loi impose aux ressortissants français de déclarer leurs comptes bancaires à l’étranger, quel que soit le pays. Donc si vous ouvrez un compte au Zimbabwe, aux États-Unis ou en Australie, vous devez le déclarer à la fin de l’année et surtout ne pas oublier la case de report des bénéfices gagnés potentiellement. Malheureusement, concernant la Russie, si vous oubliez de le faire, il n’y a aucune possibilité de contrôle de la part de Bercy. Il ne faut pas dire que tout cela est lié à la guerre car, même avant les sanctions, il n’y avait déjà pas de communication entre Bercy et les services fiscaux russes. Vous pensez bien que maintenant les canaux sont complètement clos. Pour les dix prochaines années, cela m’étonnerait qu’il y ait une amélioration. Les gens qui viennent vers nous ont beaucoup plus peur de l’État français que de l’État russe ! Beaucoup de gens sont déçus par l’État français, mais n’est-ce pas un peu délicat de les inciter à reporter leur confiance vers la Russie ? Très sincèrement, les gens qui viennent vers nous ont beaucoup plus peur de l’État français que de l’État russe! Ils sont beaucoup plus inquiets de la tournure que prend l’Europe, notamment sur les libertés, mais aussi sur les questions économiques, surtout de la situation en France, que de la situation économique en Russie. Concrètement, vous avez aussi une agence de voyages et vous organisez tout le circuit… Nous avons Divergence Services, qui est une filiale de la chaîne Divergence Politique. C’est une branche qui propose différents services, notamment de conseil. Pour ceux qui ne souhaitent pas ouvrir un compte bancaire, nous faisons aussi du tourisme en facilitant les déplacements. Par exemple, comment obtenir un visa ? Comment obtenir un avion pour Moscou ? Comment réserver son hôtel ? Comment payer sa soirée au Bolchoï ? Comment vos clients peuvent-ils ensuite sortir leur argent ? Tout ce qui marche dans un sens fonctionne dans l’autre. Il faut distinguer la problématique du transfert. Il y a dix mille méthodes, même en période de sanctions, et puis il y a la questionde la taxationdes opérations, avec notamment les justifications. Concrètement, en France, c’est très problématique et il faut toujours justifier l’argent qui arrive sur votre compte. Mais cela ne concerne pas simplement la Russie puisque dès qu’il y a de l’argent qui arrive sur votre compte, la banque française vous pose des questions. C’est une répression qui fait peur aux gens. C’est aussi pour cela que beaucoup de gens vont sur d’autres marchés. Vous évoquez les 500 personnes par an qui vont en Russie, mais il y a des milliers de personnes qui vont dans l’univers des BRICS au sens large, comme au Brésil, en Asie ou en Chine. En Russie, aucun plafond n’existe. Vous pouvez faire ce que vous voulez avec votre argent et aucun banquier ne va vous dire : « Pourquoi me demandez-vous des espèces? » Vous pouvez utiliser votre argent comme vous l’entendez jusqu’au dernier rouble. Aujourd’hui, on est à l’heure du bitcoin et il y a de nombreuses technologies qui permettent de fracturer tous ces murs. Votre société est basée dans le Wyoming aux États-Unis : pour quelles raisons ? Nous sommes intégralement basés dans le Wyoming, aux États-Unis, pour plusieurs raisons. D’abord, pour que les personnes qui font appel à nous puissent nous payer, Moskva City, la place financière deMoscou : «Nous ne sommes plus dans laRussie soviétique. C’est un pays très en avance sur le plan technologique.»

la baule+ Novembre 2025 | 9 des États-Unis à l’égard de la Russie sont moins fortes que celles de l’Europe… Absolument. Il y a des sanctions, mais l’économie fonctionne toujours en conséquence des décisions politiques. Aux États-Unis, même sous Joe Biden, il y a toujours eu un dialogue avec la Russie. Aujourd’hui, avec Donald Trump, cela s’est encore développé. Le fait qu’il y ait un dialogue permanent fait que le jour où la levée des sanctions sera effective, les entreprises américaines seront déjà structurées pour revenir sur le marché russe. D’abord, le gouvernement américain demande déjà la levée des sanctions sur le Swift, qui est une structure puisqu’il n’est pas possible de verser de l’argent depuis l’Europe sur un compte bancaire russe, du fait de la déconnexion du système Swift. Nous ne sommes pas en Europe, parce que c’est une zone de non-droit. Donc, nous n’étions pas en confiance. Tout le monde à l’étranger sait que l’Europe n’est pas une zone prospère pour le développement des entreprises. Ensuite, nous avons aussi une chaîne sur YouTube, Divergence Politique, et en étant aux ÉtatsUnis, nous sommes protégés par l’amendement américain sur la liberté de parole. Nous sommes aux ÉtatsUnis pour nous protéger. En fait, les sanctions dépendant du droit belge. Ce n’est pas anodin. Quels sont vos projets ? Nous travaillons maintenant sur la création d’une branche expatriation pour accompagner ceux qui veulent s’installer définitivement, notamment via les visas idéologiques mis en place par les autorités russes ces dernières années. En France, on est proche de Noël, on ne voit plus aucune illumination de Noël et les crèches sont interdites, alors que c’est la norme en Russie. La période de Noël ne sera pas simplement un choc climatique pour les visiteurs, ce sera aussi un choc religieux. Propos recueillis par Yannick Urrien.

la baule+ 10 | Novembre 2025 La Baule+ : Le Parc naturel régional de Brière a été désigné comme réserve de biosphère. Que signifie cette distinction ? Éric Provost : C’est une démarche que nous avons engagée il y a plus de deux ans afin de faire reconnaître le périmètre du parc, mais avec un périmètre élargi comme étant un périmètre extrêmement fragile et sensible dont il faut s’occuper et qu’il faut protéger. Cela met en avant le lien entre l’homme et la nature au bénéfice des deux. Il s’agit bien de voir comment notre présence autour du marais permet d’entretenir les milieux naturels et de préserver la biodiversité. Nous avons maintenant cette reconnaissance et nous devons continuer de prouver que nous sommes bien dans cette démarche. Les actions que nous avons engagées, que ce soit en direction du monde agricole ou sur la préservation de la biodiversité En quoi cela vous engage-t-il ? Nous avons déposé un dossier qui décrit la situation du parc et les actions que nous avons engagées, que ce soit en direction du monde agricole ou sur la préservation Environnement ► Le Parc de Brière a été désigné réserve de biosphère Éric Provost : « Nous avons des périmètres un peu plus élargis, avec de gros enjeux de biodiversité. » L’UNESCO a désigné 26 nouvelles réserves de biosphère dans 21 pays, dont pour la France le territoire « Entre Loire et Vilaine, des marais aux marées », coordonné par le Syndicat mixte du Parc naturel régional de Brière, et le territoire « Lac du Bourget, entre Rhône et Alpes », coordonné par Grand Lac Communauté d’agglomération. Ce réseau mondial compte désormais 785 membres dans 142 pays. Éric Provost, président du Parc naturel régional de Brière et premier vice-président de Saint-Nazaire Agglo, revient sur cette labellisation. de la biodiversité, tout cela pour valoriser aussi les activités économiques locales. Nous sommes engagés pour dix ans. Et dans dix ans, il y aura un nouvel audit pour voir si nous sommes bien dans les engagements et les promesses que nous avons pu faire au début. Ce réseau mondial compte 785 réserves de biosphère : à l’échelle de la planète, ce n’est finalement pas beaucoup… Oui, c’est peu à l’échelle mondiale. Il faut pouvoir démontrer que le milieu sur lequel nous travaillons correspond bien au cahier des charges de l’UNESCO. En France, il n’y a pas énormément de sites qui peuvent prétendre à ce label. Est-ce aussi un argument touristique supplémentaire ? Il y a une notion de médiation très importante, il s’agit de faire découvrir et apprécier les milieux naturels aux habitants et aux populations qui nous visitent. Nous allons renforcer tout cela sur des périmètres qui étaient sans doute moins au cœur du parc. Nous avons des périmètres un peu plus élargis, avec de gros enjeux de biodiversité, sur lesquels nous allons renforcer notre offre d’accueil et de prestations. Dans votre actualité, il y a également l’attribution de la marque « Valeurs Parc » : que représente-t-elle ? C’est une marque du réseau national des parcs qui permet d’attribuer ce label à des acteurs du territoire démontrant leur capacité à valoriser et utiliser les ressources locales. C’est une distinction qui est partie des produits agricoles et alimentaires et qui se déploie de plus en plus vers d’autres types d’activités et de prestations. Il y a surtout le volet touristique, avec l’hébergement et la restauration. Et il y a de plus en plus de nouvelles activités. Le parc naturel régional de Brière est accessible toute l’année. Les pistes cyclables sont très bien faites et elles sont signalées à l’entrée du parc. Mais si l’on vient du périmètre de Saint-Nazaire ou de La Baule - Guérande, il y a encore quelques jonctions à faire… Le marais est évidemment moins praticable en hiver, mais il a des atouts sur les quatre saisons et c’est assez exceptionnel. À tout moment, on est émerveillé par ce que l’on peut voir. Je vous rejoins sur votre réflexion. Cela fait partie du programme d’investissement qui est prévu dans ce que l’on appelle le grand tour de Brière. Il y a des zones sur lesquelles il faut encore traverser des routes et, face à cela, nous avons un projet Mer-Brière qui va permettre de renforcer les liaisons. C’est un gros programme d’investissement. Cela avance progressivement, mais c’est bien en cours. Propos recueillis par Yannick Urrien.

la baule+ 12 | Novembre 2025 Une chose est certaine, le malheureux scénariste qui s’aventurerait à se pointer chez un producteur avec un scénario de casse comme celui qu’il nous a été donné de suivre voilà quelques jours au Louvre, pourrait aussi bien se dispenser de la démarche et courir immédiatement pointer au chômage. On lui rirait au nez. Du boulot de bas de plafond, du scénar’ de fond de tiroir. Est-ce qu’on imaginerait un Belmondo, un Brad Pitt faire main basse sur du caillou type joyau de la couronne sur une mise en scène aussi déplorable et ne déployant qu’une stratégie, une logistique de laveurs de carreaux ? Non, bien sûr. On aurait exigé du grand art, de la haute technologie, avec, pour notre Bébel, intrusion dans le musée par les toits au prix de mille cascades et fuite dans les airs accroché à un drone superpuissant piqué par des espions genre 007 dans l’arsenal d’un Frankenstein-Poutine quelconque. Là, on ne nous aura servi que du casse petit bras. Les de Funès et Bourvil de la Grande Vadrouille auraient fait l’affaire. Et, de surcroît, nous auraient fait rire de bon cœur. Car si nous avons ri, nous avons plutôt ri jaune. À tort, selon moi. Car il y a évidemment là-dedans matière à bien rigoler quand même. Shakespeare écrit quelque part : « Le volé qui sourit vole quelque chose au voleur. » Pas faux. Et puis, savoir rire de son propre ridicule ne peut être que salutaire, en même temps qu’une marque d’élégance, de délicatesse d’esprit. Ridicule, en effet. Le plus grand, le plus beau musée du monde - du moins se plaît-on chez nous à le cataloguer comme tel - quasiment en open bar à joyaux et pierreries, offerts à la portée des premiers bras cassés de la cambriole venus, oui, on patauge dans le ridicule. De même les torrents de larmes de crocodile versés sur « l’inestimable perte patrimoniale », « l’attentat à la mémoire nationale ». Disons-le, on en a fait des tonnes. Or, les reliques ne sont jamais que des reliques. Objets de superstition plus que de foi, évidemment. Encore faut-il les mériter, ces reliques. Or, la question serait bien là : que méritons-nous encore aujourd’hui de nos gloires passées ? La réponse se niche peut-être dans notre incapacité désormais avérée à en protéger les vestiges. Alors, oh que oui, on était en droit de rigoler ! Car, qui plus est, si l’audace, le culot sont au nombre des vertus bien françaises, on peut considérer qu’elles ont été quelque peu mises en exergue ce matin-là. Tout de même, quatre types en pétrolette outillés chez Casto, involontairement sponsorisés par une firme de monte-charge et nacelle se payant le Louvre en plein jour, à l’arrache en quatre ou sept minutes, ça ne manque pas de panache. Ce qui étonne, malgré tout, c’est que les responsables de ce genre de lieu n’aient pas retenu la leçon qui leur avait été administrée quelques jours plus tôt lorsqu’une bien grosse pépite d’or brut avait été dérobée, à peu près selon un scénario identique, au Muséum d’Histoire Naturelle. Cela aurait dû leur faire dresser l’oreille, et accessoirement, les inciter à revoir leurs dispositifs de sécurité. Mais non. Rien de cela. Impéritie, incurie, amateurisme, désinvolture seraient donc à engranger au nombre des joyaux de nos administrations nationales. Qui pour nous les dérober sous le nez, ceux-là ? On aimerait tant. Panache, disais-je. Dans ce registre, et pour faire joli, on aurait apprécié que quelques démissions viennent couronner la séquence. Celle de la ministre de la Culture, notamment. Voilà qui aurait eu de l’allure. Voilà qui, pour le moins, aurait été décent. Mais, pour ces gens-là, décence n’est probablement plus guère qu’un mot que, en cherchant bien, on doit dénicher quelque part dans les pages du dictionnaire. La directrice du lieu a bien présenté la sienne, de démission, aussitôt refusée, n’est-ce pas, l’incompétence à ce niveau et dans l’entre-soi du milieu n’étant sans aucun doute que péché véniel, broutille sans conséquence. Pure gesticulation, pitoyable mascarade destinée à impressionner le bas-peuple. Elle l’avait présentée, nous assène-t-elle, « en responsabilité », élément de langage tout aussi pitoyable que le faux semblant de la démission, ce mot de « responsabilité » étant vraisemblablement à reléguer au côté du mot décence dans la Novlangue de nos sommités d’État. On a dit et redit que ce casse, la facilité déconcertante avec laquelle il avait été perpétré, la qualité patrimoniale de son butin devaient nous être autant de motifs d’humiliation. Peut-être. Pas certain. Ce qui le serait bien davantage en revanche, c’est justement cette forme d’immunité, d’impunité auto-administrée chez ces gens jamais comptables de leurs manquements. Qu’ils « crament la caisse » de dizaines de milliards, qu’ils se fassent rafler des bibelots à un pognon de dingue sous le pif, rien ne se passe. L’audace, vous dis-je, encore de l’audace, toujours de l’audace… Humeur ► Le billet de Dominique Labarrière De l’audace

la baule+ Novembre 2025 | 13 Pierre Jovanovic, l’un des plus grands auteurs à succès en France, sera l’invité de l’association Cercle 7 le samedi 15 novembre à 17h, à l’hôtel Westotel du Pouliguen. Journaliste et écrivain, Pierre Jovanovic est suivi par des centaines de milliers d’internautes. Il reviendra sur son ouvrage consacré à l’année 2008, au cours de laquelle il décrypte la chronologie des événements ayant conduit à la chute de nombreuses banques et au déclenchement de la plus grande crise économique mondiale, dont les effets se font encore ressentir aujourd’hui. Ses livres sont disponibles sur son site personnel ou sur Le Jardin des Livres. Réservation auprès de Catherine Gaudeau au 06 07 43 94 00. Une participation exceptionnelle de 10 € par personne sera à régler sur place (espèces, carte bancaire ou chèque à l’ordre de « Cercle 7 »), afin de couvrir les frais de location de la salle et les défraiements. Westotel, 6 boulevard de la Libération, Le Pouliguen. La chance a une nouvelle fois souri à Pornichet. Le mercredi 8 octobre 2025, une jeune femme de 26 ans, habituée du Casino Partouche, a remporté un jackpot impressionnant de 50 733 € sur une machine à sous multidéno à jackpot progressif. Avec une mise de seulement 0,88 €, la joueuse a vu s’afficher la combinaison gagnante sur l’écran, décrochant ainsi la cagnotte tant convoitée. Originaire de Pornichet, elle fréquente régulièrement l’établissement, mais a préféré garder l’anonymat. Ce gain spectaculaire vient s’ajouter à la longue liste des jackpots enregistrés dans les casinos du groupe Partouche. Une nouvelle preuve, selon l’établissement, « de la générosité et du succès de ses machines à sous ». Conférence de Pierre Jovanovic au Pouliguen Une cliente décroche plus de 50 000 € au Casino Partouche Olfa Aouni, membre du comité de direction, lors de la remise du chèque à la gagnante.

la baule+ 14 | Novembre 2025 La Baule+ : Chaque lecteur, en fonction de sa personnalité, va avoir un ressenti particulier en découvrant votre livre. Il y a une leçon. Parfois, dans la vie, il y a des choses que l’on dit, surtout lorsque l’on est jeune, sans se rendre compte de leur méchanceté. Dans une cour de récréation, certains se moquent de quelqu’un parce qu’il porte des lunettes, parce qu’il a des défauts physiques, ou encore d’une fille parce qu’elle a déjà un corps de femme et donc on en déduit que c’est une «salope ». Or les intéressés ne se rendent pas toujours compte des dégâts que cela peut engendrer chez un être vulnérable… Christine Kelly : C’est exactement cela. On ne se rend pas compte comment cela peut infuser. Après, cela dépend des personnalités. On est plus ou moins sensible ou perméable, mais des choses peuvent réellement bouleverser la vie d’un enfant. En moyenne, deux enfants se suicident chaque mois suite au harcèlement scolaire ! On ne le dit pas assez. C’est pour cela que j’ai écrit ce livre, pour témoigner du fait qu’il faut être attentif et être à l’écoute des enfants. Parfois, pour un mot qui ne sera pas important pour un adulte mais qui va bouleverser la vie d’un enfant, il n’aura pas de secours et il peut aller jusqu’à mettre fin à ses jours. Il faut être attentif aux enfants. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de violence à l’école. Quand j’étais jeune, j’avais douze ans à l’époque, c’étaient des mots. Mais aujourd’hui ce sont des coups, ce sont des chocs. Il y a une telle violence aujourd’hui, qu’il faut vraiment être attentif à la détresse psychologique des enfants. Moi, je n’ai jamais osé parler de mon harcèlement scolaire à mes parents. Les algorithmes de TikTok sont faits pour amener les enfants vers une spirale infernale, parfois même jusqu’au suicide Parfois, le bourreau ne perçoit pas la gravité de ce qu’il fait. Quant à la personne insultée, comme vous le dites, tout dépend des circonstances. Si l’on se moque d’un garçon qui a de l’acné au moment où il vient de se faire éconduire par une amoureuse, cela peut prendre des proportions dramatiques… Absolument. Cela est dramatique car au moment de l’adolescence, on est sensible, on est à fleur de peau et un regard peut faire mal. Toutes les études indiquent que les Témoignage ► La journaliste s’exprime sur le harcèlement scolaire Christine Kelly : « Ce harcèlement scolaire que j’ai vécu à l’âge de douze ans, je l’ai transformé en force toute ma vie. » Christine Kelly relate dans son dernier livre le harcèlement scolaire qu’elle a subi à l’âge de douze ans. En arrivant dans son collège du Lamentin, elle découvre ces mots inscrits sur un mur : « Kelly Salope ». Personne ne dit rien. Toute une cour de récréation regarde, se détourne, juge. Elle comprend qu’elle devra se construire seule, contre les regards, contre les silences. Or, des années plus tard, en plein direct télévisé, son corps lâche : black-out total. Ce n’est pas un burn-out. C’est le retour violent d’un traumatisme enfoui depuis l’enfance. Christine Kelly est journaliste, autrice et animatrice de télévision. Née au Lamentin, en Guadeloupe, elle a été l’une des premières femmes ultramarines à occuper une place centrale dans les médias nationaux. Membre du CSA de 2009 à 2015, elle est aujourd’hui une figure reconnue du paysage audiovisuel français. « Pourquoi moi ? Ce jour-là ma vie a basculé… » de Christine Kelly est publié chez Fayard. enfants sont de plus en plus fragiles sur le plan psychologique. Ils plongent dans les réseaux sociaux, ils n’ont pas d’hygiène de vie, ils font moins de sport... Donc, ils dépriment plus facilement. Le harcèlement scolaire arrive dans un terreau qui les tire vers le bas. Regardez comment les algorithmes de TikTok sont faits pour amener les enfants vers une spirale infernale, parfois même jusqu’au suicide. Des parents ont souvent critiqué ces algorithmes qui enferment l’enfant dans une tornade négative et nocive. Nous sommes dans un contexte où il faut être attentif au moindre signe, parce que ce moindre signe peut avoir des conséquences dramatiques sur la vie d’un enfant. Mes parents m’ont toujours dit que la beauté est vaine et l’apparence trompeuse En ce qui vous concerne, il y a eu ce graffiti sur un mur du collège, « Kelly Salope », qui vous a marquée toute votre vie. Beaucoup plus tard, le 26 mai 2021, alors que vous faites votre émission avec Éric Zemmour, ce souvenir remonte fortement et provoque en vous un malaise profond. Vous étiez fatiguée et vous veniez de faire un aller-retour en Guadeloupe pour aller voir votre maman. Est-ce lié à cela ? Il faut revenir sur le contexte. J’avais douze ans et, pour d’autres, cela ne veut sans doute rien dire. Cependant, pour moi qui étais dans une éducation protestante à l’antillaise, très stricte, avec des parents enseignants, école, devoirs, piano, église… cela a sonné comme un séisme. J’étais une enfant et je ne comprenais pas que l’on me traite de la sorte. Il m’a fallu beaucoup d’années et cette alerte du 26 mai 2021. Je fais un aller-retour en Guadeloupe pour aller voir ma mère hospitalisée pour la Covid. Dieu merci, elle n’y a pas laissé sa vie, mais son frère, malheureusement oui. Je rentre à Paris, je suis en studio et je perds la moitié de ma mémoire. Suite à cela, je m’interroge avec un ami qui m’invite à réfléchir à ma vie et à me reconnecter à mon corps. Je devais m’occuper de mon corps pour rester connectée. Je commence à écouter ce que l’on me dit en permanence: « Christine, occupe-toi de toi ». J’étais restée enfermée dans une sorte d’éducation qui m’a toujours protégée. Mes parents m’ont toujours

la baule+ Novembre 2025 | 15 dit que la beauté est vaine et l’apparence trompeuse, et que je devais cultiver mes qualités intérieures. Cela m’a souvent aidée, notamment pour devenir la journaliste que je suis. Cela m’a aussi empêchée de m’occuper de mon physique, de ce que je mange ou de ce que je bois. J’ai oublié mon corps, pour toujours travailler, et mon corps a commencé à me lancer une alerte. Mon corps a dit stop. J’ai eu plusieurs alertes de santé et j’ai dû comprendre que je devais m’occuper de mon corps et ne pas manger n’importe comment pour pouvoir connecter mes neurones. J’ai dû m’asseoir et réfléchir à cela. Vous décrivez aussi votre enfance et la vie aux Antilles. On se lève très tôt et on se couche tôt. C’est vrai, il y a des embouteillages à sept heures du matin dans les grandes villes des Antilles. On a toujours l’image que plus on va vers les pays chauds, plus les gens se couchent tard. Mais ce n’est pas du tout le cas chez vous… C’est vrai, on est des lèvetôt et des couche-tôt, parce qu’à six heures du matin il fait déjà grand soleil. C’est vrai qu’il y a toujours ce cliché sur le fait que l’on ne fait pas grand-chose. Je crois que je n’ai jamais autant travaillé que lorsque j’étais en Guadeloupe ! En me levant tôt, ce matin-là, je suis allée à l’école, les cours commencent à 7 h 30, et j’ai découvert ce harcèlement scolaire en arrivant. Après, je raconte mon parcours, mais également comment j’ai vécu avec cela toute ma vie. Vous faites vos études à l’Institut national de l’audiovisuel à Bordeaux et le directeur vous déclare : « Les Antillais ne restent pas, parce qu’il fait trop froid… » Je raconte cela pour montrer cette caricature à l’égard des Antillais : on vient à Paris, on va avoir froid, donc on va repartir... C’est arrivé sans doute à beaucoup, mais il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Il faut de la détermination et du courage pour toujours avancer, malgré les insultes que l’on peut recevoir ou les difficultés de la vie quotidienne. Il faut faire face, avancer, rester déterminé et garder le cap. Je veux faire passer comme message que même si l’on vous insulte à l’école, au lycée ou sur votre lieu de travail, il faut rester déterminé. On m’a insultée partout où je suis passée, en étant victime de critiques ou de harcèlement, dans tous les sens. Pour autant, il faut rester déterminé. Il ne faut jamais se définir à travers le miroir de l’autre. (Suite page 16)

la baule+ 16 | Novembre 2025 Souvent, on va vous insulter parce que l’on veut que vous puissiez coller à la définition que l’on veut de vous. Je me suis battue toute ma vie pour ne pas coller à la définition que l’on veut de moi. Ce harcèlement scolaire que j’ai vécu à l’âge de douze ans, je l’ai transformé en force toute ma vie, en érigeant des murs en moi pour me blinder face au harcèlement et aux critiques. Aujourd’hui, non seulement on est harcelé à l’école, au collège ou au lycée, mais aussi sur son lieu de travail. Que l’on vous critique ou non, il faut toujours avancer pour rester confortable dans un milieu inconfortable. Si l’on ne réussit pas à rester à l’aise dans un milieu inconfortable, on ne peut pas avancer. On croit que l’on peut éviter l’inconfort et les insultes pendant un moment, mais cela se retrouve ailleurs. On doit apprendre à cultiver sa résistance. Je raconte mes faiblesses en expliquant que j’ai galéré. Il a été difficile pour moi de faire face à toutes ces critiques, mais je veux montrer qu’il est important de se relever. C’est au nombre de blessures que vous avez que l’on vous définit comme guerrier. Un héros, c’est celui qui relève son genou de terre. Dans l’action, on ne craint plus rien Vous écrivez : « L’action élimine la crainte… » Vous avez peur, agissez ! Vous avez peur, avancez! Vous craignez quelque chose, travaillez ! Dans l’action, on ne craint plus rien. Je préside une association qui aide les familles monoparentales depuis bientôt seize ans. Beaucoup sont en galère. On peut toujours tomber, mais on se relève toujours. L’histoire du héros commence à partir du moment où il lève le genou. La vie est difficile. Il est facile de se laisser aller : on abandonne tout, l’éducation de son enfant, son quotidien, on lâche prise… Il est important d’arriver à rester confortable dans les milieux inconfortables. Quand on avance dans la vie, il est important d’aider ceux qui sont autour de nous, que ce soit son voisin ou ses amis, mais aussi tenir la main de ceux qui essaient d’avancer. Si la vie est difficile aujourd’hui, au bout du tunnel il y a une lumière qui va s’allumer. D’ailleurs, dans l’histoire, les plus grands conquérants ont toujours émergé en période de crise… La crise, c’est aussi des opportunités, comme le chaos. Il faut voir les choses dans le bon sens. Regardez la France : rien ne va, sur le plan économique, politique, sociétal, judiciaire... On le voit bien. Ou bien on se laisse sombrer dans le chaos, ou bien on se dit que même dans ce chaos, il faut être une lumière pour briller. Même dans ce chaos, je ferai tout pour bien élever mon enfant ou tendre la main à mon voisin quand il a besoin de moi. Il faut trouver l’espoir et l’espérance, et il est important de garder la tête haute. Tout le monde dit, les philosophes comme les sociologues, que nous sommes à la fin d’une ère. Je n’aime pas être dans la victimisation Vous avez été menacée à plusieurs reprises. Toutefois, vous n’avez pas souhaité porter plainte. Finalement, c’est votre avocat qui a voulu le faire… Oui, parce que je n’aime pas être dans la victimisation. Je préfère être dans le combat et mettre un pas après l’autre. Mais au nom de toutes ces autres personnes qui ont peut-être aussi été menacées de mort, mon avocat m’a dit qu’il ne fallait pas laisser passer. Il est important de porter plainte quand on est harcelé. Enfin, vous évoquez votre rapport au corps, longtemps négligé, et vous soulignez la nécessité de faire du sport et d’avoir une alimentation saine. Ce n’est pas anodin, car vous n’êtes pas médecin et vous utilisez donc des termes facilement compréhensibles par le grand public… C’est un message important. On nous parle d’idéologie, de socialisme, de racisme ou d’antiracisme, mais il y a aussi l’être humain et le corps. Pour dire un mot, il faut que deux neurones se connectent, il faut bien manger pour avoir un raisonnement, il ne faut pas boire que de l’alcool et des sodas. Le corps réclame des légumes et des fruits pour pouvoir penser et travailler. Souvent, on recherche la productivité, sans être forcément tourné vers son hygiène physique ou mentale. Même pour son cerveau, il faut sélectionner ce que l’on regarde, ce que l’on voit, notamment les réseaux sociaux. Si l’on ne maîtrise pas son alimentation, c’est l’alimentation qui nous maîtrise. Si l’on ne maîtrise pas sa consommation des réseaux sociaux, ce sont les réseaux sociaux qui nous maîtrisent. L’hygiène morale, l’hygiène spirituelle et l’hygiène physique, ce sont des choses essentielles pour faire face aux défis de la société aujourd’hui. La nuance, c’est ce qu’il y a de plus important Il ne s’agit pas de passer d’un extrême à l’autre, mais de se maîtriser… La notion de la nuance n’existe plus. Ni dans l’idéologie, ni dans les arguments, ni dans la consommation, que ce soit de vêtements, d’alcool, de cigarettes ou de sucre. La nuance, c’est ce qu’il y a de plus important. Propos recueillis par Yannick Urrien. EntretienexclusifavecChristineKelly : «L’hygiènemorale, l’hygiènespirituelleet l’hygiène physique, ce sont des choses essentielles pour faire face aux défis de la société. » Horaires des marées JOURS matin haut.m coeff. soir haut.m Coeff matin haut.m soir haut.m Vendredi 07 5,03 6,18 105 17 30 6,11 102 11 52 0,58 - - - - - - - Samedi 08 05 43 6,04 98 18 11 5,78 93 00 11 0,76 12 41 0,75 Dimanche 09 06 24 5,77 87 18 54 5,37 79 00 59 1,06 13 33 1,06 Lundi 10 07 07 5,42 72 14 28 1,44 65 01 51 1,44 19 42 4,93 Mardi 11 07 58 5,05 58 22 45 4,61 52 02 49 1,83 15 30 1,81 Mercredi 12 11 12 4,79 47 - - - - - - - - - 03 52 2,14 16 36 2,07 Jeudi 13 00 03 4,61 45 12 28 4,82 44 05 00 2,29 17 47 2,16 Vendredi 14 01 03 4,72 45 13 25 4,92 48 06 10 2,28 18 56 2,08 Samedi 15 01 45 4,85 51 14 03 5,03 55 07 16 2,13 19 55 1,91 Dimanche 16 02 11 5,01 59 14 27 5,15 62 08 12 1,95 20 44 1,75 Lundi 17 02 32 5,21 66 14 51 5,29 69 08 59 1,78 21 25 1,63 Mardi 18 03 01 5,40 71 15 20 5,42 73 09 40 1,66 22 02 1,55 Mercredi 19 03 32 5,55 75 15 52 5,49 76 10 17 1,58 22 34 1,53 Jeudi 20 04 05 5,63 77 16 24 5,50 77 10 50 1,53 23 06 1,54 Vendredi 21 04 37 5,64 76 16 54 5,45 76 11 23 1,51 23 38 1,60 Samedi 22 05 08 5,59 74 17 24 5,36 74 11 57 1,55 - - - - - - - dimanche 23 05 40 5,50 70 17 54 5,23 68 00 11 1,70 12,32 1,64 Lundi 24 06 13 5,36 65 18 27 5,06 62 00 46 1,84 13 09 1,77 Mardi 25 06 52 5,20 59 19 07 4,87 55 01 24 2,01 13 49 1,93 Mercredi 26 07 39 5,01 52 19 58 4,67 49 02 06 2,18 14 35 2,09 Jeudi 27 08 43 4,85 46 21 14 4,52 44 02 56 2,33 15 28 2,21 Vendredi 28 10 10 4,80 43 23 02 4,55 43 03 56 2,41 16 30 2,24 Samedi 29 11 30 4,88 45 - - - - - - - - - 05 01 2,37 17 36 2,14 Dimanche 30 00 16 4,74 48 12 36 5,07 53 06 06 2,19 18 40 1,92 HORAIRES DES MAREES (SAINT-NAZAIRE) HAUTE MER BASSE MER Samedi 15 novembre 2025, la magie prendra ses quartiers à La Baule-Escoublac, avec le retour du Festival international “Vive la Magie”, le plus grand festival de magie en Europe. Deux représentations du nouveau spectacle « EspacesMagiques » seront données au Palais des Congrès Atlantia, à 16h et 20h. Créé en 2008 en Bretagne par la famille Souchet, le festival “Vive la Magie” sillonne chaque année la France, la Suisse et la Belgique. Devenu une véritable référence mondiale dans l’univers de l’illusion : grandes illusions, manipulations, magie poétique ou encore mentalisme comique. Pour sa 17e édition, la tournée 2025 promet une programmation entièrement renouvelée, mise en scène par François Normag, reconnu pour ses créations originales et chorégraphiées. Le spectacle “Espaces Magiques” invite petits et grands à un voyage visuel où se mêlent humour, poésie et émerveillement. Le public baulois pourra notamment applaudir Artem Shchukin, récent 2e prix aux Championnats du monde de magie organisés à Turin en juillet 2025, ainsi que l’illusionniste DION, présent en exclusivité à La Baule. Infos pratiques Festival international Vive la Magie. Palais des Congrès Atlantia. Samedi 15 novembre 2025 à 16h et 20h. Durée : 1h45 – Tout public à partir de 5 ans. Réservations sur vivelamagie.com La Baule accueille le Festival international Vive la Magie

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