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la baule + Juin 2021 // 11 autre recherche. Alors, il faudrait de grands projets, donner un sens à sa vie. On ne peut pas se contenter toute sa vie d’être dans la quête permanente de biens matériels, car cela ne rend pas les gens heureux. On a matériellement une vie très agréable, pour la plupart d’entre nous, or, psychique- ment on est malheureux : cela veut bien dire qu’il y a quelque chose qui n’est pas suffisamment nourri dans la recherche de sens, ou dans la recherche spirituelle, mais cela ne veut pas dire forcément religieux. Cela veut simplement dire trou- ver son mythe personnel, ce qui nous anime. Je trouve bien plus intéressante la question « Qu’est-ce qui nous anime?» que « Qui on est ?». Qui on est, c’est figé: j’ai vu une paire de chaus- sures dans une vitrine et j’ai envie de l’acheter… En résumé, c’est aussi savoir à quoi l’on peut servir sur cette Terre… Exactement. La réponse peut être de faire pousser son potager… La réponse peut être humble, il ne s’agit pas d’être celui qui va dé- couvrir un nouveau vaccin… Absolument. Cela peut être de vivre une vie familiale la plus agréable possible avec ses en- fants. Chacun a sa réponse. Mais la question est de savoir ce qui nous rend vivants et l’on oublie cette question. Aujourd’hui, vous n’avez que des catastrophes qui défilent sur les chaînes d’information en continu On entend très sou- vent évoquer, parmi les causes, cette repré- sentation du monde proche de l’Apocalypse et on plaint ces pauvres jeunes qui vivent dans un monde très difficile, parce qu’il y a le ré- chauffement climatique et les menaces écolo- giques et financières. Mais en prenant un peu de recul, il y a eu des périls bien plus impor- tants avec les conflits militaires, les famines, les maladies, le com- munisme, le nazisme, la guerre froide avec la menace nucléaire… Toutes ces angoisses sont quand même bien plus fortes que le fait de dépasser la norme car- bone du jour… Oui, mais maintenant on a les informations en boucle et cela amène le sentiment qu’il se passe en permanence des ca- tastrophes et que l’on va vers la catastrophe annoncée, ce qui n’était pas vrai avant. Bien sûr, il y a eu des périodes bien plus dures qu’aujourd’hui, mais on ne savait pas en per- manence qu’il y avait des ca- tastrophes à l’autre bout du monde. Aujourd’hui, vous n’avez que des catastrophes qui défilent sur les chaînes d’information en continu. Il faut vraiment être très fort pour supporter tout cela. La deuxième chose, c’est le senti- ment d’impuissance. La mon- dialisation change la donne et il faut relocaliser les choses pour permettre aux gens de retrouver un sentiment de puissance sur leur monde local. Évidemment, on n’a aucune puissance au niveau mondial, alors on se sent im- puissant, on vit dans des ca- tastrophes annoncées et on a le sentiment que l’on ne peut rien faire. C’est faux, chacun peut faire des choses à son échelle, mais il faut relocaliser notre sentiment de puissance. Le repli sur soi, c’est la mala- die de l’impuissance. On ne va même plus essayer de sortir, de rencontrer les autres ou de faire quelque chose à l’ex- térieur, parce que, de toute façon, cela ne servira à rien. Parmi les solutions, vous préconisez d’agir sur les causes exté- rieures en éloignant la personne du lieu où elle subit des harcèlements, par exemple, car c’est ce qui contribue à cette crainte de la vie. Pour- tant, vous indiquez que la raison de tout cela c’est la société de la sur- protection et de la non- prise de risques et, pour guérir cela, il faudrait encore recréer d’autres cocons. Mais la vie n’est-ce pas justement de ne pas agir sur les éléments extérieurs et apprendre aux gens à se défendre pour en faire des êtres humains qui pensent et qui agissent ? (Suite page 12 ) Francine Godet Magnétiseuse - Guérisseuse - Rebouteuse Depuis 2002, j’apporte mon aide dans tous les domaines de la santé Tél. : 06 95 01 97 79 De mes Mains avec mon Coeur. Tarif libre Sur RDV au Centre de Bien-Être et de Santé 4 avenue du Bois d’Amour 44500 LA BAULE

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