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la baule + 24 // Octobre 2021 Réponse à Dominique Bastien. Fidèle lecteur de La Baule Plus, je suis très agréable- ment surpris de l’analyse faite par Monsieur Domi- nique Bastien. Je partage cette analyse à cent pour cent. L’Allemagne est dirigée par des scientifiques, cela se voit. Ce n’est pas notre cas. En France ceux qui parlent d’hydrogène ne savent gé- néralement pas comment le produire. Pour cela ils oublient qu’il faut une très importante énergie de base. Louis (courriel) Stationnement des vélos à La Baule. Il est quelque peu paradoxal de prôner la circulation douce et en parallèle sup- primer les deux-tiers des stationnements vélos place du Maréchal Leclerc, et ce pour les remplacer par des vélos de location ! Un autre endroit aurait peut-être pu être choisi. Anne L. (courriel) Le baccalauréat est mort ! Vive Par- cours-sup ! Je prends la plume, car trop c’est trop ! Je suis professeur de Lycée et j’ai un peu de bouteille comme on dit. Pour la première fois cette année, nous avons des lycéens qui redoublent leur terminale, non pas parce qu’ils n’ont pas leur baccalauréat (avec mention) mais simplement pour ne pas avoir obtenu sa- tisfaction à « Parcours sup » la plateforme qui remplace dorénavant APB. Rappe- lons que toute cette réforme Blanquer s’accompagne ain- si de la perte de la première hermine du nouveau bacca- lauréat qui n’a conservé que le nom (pour mieux tromper le peuple). En effet le sys- tème français voulait que ce diplôme soit un titre uni- versitaire (président de jury, professeur d’université) et donne accès à n’importe quelle université de France et de Navarre. Il était si cou- vert de renommée, qu’être accepté dans une faculté étrangère n’était en général pas difficile non plus. Ainsi, sur la manche des toges des professeurs d’université, il existait trois hermines (Bac- calauréat, Maîtrise, Docto- rat). Aujourd’hui le Bac Blanquer ne donne droit à rien, c’est simplement un diplôme de fin d’étude secondaire. Ja- mais, au grand jamais, le système éducatif français n’a autant été détruit que sous la gestion de Monsieur Blan- quer, les élèves se retrouvent hyper stressés par leur orientation et cette fameuse plateforme. Les professeurs tentent d’être les plus justes et subissent de plus en plus les pressions « de faire preuve de bienveillance » voire monter les moyennes, de la part des parents, des proviseurs et du rectorat. La plateforme, dont l’algo- rithme est tenu secret, classe les élèves sans qu’on arrive à pouvoir dégager une lo- gique : certains premiers de la classe se retrouvent en liste d’attente pour des for- mations exigeantes (PACES, ingénieurs) d’autres plus médiocres ont la joie de voir leur premier choix pour ces mêmes écoles validé…. Per- sonne n’y comprend plus rien, ni les élèves, ni les pro- fesseurs… Pourtant Monsieur Blan- quer n’est pas novice en la matière, il était déjà au mi- nistère de l’Éducation sous la présidence de Monsieur Sarkozy, après un petit pas- sage (retour d’ascenseur sans doute) à l’ESSEC sous Monsieur Hollande, il a eu enfin accès au poste de mi- nistre si convoité. Ainsi, aujourd’hui, après avoir eu- thanasié le « Baccalauréat de Napoléon», ce qu’il a fait très vite, il a mis en place une structure « usine à gaz» avec les fameux E3C cen- sés remplacer les épreuves terminales du Bac (pour ce qu’il en reste, autant ne plus en parler), patatras, fiasco complet l’année écoulée et la précédente pour ces épreuves. En conséquence, Monsieur Blanquer refile cette année le bébé aux pro- fesseurs : charge à eux de mettre en place une évalua- tion juste et unifiée ! Pour cela, des journées banali- sées imposées au niveau de toutes les Académies avec une injonction d’arriver à un consensus ! Un comble, car nous professeurs n’avions pas demandé la mort du baccalauréat que le monde entier nous enviait ! Professeurs, nous avions fait grève en 2019 et nous mar- quons encore notre mécon- tentement aujourd’hui par la vacance des fonctions de professeur principal. Il est temps que tout le peuple français sache ce que notre ministre a fait à nos enfants! Pardon, pas à tous, en effet, si vous habitez le quartier du Panthéon, vos enfants, même médiocres, auront leur place à la Sorbonne… Parcours-sup octroie en effet une priorité géogra- phique de proximité… Je ne peux malheureusement pas signer mon écrit, car #pas de vagues… Raoul Rybett (courriel) Réponse à Paul Sugy. Est-ce la seule fougue de sa jeunesse qui a incité Paul Sugy à commettre son ou- vrage : « L’Extinction de l’Homme », dont les pro- pos étaient publiés dans les pages de La Baule + de sep- tembre ? Je peux en effet y voir, car le sujet traité est porteur, un « intellectuel selfie » posant devant (selon lui) de dangereuses thèses complotistes, émanant de milieux antispécistes, qui viseraient au grand rempla- cement, mais animalier ce- lui-là ! Sans doute aurait-il pu attendre quelques années avant de prétendre à pareil ouvrage, le temps se nour- rissant d’expérimentations, de confrontations d’idées, de rencontres, de partages, etc. La valeur, c’est d’attendre le nombre des années… pour contredire le grand Cor- neille. Les grands écarts ne lui font pas peur et je ne saurais lui en faire le reproche. Il cite : Pascal, Deleuze, Aristote, Marx, Gandhi, et l’exotisme hindou ! Je pourrais venir y ajouter Lamarck, Weisman, Johan Mendel, et plus près de nous Bachelard, Konrad Lorenz, E. Morin et quelques autres encore, pas pour les opposer, non - comparai- son n’est pas raison - mais, faire valoir à travers eux que l’Homme et l’Animal, et pour ne prendre que les grands mammifères les plus évolués, dont nous sommes, sont bien de même nature, mais à des degrés différents. L’Homme n’a pas eu be- soin des antispécistes pour mettre en péril la culture occidentale ni les vestiges de la pensée judéo-chré- tienne, comme le redoute l’auteur, tant les capacités de l’homme à l’autodestruction sont sans limites. L’effon- drement des savoirs, nous le constatons jour après jour, quand la connaissance de l’essentiel (du superficiel) tient lieu de passeport aux béotiens, elle les tient bien éloignés de l’essentiel de la connaissance. Pour terminer, en illustrant la libre entreprise si chère semble-t-il à Paul Sugy : en 1931, lors de l’exposition coloniale, au jardin d’ac- climatation de Boulogne, à l’initiative d’un entrepre- neur étroitement lié à l’État, furent exposés au public des Kanaks, présentés comme sauvages et cannibales, par- qués, on leur demandait de ne pas parler, mais, de régu- lièrement pousser des cris pour impressionner le ba- daud. On leur jetait du pain, des bananes, des cacahuètes, des cailloux… Ceci était cen- sé montrer au grand public la force de l’empire colonial ! Mais, la bêtise n’avait pas dit son dernier mot, elle nous le montre encore aujourd’hui. Sur tous ces vastes et sensibles sujets, qu’il ne convient bien sûr pas de sur- voler, mais dont vous déve- loppez et affirmez avec force les aboutissants, sans la pru- dence de la mesure et sans reculer devant les amalga- mes ! Cher Paul Sugy, point de sentences hâtives… Point de sentences hâtives. Yvonnick Crahé (Escou- blac) Après la manifestation du 28 août à La Baule… Le dernier samedi du mois d’août, un modeste cortège s’est élancé de la plage vers le complexe des Salines en passant par l’avenue de Gaulle. Point de haut- parleurs déversant des pro- testations radicales, mais plutôt des sonneries de trompes de chasse à courre. Cette démonstration paraî- tra désuète pour certains, scandaleuse pour d’autres. Elle révèle, par l’origine va- riée de ses participants, mais rassemblés par une passion commune, l’inquiétude de lendemains incertains et funestes. Le texte écrit sur une pancarte établie sur le dos d’un « manifestant » ré- sume avec la simplicité des choses fondamentales, l’ob- jet de cette manifestation : « Bienvenue dans notre vil- lage. Ici les agriculteurs tra- vaillent tous les jours pour nous nourrir. Les cultures et les troupeaux embellissent nos paysages. Les artisans font vivre nos savoir-faire. Le clocher rythme la vie du village. Les coqs chantent tôt le matin et on chasse le dimanche. » Sur une autre : « Laissez-nous travailler ! ». La nature subversive de telles protestations pour- ra choquer. En effet, lors d’une manifestation à Pa- ris il y a quelque temps, on pouvait lire, « tagué » sur les vitres brisées du service de chirurgie pédiatrique de l’hôpital Necker, cette édi- fiante revendication : « Tra- vailler, jamais… ». Chasser fût, n’en déplaise à certains, une conquête révolution- naire destinée à permettre Dans notre précédent numéro, un lecteur, M. Y-L Calemard, évoquait « le problème d’une supérette » à La Baule en soulignant que « cet épicier continue ses ventes d’alcool de 21 heures à très tôt le lendemain matin.» Nous précisons que la supérette Proxy, qui se trouve passage du Royal à La Baule, n’est absolument pas concernée par cette affaire et elle bénéficie d’ailleurs d’une excellente réputation. Cette mise au point concerne bien entendu également les supérettes Car- refour et SPAR (Lajarrige et marché) qui n’étaient pas visées. Courrier des lecteurs Supérette Proxy du Passage du Royal

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