La Baule+

la baule + Octobre 2021 // 25 Francine Godet Magnétiseuse - Guérisseuse - Rebouteuse Depuis 2002, j’apporte mon aide dans tous les domaines de la santé Tél. : 06 95 01 97 79 De mes Mains avec mon Coeur. Tarif libre Sur RDV au Centre de Bien-Être et de Santé 4 avenue du Bois d’Amour 44500 LA BAULE au peuple de se livrer à un loisir d’usage dévolu à la seule noblesse. Lors de la dernière guerre, les Alle- mands avaient interdit la chasse aux Français pour la réserver à leur seul profit. Savourer un civet de lièvre ne pouvait alors résulter que d’un acte de braconnage sévèrement puni… Les chasseurs perpétuent, en même temps qu’une tradi- tion qui remonte à l’origine des temps, la manifestation d’une liberté « républi- caine». On pouvait noter, à cet égard, la présence d’une dame portant bonnet phry- gien et ceinture tricolore au sein du cortège ! La vénerie fut menacée en 1981 lorsque Bombard, depuis la tribune de l’Assemblée nationale, asséna aux élus de la Nation cette invite radicale : « Sup- primons la chasse à courre, dernier vestige de l’ancien régime ! ». Ce fut à Madame Bouchardeau que l’on confia cette « curée ». Elle décou- vrit, alors, que cette pra- tique au chien courant était ouverte à tous, sans aucune restriction, que le nombre de « suiveurs » avoisinait les 100 000 personnes, dont une forte majorité d’habi- tants des campagnes, pas- sionnés et fidèles. Cet aspect méconnu et populaire de la vénerie qui ne chasse qu’un animal persuada la ministre qu’il n’y avait aucune raison de supprimer cette pratique traditionnelle à l’implica- tion populaire imprévue… Ceci amena la ministre avec hauteur et réalisme à laisser vivre la vénerie. Celle-ci comporte des formes de chasse variées : à cheval, à pied, sous terre… Des sociologues intéressés par le mode de vie de la no- blesse étudièrent la popula- tion des veneurs et de leurs suiveurs. Ils découvrirent, à l’opposé de leurs convic- tions, l’aspect populaire de la vénerie dans laquelle « des marquis parlent à des cordonniers ». L’exemple d’un facteur, maître d’un équipage de chasse à courre au lièvre, à pied, et qui fai- sait sa tournée en courant, afin de maintenir sa forme physique, semble paradoxal! Une voiture du cirque Zavat- ta complétait cette théorie ambulante des réprouvés de la cause animale. Conversant avec deux jeunes hommes dont l’ap- partenance à l’Association française pour l’avenir de la chasse aux chiens courants était confirmée au dos de leur chemise, ils m’indi- quèrent deux choses à mes yeux fondamentales, pour l’avenir de notre pays : ils étaient employés dans un abattoir comme découpeurs, ce qui confirme les racines populaires des différentes formes de chasse. Quant à leur activité professionnelle, elle est assurée progressive- ment par une main-d’œuvre étrangère. Peut-être font-ils partie de ceux qui, objets d’une méprisante qualifica- tion, « fument des clopes et roulent en diesel » pour se rendre au travail. Le déroulement de la vie animale dans la nature est une tuerie ! Flipper le gentil dauphin se nourrit de pois- sons. Les chats se régalent de souris et les vastes buses qui peuplent nos campagnes ab- sorbent un oiseau par jour! Quant au roi de la jungle, il n’est pas encore végane! Tout ceci ne serait donc rien en regard de la cruauté des hommes qui chassent ? Ce loisir traditionnel est prisé essentiellement par ceux et celles qui vivent de leur activité professionnelle. Amusez-vous à observer dans quel secteur d’activité s’agitent les plus radicaux de nos extrémistes politiques. La majorité appartient à la France protégée, celle dont on n’est jamais licencié, dont on peut se détacher, sans inconvénient de dérou- lement de carrière, et aux contraintes légères pour les militants les plus radicaux. Qu’on les laisse travailler, ainsi que le réclamait une a chette des protestataires du samedi, cela découle de cette tradition ancestrale qui prévoit qu’il faut bien travail- ler pour gagner son pain… On ne demande à personne de frémir au son du cor au fond des bois ; mais que l’on respecte ceux qui sont attachés à nos traditions ancestrales est le minimum vital pour la perpétuation de notre société. L’inquiétante inclination contemporaine à sanctionner « l’effort » et à subventionner la « glan- douille », érige les prémices d’un monde nouveau qui s’engage, en s’avachissant, vers les brisées de l’insigni- fiance… Docteur Gilles Ropert, membre d’honneur de l’amicale des Forces aériennes françaises libres et de l’amicale des Cadets de la France Libre. Ecrivez-nous : La Baule+, 1 Parc de Mesemena, 44500,  La Baule. Courriel: redaction@ labauleplus.com

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