la baule+ 16 | Juillet 2024 Ernauld Vert : comment une entreprise locale est devenue une référence dans le domaine du débouchage C’est un numéro de téléphone que vous allez conserver, car nous avons tous été confrontés à la problématique d’une canalisation bouchée, dans une maison comme dans un appartement. Or, dans ce domaine, la société Ernauld Vert s’est imposée comme une référence. Nombreux sont ceux qui font appel à Ernauld Vert et l’on voit souvent leurs camions sillonner la presqu’île, mais peu de gens savent que c’est encore une entreprise familiale. Guillaume Vert est à la tête de cette structure qui a été fondée en 1918 par son grand-père, Jean Ernauld : «Nous sommes toujours restés indépendants. Mes parents ont repris l’entreprise en 1968 et ils ont associé les deux noms Ernauld et Vert, puisqu’à l’époque il était courant de donner son nom à l’entreprise. » Guillaume travaille avec deux collaboratrices et une dizaine de techniciens : « On ne peut pas dire que c’est une vocation de travailler dans ce domaine, mais notre équipe est compétente et motivée. Si l’on fait la différence, c’est parce que nous avions compris, dès le début des années 90, que la qualité de service ferait la différence.» Une entreprise centenaire, ce n’est pas si courant, surtout dans les PME familiales. Des interlocuteurs qui connaissent leur métier Cette notion de service est essentielle : « On peut avoir des clients deux fois au téléphone dans la journée, parce que l’on doit intervenir chez eux. Ils ont besoin d’avoir des renseignements, ce n’est pas un salarié d’une plate-forme extérieure qui leur répond et cela change beaucoup de choses… » La fidélisation de l’équipe est primordiale, c’est la garantie pour les clients d’avoir des interlocuteurs qui connaissent leur métier : « Certains ont plus de 20 ans d’ancienneté. » Cette stratégie visant à cultiver la proximité, le service et la réactivité semblait démodée il y a 20 ans, lorsque tout le monde pensait mondialisation et rentabilité, mais aujourd’hui la donne n’est plus la même et Ernauld Vert s’inscrit au cœur des nouvelles attentes des clients. Le défi, ce n’est pas de déboucher, c’est de localiser le problème et savoir l’atteindre Guillaume résume ses métiers: « On intervient pour du débouchage en urgence ou du nettoyage de canalisations, on passe les caméras dans les canalisations, on retrace toutes les anomalies et l’on fait tout ce qui est pompage de bacs à graisse ou de fosse septique. Autre métier important : tout ce qui est nettoyage, dégazage et condamnation de cuves à fuel. On peut passer les caméras dans les canalisations, pour comprendre les origines du problème, cela permet aussi de prévenir s’il y a une anomalie sur le réseau.» Le fait d’avoir une équipe de « débrouillards » est aussi nécessaire : « Chaque cas est différent, selon ce qui bouche, selon la configuration de la maison, puisque toutes les maisons sont différentes. Le défi, ce n’est pas de déboucher, c’est de localiser le problème et savoir l’atteindre. » Ernauld Vert, 2 Allée du Messephin, Zone de Beslon à La Baule. Tél. 02 40 60 25 08. Alain Jambrin de Keralun est connu à La Baule. Il anime la page des Amis de La Baule sur Facebook et il relate son combat contre le cancer dans un livre qu’il a écrit à la fin de l’année dernière : « Quand on apprend que l’on a cette maladie, qui est vécue par beaucoup comme quelque chose de terrible, on se dit qu’il faut se battre et affronter droit dans les yeux ce crabe. Alors, écrire, c’était un besoin, c’était une thérapie personnelle. Il fallait que je grave sur le papier ce qui m’est arrivé pour ne plus y réfléchir, pour faire en sorte que cela disparaisse de mes pensées. » L’ouvrage est intitulé « Chronique d’un crabe ordinaire. Ne jamais renoncer ». C’est son message fort. Il invite les malades à garder espoir et à combattre : « Ce livre a été écrit au jour le jour. J’avais besoin d’écrire pour ne plus y penser. L’écriture m’a aidé à mettre cela dans le passé, il était important d’évacuer par l’écriture. Mon objectif était de ne pas passer Noël 2023 avec le crabe, de me libérer et d’extraire cette bête immonde qui était en moi. Je ne comprenais pas pourquoi j’avais cette Alain Jambrin de Keralun publie « Chronique d’un crabe ordinaire » Toute l’équipe du Pouliguen est fière d’avoir obtenu le label Pavillon Bleu pour sa plage principale ouverte sur la baie du Pouliguen (la plage du Nau) et ce pour la quatrième année consécutive, mais aussi pour son port de pêche et de plaisance commun avec la commune de La Baule. La Ville fait ainsi partie des 186 communes et des 106 ports de plaisance qui mettent en œuvre une politique de développement respectueuse de l’environnement et de l’humain. Créé en 1985, le Pavillon Bleu est un programme de la Foundation for Environnemental Education (FEE) et constitue un repère pour les visiteurs en France et dans plus de 50 pays dans le monde. Porté par l’association Teragir, le label récompense l’engagement continu de la commune en faveur du développement durable, et ce grâce à des projets et des actions multiples qui ne cessent de s’amplifier : les démarches en matière d’économies d’eau, de qualité des eaux, de sobriété énergétique, de gestion des déchets, de mobilités douces, d’accessibilité ou encore de préservation de la biodiversité. Les actions éducatives organisées avec les acteurs de la vie scolaire, les associations environnementales, ou encore avec le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE Loire Océane) sont également prises en compte. Dans ce cadre, plusieurs sorties nature seront cet été organisées cet été : La vie à marée basse À marée basse, les visiteurs seront invités à aller de flaques en flaques au creux des rochers à la découverte d’une vie surprenante. Crabes, crevettes et étoiles de mer livreront leurs secrets. En juillet : Vendredi 5, 10h • Mercredi 10, 14h • Jeudi 25, 14h En août : Vendredi 2, 14h • Lundi 19 août, 10h En septembre : Mercredi 4, 10h30 En octobre : Mardi 22, 14h30 Durée : 2h - Gratuit - Inscriptions sur le site du CPIE ou au 02 40 45 35 96. Ces sorties sont conduites par le CPIE Loire Océane. Elles reçoivent le financement de la Ville du Pouliguen et de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne. Le Pouliguen : sorties nature et Pavillon Bleu tumeur qui se développait en moi. » L’auteur dénonce aussi avec force « l’indigence de la médecine de province » : « C’est un coup de gueule. Nous sommes dans un désert médical et si vous voulez prendre rendez-vous auprès d’un spécialiste, quand on est à La Baule, il faut trois à quatre mois. Si j’ai décidé de me faire soigner à Paris, c’est parce que j’ai bénéficié d’une infrastructure fabuleuse, car on est pris en charge par des experts qui prennent vraiment en compte votre maladie. » En effet, il ressentait des douleurs au début : « Mais un médecin de La Baule me disait que ce n’était pas très grave. Les médecins sont submergés et il faut absolument exiger de son médecin qu’il s’occupe vraiment de vous. Quand on connaît son corps, quand les choses ne fonctionnent plus normalement, il faut insister. » Aujourd’hui, Alain Jambrin de Keralun est guéri et il reconnaît concevoir l’existence autrement : « Il faut donner du sens à sa vie, avec un besoin de vivre des choses authentiques, avec de vraies personnes, sans être dans le trompe-l’œil de l’amitié. La maladie a le pouvoir de nous rappeler l’essentiel : le temps qui passe, le reste à vivre. Donc il faut consacrer sa vie à des choses importantes. » Maintenant, souligne-t-il, « je veux de vraies relations ».
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