La Baule+

la baule+ 16 | Août 2025 Humeur ► Le billet de Dominique Labarrière Rendez-nous Père Ubu ! Dans un moment où, nous dit-on, le pouvoir serait légèrement vacillant et où l’on voit tant de postulants frétiller dans la perspective de l’échéance, que d’aucuns, d’ailleurs, espèrent plus proche que ne le prévoit la Constitution, il pourrait sembler à nombre d’entre nous que le Père Ubu serait bien plus que tous ceux-là l’homme de la situation. Du moins, si l’on souhaite assurer une certaine continuité dans l’absurde. Puisque l’absurde paraît être la norme qui nous gouverne. Juste un exemple. Après le contrôle technique de l’automobile - justifié, admettons-le - voici que se profile le contrôle technique du conducteur. Surtout celui dont l’âge s’avance. J’en suis. À mon corps défendant, certes, mais j’en suis. Contrôle technique du conducteur, disais-je, afin de vérifier s’il est bien sérieux de laisser tel - ou telle - individu continuer à jouer du volant. Qu’un contrôle des aptitudes requises pour la conduite automobile soit institué paraît être une préconisation de bon sens. Après tout, il est vrai qu’on n’est jamais réellement capable soi-même de s’examiner, de se jauger, de s’évaluer sous la lumière crue d’une lucidité sans concession dont on se doute bien que, au bout du bout, le verdict qui en émergera sera tout sauf flatteur. En effet, on a toujours tendance à se voir moins gras du bide qu’on est en vérité, moins déplumé du chef, moins ridé des joues, moins flasque du menton, etc. J’arrête là. Je m’en voudrais de poursuivre plus avant cet exercice d’auto-flagellation. Mon miroir de la salle de bain le fait très bien - et avec quelle constance ! - chaque jour. Il le fait de lui-même, de sa propre initiative, alors que je ne lui demande rien. Nul besoin. Il me nargue, c’est son truc. Absurdité et règne du Père Ubu, évoquais-je plus haut. Absolument, parce que dans le même moment où l’on s’avise de chercher à réduire les risques d’accidents en éliminant du circuit les vétérans chenus supposés moins alertes, moins aptes à se couler dans la circulation, on s’ingénie à la rendre de plus en plus complexe, de plus en plus périlleuse, de plus en plus «piégeuse », cette maudite circulation. Cohabitation oblige, n’est-ce pas ? Cohabitation avec le piéton qui respecte le travail d’autrui au point de s’ingénier à traverser en dehors des passages qui lui sont réservés afin, sans doute, de ne pas en altérer la peinture; cohabitation de plus fraîche saison avec le kamikaze à roulettes, l’acrobate-cascadeur à trottinette. Pas celle de notre enfance qu’on faisait avancer à la force du mollet, non, l’électrique celle qui, dans le meilleur des cas, ne roule guère qu’à deux ou trois fois la vitesse autorisée. Il y a mieux encore. La frénésie de la piste cyclable. Ou plus exactement de ce que les services de Père Ubu s’astreignent à appeler piste cyclable. Parfois, l’affaire est véritablement bien conduite, bien pensée et le résultat remarquable, ne le contestons pas. Mais souvent, très souvent, de piste cyclable, la chose n’en a que le nom. On vous appose au sol deux ou trois jolis dessins appelés pictogrammes, et le tour est joué. Les bulletins de la vie locale, départementale pourront sortir de ronflants autosatisfecit encensant de si fortes réalisations, avec, cela va sans dire, en bonne place la photo de ce très artistique visuel. Autant d’embûches, auxquelles il convient d’ajouter le vrai faux sens interdit, privilège d’exception pour le vélo. Plus absurde, tu meurs ! Bref, à l’automobiliste de faire avec, de s’accommoder, de « cohabiter », de se couler, en même temps que dans le trafic, dans les délices du « vivre ensemble » estampillé « Bitume et Partage ». Lui l’automobiliste qui, quoi qu’il arrive, sera le seul responsable. C’est écrit dans le marbre ou à peu près. L’automobiliste, c’est le fort. Le cycliste, le trottinettiste ou le piéton, le faible. Morale - ou plutôt démagogie - des temps: le fort ne peut et ne doit avoir raison contre le faible, le majoritaire contre le minoritaire. En aucun cas. Sur la chaussée donc, mais pas que… Contactez-nous pour votre publicité dans La Baule+ : la baule+ L’efficacité de la lecture papier n’est plus à démontrer en matière de publicité. 1/ Meilleure compréhension et mémorisation 2/ C’est la publicité préférée par la majorité de consommateurs. 3/ Plus d’attention et moins de distractions 4/ Une lecture plus lente 5/ Stimule les émotions et le désir De plus, la publicité perçue par les lecteurs de la presse surclasse les sites Internet et la télévision, notamment grâce à la cohérence des contenus avec les annonces ou encore la qualité des produits et services proposés. 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