La Baule+

la baule+ Août 2025 | 9 vendu tout cela comme produits financiers aux caisses de retraite européennes, mais aussi américaines, ainsi que dans le reste du monde. Le premier domino est tombé à Los Angeles et la grande explosion finale s’est déroulée le 29 septembre 2008, jour de la fête de Saint-Michel, Saint Gabriel et Saint-Raphaël. Cela ne s’invente pas... La Société Générale a tenté de se défausser en mettant 7 milliards de pertes sur le dos de Jérôme Kerviel En France, en octobre 2008, il y a eu une réunion à cinq heures du matin à l’Élysée et les banques étaient prêtes à siphonner toute l’épargne des Français. Nicolas Sarkozy s’y est opposé et, face à cela, il n’a pas eu d’autre choix que de prendre l’argent public pour combler les déficits des banques… Il n’avait pas le choix. Les Américains lui ont mis le revolver sur la tempe. Ensuite, la Caisse d’Épargne et la Banque Populaire ont volé dans les airs. C’est la raison pour laquelle elles ont dû fusionner. Quand deux banques fusionnent, cela veut dire que l’une d’entre elles est en faillite, sinon les deux. En France, je rappelle que la Société Générale a tenté de se défausser en mettant 7 milliards de pertes sur le dos de Jérôme Kerviel. Il fallait oser ! Celui qui a vraiment enfoncé le clou dans le cercueil des Français, c’est François Hollande L’argent public a sauvé les banques en 2008. Or, personne ne pensait à l’époque que l’addition serait très salée pour les prochaines décennies… On peut donner toutes sortes de mesures, tout le monde voit cette dégradation dans notre vie quotidienne. C’est une vraie catastrophe. Regardez la saleté monumentale de la Ville de Paris aujourd’hui, c’est tout cet endettement auprès des banques. Donc, imaginez ce que cela peut donner au niveau d’un État. Chaque année, les Français sont pressés comme des citrons. Mais celui qui a vraiment enfoncé le clou dans le cercueil des Français, c’est François Hollande. Je consacre un chapitre à Alain Minc qui expliquait en 2008 que tout allait bien. Tous les gens qui ont écouté les conseils d’Alain Minc l’ont payé très cher. La décision de confiner le monde a été prise à Davos Pourquoi n’évoquez-vous pas aussi les conséquences de la crise sanitaire ? C’est une question pertinente. La décision de confiner le monde a été prise à Davos. C’était une idée vendue par Bill Gates - il faut toujours rappeler qu’il a donné 4 millions au journal Le Monde - et cet arrêt brutal de l’économie a permis aux banques de se refaire une santé en remontant les taux d’intérêt. N’oubliez pas qu’avant la crise sanitaire, les taux étaient proches de zéro. Cela a entraîné de nouvelles faillites d’entreprises. Vous êtes témoin, j’ai toujours dit que l’utilisation abusive de la planche à billets entraîne toujours une guerre. Aujourd’hui, les tensions internationales sont phénoménales. En 2008, je conseillais déjà d’acheter de l’or. À force d’imprimer de la fausse monnaie et à force de bidonner les bilans, on ne fait que retarder l’échéance. Mais à un moment donné, cela explose. Le PDG de la J.P. Morgan a déclaré récemment que toutes les banques américaines étaient en faillite et qu’il était vital de changer les règles de comptabilité afin qu’elles ne soient plus en faillite. Imaginez un chef d’entreprise en France, il ne peut évidemment pas modifier sa règle comptable pour ne plus être en faillite légalement. Voilà dans quel système nous sommes. Propos recueillis par Yannick Urrien.

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