La Baule+

la baule+ Janvier 2025 | 5 Oui. D’abord, parce que c’est un grand homme et, ensuite, parce qu’il y a trois notions importantes dans la liberté. D’abord, le pouvoir, c’est-àdire faire ce que vous voulez. Par exemple, élever vos enfants dans une école chrétienne. Il faut ensuite le vouloir, c’est-à-dire comprendre pourquoi c’est une bonne chose pour vos enfants. Enfin, vous devez le faire si l’école publique est devenue d’une qualité absolument effroyable. La liberté, ce n’est pas simplement faire ce que l’on veut. C’est d’abord faire ce que l’on peut, ce que l’on veut et ce que l’on doit faire. Enfin, il ne faut pas oublier la notion essentielle, le travail, puisque c’est ce qui nous permet d’épargner… Richelieu avait dit que l’homme est un mulet qui se gâte au repos, donc qui s’abîme, et la liberté ne s’acquiert pas en vivant aux dépens des autres. Aujourd’hui, on a la liberté des esclaves qui se croient autorisés à se moquer de leurs maîtres quand les maîtres ne sont pas là. C’est une liberté de lâche. Ce n’est pas une liberté d’homme droit qui se tient debout. Enfin, vous insistez sur le rôle des femmes dans la plupart des pays du monde, puisque ce sont elles qui s’occupent de l’épargne familiale… Parce que ce sont elles qui ont les enfants et elles portent en elles le désir du long terme. Pendant des siècles, l’épargne de base, c’était d’avoir des enfants. Donc, s’occuper des enfants et s’occuper de l’épargne, c’était penser à l’hiver qui arrivait et que les enfants puissent passer l’hiver. Ce désir d’épargne est très ancré chez les femmes. Quid de l’immobilier ? C’est une forme d’épargne et cela correspond sans doute au besoin le plus humain, celui d’abriter sa famille, c’est-à-dire la mettre dans un abri pour passer l’hiver. La première des choses que doit faire un père de famille, c’est de prendre une assurance décès - pas une assurance vie - au cas où il lui arriverait un malheur, de façon à ce que sa femme et ses enfants puissent se retourner. La deuxième étape, c’est essayer d’épargner pour loger sa famille. Une fois que vous êtes logé, vous pouvez commencer à épargner. Aujourd’hui, beaucoup de gens se sont enrichis dans l’immobilier en France, mais il y a le même nombre de mètres carrés qu’il y a dix ans. On ne s’est pas enrichi. Le prix du mètre carré a monté, mais la nation ne s’est pas enrichie. Il y a eu un transfert de richesse entre ceux qui avaient de l’immobilier et ceux qui n’en avaient pas. C’est ce que l’on appelait autrefois en droit un enrichissement sans cause. C’est votre point mitterrandien… Mitterrand avait été élevé par les bons pères... Donc, il disait des choses comme cela, mais il agissait comme un brigand. Je crois que moins vous êtes libre, plus vous êtes malheureux. L’épargne, c’est une assurance liberté. Propos recueillis par Yannick Urrien. En avril dernier, lors d’un Conseil Municipal, le maire de Pornichet, Jean-Claude Pelleteur, avait annoncé une décision importante : équiper les agents de la police municipale d’armes à feu. Cette mesure vise à « protéger les hommes et les femmes qui veillent chaque jour à la sécurité des Pornichétins face à une délinquance de plus en plus violente». C’est désormais une réalité. La municipalité a procédé à une évaluation psychologique des agents avant de leur permettre d’accéder à une formation spécifique. Sept policiers municipaux ont suivi un programme de 45 heures, combinant théorie et pratique, pour valider leur capacité à porter une arme de manière responsable. Ce processus ne s’arrête pas là, puisque des formations continues sont prévues tout au long de leur carrière. Pour la plupart de ces agents, le port d’arme n’est pas une nouveauté. Beaucoup d’entre eux ont déjà acquis une expérience préalable au sein de la police nationale ou de la gendarmerie. Les policiers municipaux de Pornichet s’équipent d’armes à feu

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