La Baule+

la baule+ Juillet 2024 | 25 pays qui souhaitent avoir une influence dans leur région et il n’y a pas de projet économique au sens large. Même si les BRICS constituent à peu près la moitié de la population mondiale, on s’aperçoit que cette organisation est tirée par la Chine, qui a la puissance économique, alors que derrière il n’y a pas de projet économique de développement. Donc, c’est plutôt une organisation technique. Demain, ce sera sans doute un flux russo-chinois qui va gouverner En Europe, nous sommes en copropriété avec les Espagnols ou les Italiens, par exemple, parce que nous sommes culturellement proches. À l’inverse, les Russes et les Chinois, qui ne s’aiment pas, nepeuvent pas avoir de projet commun. Est-ce finalement un projet de circonstance technique? Les Russes ne sont-ils pas avec les Chinois tout simplement parce que l’Occident ne veut pas d’eux ? C’est vrai, mais la Russie n’a pas tout fait pour se faire aimer. J’espère que la répudiation est temporaire. Il faut comprendre que la Russie a un pied en Asie et un pied en Europe. Elle a une position très importante et elle peut faire des choses fantastiques. Maintenant, il faut choisir ses alliés. À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, le flux atlantique était prédominant. Aujourd’hui, c’est un flux pacifique. Demain, ce sera sans doute un flux russo-chinois qui va gouverner les échanges. Il ne faut pas s’exonérer d’une profonde réflexion sur la nouvelle organisation du monde car, le problème est là, il y a des pays qui rejettent l’ancien système monétaire. Est-ce que le fait de s’habiller à l’occidentale fait que l’on porte les valeurs occidentales ? En France, on a souvent une vision erronée de la vie à l’étranger, comme si les autres étaient encore mal soignés, mal nourris et n’étaient pas aussi heureux que nous… C’est vrai, il y a une certaine vision occidentale qui persiste, notamment à l’égard de l’Asie du Sud-Est, où il y a réellement une montée de la classe moyenne. Derrière, il faut une politique avec des projets pour permettre aux populations de se développer. Quand on voit certains pays où l’on retrouve un certain mode de vie à l’occidentale, on constate que ce n’est pas si mal, alors que dans d’autres régions du monde, il y a encore des pays en défaillance qui sont les laissés-pour-compte de la mondialisation. Le monde change. Maintenant, vers quelles valeurs allons-nous? Est-ce que le fait de s’habiller à l’occidentale fait que l’on porte les valeurs occidentales ? Aujourd’hui, la laïcité est typiquement française puisque, même dans le monde anglo-saxon, c’est un concept difficile à gérer. Ce multiculturalisme doit-il se transformer en une nouvelle culture? Ou doit-il se prolonger en prenant acte des différences de chacun ? Ce qui compte, c’est le vivre ensemble. Je suis avec des personnes qui sont différentes de moi et nous vivons ensemble. Il ne faut pas oublier que je vis en France, avec certaines valeurs, certaines règles à respecter, et je dois m’adapter. Donc, le multiculturalisme ne doit pas aller vers les extrêmes. On doit accepter la différence, mais on doit aussi respecter les lois du pays d’accueil. Enfin, revenons à ce qui préoccupe beaucoup de nos concitoyens : la crise de l’endettement. Comment s’en sortir ? Il faut bien saisir que la dette est perpétuelle. Cela veut dire que l’on ne remboursera jamais le capital, mais que l’on payera toujours les intérêts. On nous dit qu’il y a 3 100 milliards de dettes, mais tant que l’on payera les intérêts, on nous prêtera de l’argent. Le meilleur client pour une banque, c’est celui qui s’endette régulièrement et qui rembourse ses dettes. L’État émet des obligations de façon perpétuelle, il paye les intérêts, donc il n’y a pas de problème. La question qui se pose, puisque tous les pays font la même chose, est de savoir si nous allons vers un monde de dettes insolvables. Tout le monde se tient par la barbichette, tout le monde se bat sur la confiance, en espérant que la confiance ne sera pas détruite. Dans l’histoire, on a vu que cela pouvait conduire à la guerre… Oui. Ou une forte inflation. Il y a deux façons d’annuler la dette : l’inflation ou la guerre. Il faut souhaiter que la guerre ne soit pas notre proche avenir. Donc, il faut être plus rationnel, éviter d’avoir trop de dettes, car on laisse un fardeau à nos générations futures. Elles pourraient très bien dire qu’elles ne sont responsables en rien de ces dettes et donc ne plus vouloir les payer. Propos recueillis par Yannick Urrien. GUÉRANDE : au coeur des marais-salants à Saillé PORNICHET : Place du marché 02 40 15 00 30 En Bretagne, Tribord c’est à droite, babord c’est à gauche, et ras bord c’est à l’apéro ! Magasins de produits régionaux sur la presqu’île de Guérande depuis 1992 L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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