La Baule+

la baule+ Juillet 2024 | 27 enfants et les petits-enfants. C’est un vrai paradis, entre la plage, le terrain de jeux du petit bois, la promenade avec les différents manèges et les confiseurs. J’ai passé beaucoup de temps au Pouliguen, pour m’imprégner de la ville. Une journaliste, à la télévision belge, a dit que ce sont des situations qui déclenchent des émotions. Comment avez-vous sélectionné les faits marquants de ces quarante années ? Je suis partie de l’arbre généalogique. J’ai fait des listes, avec les événements marquants par décennie, j’ai essayé de retrouver les chansons symboliques de ces années ou qui ont été importantes pour moi. C’était une base de travail. Ensuite, ce roman est constitué de courts chapitres. Je voulais que cela reste naturel, pas du tout artificiel, avec des marqueurs de l’époque. On aurait pu appeler ce livre « Une famille française » parce que c’est l’histoire d’une famille française de 1980 à 2022. Je ne voulais pas de monstres dans cette famille Il y a des états d’âme, on se dispute, on se réconcilie, il y a des pièces rapportées, il y a différentes situations de vie liée à l’évolution de la société. Est-ce qu’il y a des sujets que vous souhaitiez absolument aborder et, à l’inverse, des sujets que vous avez voulu éviter ? Je voulais que chaque personnage ait une certaine complexité, que l’on puisse les aimer, au moins les apprécier, et que leurs défauts ne soient pas de grosses imperfections. Je ne voulais pas de monstres dans cette famille. Par exemple, je me suis interdit un sujet comme l’inceste. Comme je voulais faire une ronde de personnages, ce sont des humains. Le livre s’appelle « Dans la maison d’été » et vous expliquez au début l’origine de ce titre. Pouvez-vous nous en parler ? Mon manuscrit s’appelait « La maison d’été », car très rapidement les personnages évoquaient en permanence la maison d’été. C’est une formulation que l’on utilise souvent dans les pays scandinaves. Cette formulation vient de René Guy Cadou, qui était l’oncle par alliance de ma mère et le mari de la poétesse Hélène Cadou, qui était la sœur de mon grandpère. Donc, depuis toute petite, je sais qu’il y a eu un grand poète, René Guy Cadou, mais aussi Hélène Cadou, qui est une poétesse magnifique. Son seul roman s’appelait « La maison d’été» et il a été publié à titre posthume, trois ans après sa mort. Sur le plan déontologique, je me suis dit que je n’avais pas le droit d’utiliser ce titre, cela aurait été très mal perçu. Donc, j’ai trouvé cette formulation.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2