la baule+ Juillet 2024 | 7 vement, l’intelligence artificielle nous aide à comptabiliser le nombre de mots qu’il y a dans les textes législatifs en vigueur. Ce sont des textes uniquement étatiques, parce que vous savez très bien que dans le domaine économique, il y a énormément d’autorités de régulation qui ont des pouvoirs réglementaires qui s’ajoutent aux normes étatiques et qui ne sont pas comptabilisés. On a aucun moyen de savoir leur volume ou leur entrisme dans les différents éléments de la vie économique. Maintenant, on peut compter le nombre de mots : cela représente 2583 heures de lecture, sans compter le nombre d’heures pour essayer de comprendre ce que l’on a lu ! L’intelligence artificielle peut devenir aussi un danger. Malheureusement, si l’on n’a pas une véritable politique de maîtrise et de réduction du nombre de normes applicables en France, grâce à l’intelligence artificielle, on peut se retrouver avec 50 millions de normes. L’interprétation complotiste consisterait à dire qu’il est de l’intérêt des hauts fonctionnaires de continuer à produire des normes : afin qu’il puissent ainsi se reproduire… Je laisse à chacun cette interprétation. Si je n’avais pas pu retrouver autant de prises de parole, dans les discours officiels, de politiques de tous bords, y compris François Hollande avec son «choc de simplification», j’aurais probablement eu moi-même un procès en sorcellerie. Fort heureusement, le mal français est avoué et il faut en chercher les causes et les remèdes. C’est vrai, la bureaucratie à la française a une part de responsabilité. Tout haut fonctionnaire, tout technocrate qui a du pouvoir, est porté à en abuser. Il suffit d’appliquer ce que disait Montesquieu. Donc, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir… Ce sont les technocrates qui inventent des lois qui vont euxmêmes faire les études d’impact Saint-Louis avait du pouvoir, il n’a pas tenté d’en abuser, il a plutôt fait l’inverse… Il a fait l’inverse,mais en tout cas, aujourd’hui, le technocratisme ne trouve pas de limites pour arrêter son pouvoir. On sait que d’autres pays de l’Union européenne ont fait des efforts. D’ailleurs, les normes européennes ne sont pas la seule cause de cette inflation normative, car les autres pays n’ont pas le même vécu. L’Allemagne, la Grande-Bretagne ou la Belgique ont une parade. Leurs technocrates font aussi des projets de lois ou de décrets, mais ils ont à côté des institutions indépendantes du pouvoir, qui font de réelles études d’impact. En France, ce n’est pas le cas et ce sont les technocrates qui inventent des lois qui vont eux-mêmes faire les études d’impact, en faisant le calcul des coûts des futures normes: évidemment, ils ne sont absolument pas compétents pour calculer cela, tout cela est fait à la louche… On va imposer de nouvelles règles aux entreprises, peut-être qu’il y aura un petit impact. Tout cela est très bidonné. Finalement, on décide à vue. Il faudrait aussi peut-être donner au Parlement des moyens de contrôler les études d’impact du gouvernement. Aujourd’hui, il n’en a pas les moyens. (Suite page 8) Fabienne: 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com Rozenn: 06 13 55 11 55 rozenn@labauleplus.com Contactez-nous pour votre publicité : la baule+
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